À l’heure où nous écrivons ces lignes, la franchise de requins géants The Meg a déjà engrangé plus de 927 millions de dollars au box-office mondial avec seulement deux films, chiffres de Box Office Mojo à l’appui. plus de 927 millions. La série regarde maintenant vers le milliard, alors qu’elle n’a jamais vraiment eu les faveurs de la critique.
Et pourtant, ce drôle de spectacle hybride, souvent vendu comme un « Jurassic Park croisé avec Les Dents de la mer », continue d’embarquer le grand public.
Le premier film, sorti en 2018, reste encore aujourd’hui le plus gros carton de la saga avec 530,2 millions de dollars de recettes mondiales, toujours selon Box Office Mojo. Dans ce total, 145,4 millions venaient des États-Unis et du Canada, contre 384,8 millions à l’international. Rien que le marché chinois avait rapporté 153 millions, toujours d’après Box Office Mojo. On voyait donc très tôt d’où venait une grande partie de la force commerciale de la franchise : du public situé hors d’Amérique du Nord.
Meg 2: The Trench, sorti en 2023, a lui aussi réalisé un score solide, avec 397,7 millions de dollars récoltés dans le monde, selon Box Office Mojo.
Dans le détail, Meg 2: The Trench a pris 82,6 millions en Amérique du Nord et 315,2 millions à l’international. Son lancement mondial avait tourné autour de 142 millions sur son tout premier week-end, toujours selon Box Office Mojo. autour de 142 millions. Cinq ans après le premier film, le concept n’avait donc clairement pas perdu tout son pouvoir d’attraction.
The Meg montre très bien à quel point les marchés internationaux, et la Chine en particulier, pèsent désormais dans le destin des blockbusters modernes. Les deux films ont d’ailleurs été conçus comme des coproductions américano-chinoises. Le premier s’appuyait notamment sur Li Bingbing, tandis que Meg 2: The Trench misait sur Wu Jing, star immense en Chine.
Ce statut a aussi donné à Meg 2: The Trench des avantages très concrets sur place, aussi bien pour la distribution que pour le marketing, avec un traitement proche de celui réservé à une production locale. En clair, même si Jason Statham reste la figure mondiale de la franchise, sa réussite repose en grande partie sur une stratégie pensée bien au-delà du seul box-office américain.
Pour l’instant, The Meg 3 n’a toujours pas été officialisé. En mars 2026, le réalisateur Ben Wheatley disait encore ne pas vraiment savoir où en était le projet.
La situation est assez rare pour une série qui a déjà rapporté autant. Surtout quand on regarde l’accueil critique, qui reste modeste : 47 % sur Rotten Tomatoes pour le premier film, 28 % pour le second, selon Rotten Tomatoes. Les deux longs-métrages sont souvent présentés comme des popcorn movies efficaces, mais très calibrés. Mieux vaut donc rester prudent. Si ça bouge, on vous tiendra au courant.
Reste une évidence, et elle se lit dans les chiffres du box-office : on a affaire à une marque qui sait encore faire venir les foules avec une promesse simple, spectaculaire, facile à vendre partout. Sauf revirement, on imagine mal un studio laisser trop longtemps de côté une franchise aussi proche du milliard.