La situation chez Electronic Arts (EA) se complique avec la nouvelle que la société est en cours d’acquisition par le Fonds d’Investissement Public d’Arabie Saoudite, en attendant l’approbation des organismes internationaux. Cette possible acquisition a conduit EA à intégrer de manière intensive l’intelligence artificielle dans ses opérations, une décision qui, selon des sources au sein de l’entreprise, génère des défis significatifs au quotidien.
Les employés d’EA disent non à l’IA
Les employés d’EA ont exprimé leur frustration en essayant d’adapter les outils d’intelligence artificielle à leurs tâches. Des rapports anonymes suggèrent que l’automatisation des processus, comme la création de code et d’art conceptuel, a conduit à des résultats défectueux, obligeant les travailleurs à corriger les erreurs manuellement. Cette inefficacité entraîne des retards dans les délais de livraison et un environnement de travail tendu.
De plus, les craintes concernant une éventuelle réduction des postes de travail se sont intensifiées. Les designers et les artistes craignent qu’en utilisant l’IA pour reproduire leur travail, leur nécessité à l’avenir soit compromise. Un ancien employé de Respawn a affirmé que certaines des récentes réductions de personnel pourraient être attribuées à l’automatisation croissante des tâches qui étaient auparavant réalisées par des humains.
EA a mis en place des cours obligatoires sur l’utilisation de l’IA, incitant ses employés à considérer ces outils comme des « partenaires » dans leur travail quotidien, ce qui reflète une dépendance croissante à la technologie. Selon la Game Developers Conference, 52 % des développeurs de jeux vidéo utilisent déjà des outils d’IA générative.
Cependant, l’entreprise a également admis dans son rapport annuel que l’utilisation de l’IA peut entraîner des risques sociaux et éthiques. EA avertit qu’elle doit être gérée avec précaution pour éviter d’éventuels dommages à la réputation et une perte de confiance de la part des consommateurs. Dans le contexte actuel, la fusion de la créativité humaine et de l’automatisation devient plus critique que jamais.