Google Photos pourrait bientôt réduire sa corbeille à 30 jours : le délai de récupération divisé par deux

Google Photos pourrait bientôt ramener à 30 jours la durée de conservation des photos et vidéos supprimées dans la corbeille. C’est ce que laisse entrevoir un changement repéré dans une version récente de l’application. Si cela se confirme, les éléments déjà sauvegardés dans le cloud n’auraient plus droit au délai actuel de 60 jours. Autrement dit, l’un des grands filets de sécurité du service disparaîtrait.

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À l’heure actuelle, Google Photos indique que les fichiers sauvegardés restent 60 jours dans la corbeille. Ceux qui n’ont jamais été sauvegardés n’y restent, eux, que 30 jours.

Ce qui a été aperçu dans l’application suggère que Google pourrait harmoniser cette politique et appliquer la même règle à tout le monde: 30 jours maximum, que les contenus aient été sauvegardés ou non. Sur le papier, c’est plus simple. Dans les faits, pour les photos et vidéos stockées dans le cloud, le temps pour les récupérer serait réduit de moitié.

Pour l’instant, rien d’officiel. Le fait de voir cette modification dans le code de Google Photos ne veut pas dire qu’un déploiement est imminent, et Google teste souvent des fonctions ou de petits ajustements qui ne finissent pas forcément entre les mains de tous les utilisateurs.

Donc, prudence. On suivra ça de près.

Pour les utilisateurs, la conséquence serait assez directe: en cas de suppression par erreur, il y aurait 30 jours de moins pour récupérer une photo ou une vidéo pourtant bien sauvegardée. Ce n’est pas un détail pour ceux qui se servent de Google Photos comme archive principale de leurs souvenirs, ou même de leurs documents visuels.

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Le délai actuel de 60 jours sert justement de marge de sécurité, et elle est loin d’être inutile, surtout quand on ne se rend pas tout de suite compte qu’un album, une capture d’écran ou une vidéo a disparu. Ce possible durcissement rapprocherait d’ailleurs Google Photos de services cloud comme iCloud ou Dropbox, où les fichiers supprimés sont en général conservés 30 jours.

Et cette règle des 60 jours pour les contenus sauvegardés n’avait rien d’arbitraire. D’après Google Photos, Google l’avait mise en place dès 2015, après des retours d’utilisateurs inquiets face aux suppressions définitives et au risque de perdre leurs données.

À l’époque, le but était clair: rassurer les gens sur la possibilité de récupérer des fichiers effacés trop vite. Si Google revenait aujourd’hui à 30 jours, ce ne serait sans doute pas un geste isolé. Il faudrait plutôt le lire dans une évolution plus large de sa politique de stockage, avec en tête la fin, en 2021, du stockage gratuit illimité en qualité dite « haute qualité », annoncée par Google, puis des règles de sauvegarde de plus en plus liées aux quotas de stockage des comptes. En clair, si ce changement finit par être confirmé, les utilisateurs de Google Photos auraient tout intérêt à jeter un œil plus souvent à leur corbeille.

AYN Odin 3 : jusqu’à 30 dollars de plus dès le 1er septembre

AYN va relever le prix de tous les modèles de sa console portable Android Odin 3 à partir du 1er septembre. Le constructeur l’a confirmé. Ce sera déjà la troisième hausse depuis le début de l’année : 20 dollars de plus pour les Odin 3 et Odin 3 Pro, et 30 dollars de plus pour l’Odin 3 Max.

Dans le détail, la nouvelle grille annoncée par AYN fixe l’Odin 3 à 369 dollars, l’Odin 3 Pro à 469 dollars et l’Odin 3 Max à 529 dollars. Ceux qui comptaient passer commande ont donc intérêt à se décider avant l’entrée en application de ces nouveaux tarifs.

