The Glory, série sud-coréenne écrite par Kim Eun-sook et disponible sur Netflix, s’est aujourd’hui imposée comme l’un des thrillers les plus sombres de la plateforme. La série suit Moon Dong-eun, ancienne victime de harcèlement scolaire, qui a consacré sa vie à préparer sa revanche contre ceux qui l’ont brisée.
Le point de départ est d’une brutalité rare, et Netflix précise qu’il s’inspire de faits réels. Mais la vraie force de The Glory se joue ailleurs: la série refuse le fantasme d’une vengeance facile.
En 16 épisodes, toujours selon Netflix, Moon ne cherche jamais un soulagement immédiat. Elle met en place une stratégie méticuleuse pour s’insinuer dans le quotidien de ses bourreaux. Familles, écoles, couples, cercles sociaux, tout y passe, et chaque rencontre, chaque silence, chaque révélation alimente un plan plus vaste.
Beaucoup de thrillers misent sur l’accumulation de retournements. The Glory prend le chemin inverse et installe une tension lente, durable, presque suffocante. La série n’a d’ailleurs aucun besoin de surnaturel pour faire peur.
Son horreur vient de quelque chose de bien plus concret: la brutalité humaine, l’humiliation, les rapports de pouvoir, et ces blessures qui ne disparaissent jamais tout à fait. Le malaise ne naît pas d’un jump scare. Il s’installe dans l’anticipation, au moment où le spectateur comprend peu à peu que chaque geste de Moon rapproche ses cibles d’un piège dont elles ne distinguent pas encore les contours.
L’une des idées les plus fortes de la série tient aussi à son usage du go, ou baduk, comme métaphore visuelle et narrative. Dans ce jeu, il n’est pas forcément question d’attaquer de front, mais d’encercler, d’étouffer, de contrôler l’espace. Moon reprend exactement cette logique: elle isole peu à peu ses ennemis, leur coupe leurs appuis, puis referme le piège.
Cette élégance glaciale accentue encore la puissance psychologique du récit. Il faut toutefois garder une chose en tête: The Glory ne glorifie jamais la vengeance. La série rappelle au contraire qu’une revanche, même quand elle paraît émotionnellement justifiée, entraîne un coût moral et psychologique immense, et que Moon s’enferme elle aussi dans une forme de destruction, selon le vieil adage des « deux tombes ».
Mindhunter reste enfin l’autre grande référence du thriller psychologique sur Netflix. La série compte 19 épisodes répartis sur deux saisons, selon Netflix, et suit, à la fin des années 1970 puis au début des années 1980, des agents du FBI qui posent les bases du profilage criminel en interrogeant des tueurs en série.
Pour l’instant, son avenir reste flou: aucune saison 3 de Mindhunter n’a été confirmée officiellement par Netflix. Des rumeurs de retour ont bien circulé, y compris sous la forme de trois films de deux heures, mais aucune suite officielle n’a encore été annoncée. On vous tiendra au courant.