L’industrie du jeu vidéo se trouve à un moment critique, en particulier dans le secteur des projets Triple A, où de nombreuses entreprises effectuent des ajustements significatifs. Dans ce contexte, Ubisoft a connu une semaine difficile, marquée par la réduction de personnel dans plusieurs de ses studios, y compris Massive Entertainment et Ubisoft Abu Dhabi. Abu Dhabi est la grande affectée Ubisoft Abu Dhabi, qui a été fondé en 2011 comme un “hub régional” pour le développement et l’adaptation de jeux vidéo, comptait plus de 60 employés. Cependant, les réductions de personnel ont commencé en décembre 2025 et se […]
L’industrie du jeu vidéo traverse un moment critique, notamment dans le secteur des projets Triple A, où de nombreuses entreprises effectuent des ajustements significatifs. Dans ce contexte, Ubisoft a connu une semaine difficile, marquée par la réduction de personnel dans plusieurs de ses studios, y compris Massive Entertainment et Ubisoft Abu Dhabi.
Abou Dabi est la grande affectée
Ubisoft Abu Dhabi, qui a été fondé en 2011 comme un « hub régional » pour le développement et l’adaptation de jeux vidéo, comptait plus de 60 employés. Cependant, les réductions d’effectifs ont commencé en décembre 2025 et se sont intensifiées en janvier 2026, bien que la société n’ait pas encore publié de communiqué officiel à ce sujet. Plusieurs anciens employés ont confirmé les licenciements via des publications sur LinkedIn.
Ce mouvement de réductions s’ajoute à la récente annonce de la fermeture du studio à Halifax, au Canada, et à des ajustements dans d’autres sites comme Massive Entertainment et Ubisoft Stockholm. Ces décisions font partie d’une stratégie plus large de restructuration au sein de l’entreprise française, une mesure qui a suscité des inquiétudes dans la communauté des joueurs et au sein de l’industrie. Cependant, Ubisoft continue de maintenir de bonnes relations avec l’Arabie Saoudite, qui a investi dans l’entreprise par le biais du Public Investment Fund (PIF).
Malgré ces temps tumultueux, il y a un rayon d’espoir. Le récent lancement de Star Wars: Outlaws sur Game Pass pourrait offrir à Ubisoft une voie pour améliorer sa situation. Cette disponibilité adéquate du jeu sur la populaire plateforme d’abonnement pourrait non seulement faciliter la rétention des utilisateurs, mais aussi offrir une grande opportunité de mettre en avant l’un des mondes ouverts les plus attrayants que la société a créés, marquant un tournant dans la franchise Star Wars.
Un autre viendra qui me fera du bien. Ce dicton populaire, peu utilisé selon le Centre Virtuel Cervantes, s’applique très bien à Shawn Layden. Très peu apprécié pendant son mandat à la tête de Sony, il connaît une sorte d’arc de rédemption. Sans le poids de devoir diriger une multinationale, il semble que ses opinions soient très différentes de celles qu’il avait lorsqu’il était à la barre. Ou du moins, beaucoup plus sensées que celles de ceux qui sont maintenant à la tête de ce même navire. Car une fois de plus, l’ancien dirigeant et leader de la marque japonaise a décidé […]
L’expression « un autre viendra qui me fera paraître bon » convient bien à Shawn Layden. Peu apprécié durant son mandat chez Sony, il connaît aujourd’hui une forme de réhabilitation. Délivré des responsabilités d’une multinationale, il semble exprimer des opinions bien plus réfléchies qu’à l’époque, ou en tout cas plus sensées que celles de ses successeurs actuels. En effet, l’ancien dirigeant emblématique de la marque japonaise vient de faire à nouveau des déclarations inattendues pour un ancien cadre.
Après 30 ans de carrière chez Sony, Layden connaît parfaitement les rouages de l’entreprise. Cela lui a valu d’être aujourd’hui conseiller auprès de plusieurs grands groupes, dont Tencent, le géant chinois, où il recommande une approche à contre-courant de celle de l’industrie actuelle : réduire l’ampleur des projets, des équipes, et ainsi diminuer les budgets.
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Pour Layden, il est nécessaire de revenir à des jeux à budget modeste. La logique de croissance perpétuelle ne fonctionne pas. Selon lui, « lorsqu’un jeu coûte 5 millions de dollars à produire, il peut être vendu 59,99 dollars ; mais lorsqu’il en coûte 125 millions, le vendre 59,99 dollars ne tient pas. Les chiffres ne sont pas viables ». En clair, les coûts actuels des jeux vidéo sont ingérables, d’autant plus que « les joueurs refusent de payer plus de 60 dollars pour un jeu ».
Nous avons vu cette dynamique évoluer ces dernières années : les budgets en hausse à chaque nouvelle génération ont conduit à une augmentation du prix de vente des jeux. Passant de 60 à 70 euros, ils semblent se diriger vers les 80 euros. Mais cela a un impact : à ce prix, les ventes sont moins importantes dès la sortie, les joueurs préférant attendre les remises pour acheter.
Selon Layden, l’industrie se heurte à un mur. Lorsqu’un jeu triple-A nécessite 150 millions de dollars, il devient impératif de produire une suite. Les calculs financiers imposent cette décision, car le prix de vente d’un jeu ne correspond plus à son coût de production. De fait, si un jeu fonctionne, les dirigeants préfèrent miser sur ce qui est éprouvé plutôt que de prendre des risques avec quelque chose de nouveau.
C’est pour cette raison qu’il existe tant de jeux similaires, de DLC, de microtransactions et de passes de combat : des moyens de rentabiliser en minimisant les risques dans une économie devenue bancale. Que propose donc Layden ? En un mot : « revenir à des projets plus modestes ». Créer des jeux aux budgets réduits et plus faciles à produire.
« Il est temps de repenser radicalement le modèle économique, de revoir ce qu’est un jeu vidéo », affirme-t-il. Des budgets colossaux, des jeux de plus de 50 heures, des graphismes hyperréalistes sont insoutenables pour une industrie qui peine à s’auto-suffire. Cela nécessite de repenser la production, mais aussi notre perception des jeux vidéo et ce qu’ils devraient représenter.
La proposition de Layden est-elle réalisable ? Seul l’avenir le dira. Mais lorsque l’ex-président de Sony déclare que le modèle actuel est voué à l’échec, il ne s’agit peut-être pas de simples discours alarmistes. Il est peut-être temps de repenser l’industrie du jeu vidéo et de redéfinir ce que devrait être un jeu vidéo.