La note devient encore plus lourde pour une machine qui était déjà installée sur le haut du panier. AYN avait déjà remonté ses prix en mars, puis en juin. Cette fois, le fabricant attribue ce nouvel ajustement à la hausse du coût de plusieurs composants clés, avec une pression plus marquée sur les puces Qualcomm et sur la mémoire.

L’explication se tient. Tout le marché de l’électronique grand public continue de composer avec des tensions sur certains approvisionnements.

Et l’Odin 3 est loin d’être seule dans ce cas. Le marché des consoles portables de jeu subit une hausse plus générale des prix, portée entre autres par la demande en mémoire et par la bataille autour des composants les plus avancés.

Au bout du compte, les fabricants ont de moins en moins d’espace pour garder des prix agressifs, surtout sur les machines les plus performantes.

Chez AYN, la hausse se voit d’autant plus que l’Odin 3 vise clairement le haut de gamme Android. La console est souvent citée comme l’une des portables Android les plus puissantes du moment, avec une plateforme d’un niveau proche d’un Snapdragon 8 Elite, très loin au-dessus des modèles plus abordables pensés pour l’émulation légère ou le jeu mobile plus classique.

Malgré ces augmentations à répétition, l’Odin 3 garde de vrais atouts techniques, d’après AYN : écran OLED de 6 pouces en 120 Hz, batterie de 8 000 mAh et joysticks à effet Hall. C’est d’ailleurs aussi ce qui lui permet de rester bien placée sur le créneau premium Android face à des concurrentes comme l’AYANEO Pocket S.

À l’inverse, pour les acheteurs qui doivent surveiller davantage leur budget, des alternatives comme la Retroid Pocket 4 Pro continuent d’occuper une tranche de prix bien plus accessible, même si elles ne boxent pas dans la même catégorie sur la puissance brute. En bref, l’Odin 3 reste une référence pour ceux qui veulent ce qui se fait de mieux sur les consoles portables Android, mais elle devient aussi, mois après mois, un peu plus compliquée à recommander les yeux fermés si l’on regarde d’abord le prix.

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Robot humanoïde à Pékin : 9,39 s sur 100 m, plus vite qu’Usain Bolt

Lors des World Humanoid Robot Games 2026, à Pékin, un robot humanoïde a bouclé le 100 mètres en 9,39 secondes, d’après les résultats officiels de l’événement. Sur le chrono, c’est mieux que le record du monde d’Usain Bolt, fixé à 9,58 secondes. Un autre robot chinois, nommé « Lightning », aurait même signé 9,32 secondes pendant un test préparatoire, toujours selon les World Humanoid Robot Games 2026.

Sur le papier, c’est saisissant.

Et pourtant, dans le milieu de la robotique, la réaction est bien moins exaltée qu’on pourrait l’imaginer. Aller très vite en ligne droite, sur une piste parfaitement plane, ne résout pas les problèmes les plus coriaces de la robotique humanoïde.

Un robot humanoïde bat le record d’Usain Bolt sur 100 mètres

Les World Humanoid Robot Games 2026, organisés à Pékin, montrent quand même à quel rythme la Chine progresse sur ce terrain.

Plus de 2 000 robots humanoïdes ont pris part à 51 épreuves, selon les World Humanoid Robot Games 2026. La démonstration de force technologique était assumée, et la progression saute aux yeux : l’an dernier, le vainqueur du 100 mètres avait couru en 21,50 secondes. En 2026, on passe sous les 9,4 secondes, toujours d’après les résultats des World Humanoid Robot Games 2026.

Forcément, une telle accélération attire l’attention des médias.

Voir un robot humanoïde battre, au moins sur le chronomètre, le plus grand sprinteur de l’histoire, ça reste un symbole puissant.

Et le sprint n’est pas le seul terrain où ces machines ont marqué des points. Des robots chinois se sont aussi illustrés dans d’autres disciplines. Un modèle de X-Humanoid aurait notamment dépassé le record humain du saut en hauteur. Quant à « Lightning », il s’était déjà imposé sur un semi-marathon à Pékin en avril 2026, avec un temps de 50 minutes et 26 secondes, là encore selon les World Humanoid Robot Games 2026.

Pourquoi les roboticistes restent prudents

Pour beaucoup de spécialistes, le sprint robotique reste d’abord une démonstration très ciblée.

Courir vite sur une surface connue, avec une trajectoire simple et sans imprévu, représente bien un vrai défi technique. Mais ce n’est pas le plus compliqué, loin de là.

Les difficultés majeures sont ailleurs. Saisir de petits objets avec précision. Se déplacer dans des espaces encombrés. Réagir correctement quand quelque chose d’imprévu survient. Et surtout interagir sans danger avec des humains dans la vie de tous les jours, à la maison, à l’hôpital ou dans un entrepôt partagé.

Un robot capable de signer un temps record sur 100 mètres n’est donc pas, pour autant, sur le point de devenir vraiment utile dans le monde réel.

D’où la prudence.

Même sur la piste, les limites se voyaient.

Plusieurs robots avaient besoin d’épais tapis installés après la ligne d’arrivée pour ralentir. Certains terminaient même leur course en les percutant, d’après les images et les résultats des World Humanoid Robot Games 2026.

Ce détail remet les choses à leur place : la vitesse pure ne suffit pas. Il faut aussi du contrôle, de la stabilité et de la sécurité.

Une vitrine de l’essor chinois dans la robotique humanoïde

Ces performances ne sortent pas de nulle part. Elles s’inscrivent dans une stratégie bien plus large.

Des acteurs comme Honor, X-Humanoid, le Beijing Humanoid Robot Innovation Center ou Unitree enchaînent les démonstrations de vitesse et d’agilité, sur fond de compétition mondiale de plus en plus tendue.

Le message envoyé depuis Pékin est limpide : la Chine veut prendre les premières places dans la robotique humanoïde.

Mais pour les spécialistes, la vraie ligne d’arrivée n’a rien à voir avec un record sur 100 mètres.

Elle viendra le jour où ces machines sauront se déplacer, travailler et cohabiter avec fiabilité dans le monde réel.

Apple préparerait ses lunettes connectées pour 2027 : ce que l’on sait déjà

D’après Bloomberg, Apple viserait 2027 pour lancer des lunettes connectées qui n’auraient pas grand-chose à voir avec l’Apple Vision Pro. Ici, on ne parlerait pas d’un casque immersif rétréci, mais d’un accessoire léger, discret, bien plus simple à faire entrer dans la vie de tous les jours, avec une idée assez claire derrière : des lunettes qu’on peut porter quotidiennement.

À l’heure où l’on écrit ces lignes, rien n’a encore été annoncé officiellement. Les informations les plus récentes relayées par Bloomberg pointent malgré tout vers une sortie en 2027. Certains parlent d’une arrivée en fin d’année. Mark Gurman, chez Bloomberg, pencherait plutôt pour le premier semestre.

La fenêtre commence donc à se dessiner. Mieux vaut quand même garder la tête froide. On vous tiendra au courant.

Ce qui compte surtout, c’est la place que ce produit occuperait chez Apple. Toujours selon Bloomberg, ces lunettes ne seraient pas pensées comme un ordinateur spatial à porter sur le visage. L’idée serait plutôt d’en faire un compagnon du quotidien, capable d’étendre l’iPhone sans prétendre prendre sa place.

Cette logique expliquerait aussi plusieurs choix techniques. Bloomberg avance que les lunettes ne fonctionneraient pas de manière autonome et dépendraient largement d’un iPhone relié en Bluetooth, lequel fournirait une partie de la puissance de calcul. Le but serait simple, avec deux priorités très concrètes : garder une monture légère et éviter de faire grimper le prix en y entassant trop de composants.

Sur le plan du design, Apple chercherait, là aussi selon Bloomberg, à se rapprocher de vraies lunettes classiques. La monture pourrait être un peu plus épaisse qu’une paire standard pour loger l’électronique, mais sans tomber dans le côté gadget qui se voit à dix mètres.

Bloomberg évoque aussi des tests internes menés sur quatre formes de montures, avec plusieurs finitions, noir, brun clair et bleu océan. Le matériau mentionné serait l’acétate. C’est plus premium qu’un plastique ordinaire, et assez cohérent avec la manière dont Apple positionne d’habitude ses produits. En clair, la marque voudrait fabriquer des lunettes qu’on a réellement envie de porter, pas juste un objet techno conçu pour faire une démo.

Côté fonctions, Bloomberg parle de haut-parleurs, de microphones et de caméras intégrés. De quoi ouvrir la voie à la prise de photos et de vidéos, aux commandes vocales, à l’écoute audio, mais aussi à toute une série d’usages connectés à l’iPhone.

Plus surprenant, la première génération pourrait se passer d’écran. D’après Bloomberg, Apple miserait davantage sur des indications sonores et sur une intégration plus poussée de Siri que sur une expérience visuelle complexe. En pratique, on irait donc vers un produit centré sur la voix, l’audio et les actions rapides, pas sur des interfaces flottantes devant les yeux.

Reste évidemment la question de la vie privée. Bloomberg rappelle que les caméras sur un produit porté en permanence suscitent déjà des critiques chez plusieurs concurrents. Apple étudierait donc aussi des versions plus prudentes, avec des capacités photo limitées, voire sans caméra du tout.

En interne, ce projet raconterait aussi autre chose. Toujours selon Bloomberg, Apple aurait mis de côté, au moins pour un temps, un successeur à l’Apple Vision Pro afin de concentrer davantage de ressources sur des lunettes plus accessibles. Le signal est assez clair : la firme semble croire plus franchement au potentiel d’un objet connecté grand public qu’à celui d’un casque haut de gamme vendu comme vitrine technologique.

La bataille s’annonce sérieuse face à Meta, Google et Samsung. Apple pourrait malgré tout tirer son épingle du jeu grâce à son design maison, à son intégration très serrée avec l’iPhone et le reste de ses appareils, mais aussi à une approche plus stricte de la confidentialité. Si la formule prend, ces lunettes pourraient bien devenir l’un des projets matériels les plus importants d’Apple pour la fin de la décennie.

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Telegram vise l’extension .gram : des adresses web en vue

Telegram a déposé auprès de l’ICANN, l’organisme qui supervise le système des noms de domaine sur Internet, une demande pour récupérer l’extension .Gram dans la nouvelle vague de candidatures ouverte pour le cycle 2026.

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Si le dossier passe lors de ce cycle 2026, Telegram pourrait, à terme, proposer à son milliard d’utilisateurs et plus, selon ses propres chiffres, des adresses personnalisées du type nomutilisateur.gram. Et l’idée ne s’arrêterait pas à un simple alias. Telegram évoque aussi la possibilité de créer et d’héberger des sites interactifs directement rattachés à ces adresses.

Cette demande arrive dans le cadre de la nouvelle fenêtre de candidatures ouverte par l’ICANN.

D’après l’ICANN, ce cycle a déjà attiré plus de 1 600 dossiers pour de nouvelles extensions génériques. Décrocher un suffixe de ce type n’a rien d’automatique: la procédure prévoit des contrôles techniques, opérationnels et financiers, avec un droit d’entrée standard fixé à 227 000 dollars, toujours selon l’ICANN.

Pour l’instant, rien n’est acquis.

Même pour un groupe de la taille de Telegram, une approbation peut demander des mois, parfois des années, et certaines candidatures se retrouvent contestées ou tout simplement rejetées. Mieux vaut donc rester prudent. Selon la presse, un autre acteur, Link Freedom Group, pourrait lui aussi viser .gram, ce qui ouvrirait la porte à une procédure de contention. Nous vous tiendrons au courant.

Sur le papier, les possibilités sont vastes.

Telegram pourrait mettre en place des identités web unifiées à très grande échelle pour les profils publics, les chaînes, les communautés ou les créateurs. Pavel Durov a même laissé entendre que la création de pages ou de sites pourrait partir d’une simple instruction textuelle. Cela dit, plusieurs observateurs du secteur imaginent plutôt un modèle très encadré par Telegram. Autrement dit, nomutilisateur.gram fonctionnerait sans doute comme une adresse gérée à l’intérieur de l’univers Telegram, plus proche d’un sous-domaine administré par la plateforme que d’un domaine pleinement indépendant, que l’utilisateur pourrait transférer ou revendre librement.

Et l’enjeu ne se limite pas au nom de domaine lui-même.

Telegram dépend encore de domaines externes comme t.me, qui a récemment connu une suspension temporaire. Contrôler sa propre extension lui permettrait donc de réduire cette dépendance, tout en renforçant sa présence en ligne. Le choix de .gram renvoie aussi aux ambitions plus larges du groupe autour de TON et du Web3: le nom rappelle l’ancien projet de cryptomonnaie Gram, tandis que la place de marché Fragment, consacrée notamment aux noms d’utilisateur, aurait généré 50 millions de dollars dès son premier mois, d’après Telegram. Reste maintenant à voir combien ces adresses pourraient coûter aux utilisateurs, comment elles s’intégreraient techniquement à Telegram, et quelle sera au final la liste des candidatures retenues par l’ICANN.

V8 : 5 marques le proposent encore aujourd’hui

Ford, Ferrari, GMC, Mercedes-Benz et Cadillac vendent encore des modèles animés par un V8. La pression réglementaire est là, l’électrification avance vite, et pourtant ce moteur, devenu rare, continue d’attirer une vraie demande dans certaines catégories.

Les constructeurs qui le gardent franchement à leur catalogue le réservent désormais à des usages bien précis : voitures de sport, SUV haut de gamme, gros pick-up. Le V8 n’est plus un moteur de large diffusion. On le retrouve surtout là où le couple, la sonorité et ce caractère mécanique très particulier continuent de peser lourd au moment de l’achat.

Le mouvement de fond, lui, ne joue pas en sa faveur. Les normes sur les émissions et la consommation poussent toute l’industrie vers des blocs plus petits, souvent turbocompressés, ainsi que vers les hybrides et les modèles 100 % électriques.

Conséquence directe, le V8 s’efface peu à peu des gammes généralistes. Le recul saute particulièrement aux yeux sur le marché américain des pick-up full-size : d’après les données d’immatriculation du marché, la part des versions V8 est tombée de 64,6 % en 2020 à 38 % en 2024. Les six cylindres ont même dépassé les V8 en volume, une première depuis des décennies.

Ford reste l’un des défenseurs les plus constants de cette architecture. La marque propose des V8 sans interruption depuis l’arrivée du Flathead V8 en 1932, ce qui reste assez rare dans l’industrie. Et aujourd’hui encore, le V8 occupe une place centrale dans plusieurs modèles emblématiques de Ford, qu’on parle des Mustang les plus radicales ou de certains utilitaires et pick-up.

Chez General Motors, le V8 survit à travers plusieurs marques du groupe. GMC continue de s’en servir sur ses gros pick-up. Cadillac, de son côté, le garde sur des modèles comme l’Escalade 2025 et la CT5-V Blackwing. Le message envoyé par GM est assez limpide : tant qu’il y aura des clients prêts à payer pour ce type de mécanique, le groupe ne donne pas l’impression de vouloir refermer ce chapitre.

En Europe aussi, le V8 tient encore debout, à condition de se transformer. Mercedes-AMG a fait évoluer son V8 biturbo pour le rendre compatible avec des normes d’émissions plus strictes.

Ferrari suit la même direction, avec une approche encore plus poussée sur le plan technologique, y compris sur des modèles électrifiés comme la Ferrari SF90 Stradale. Ici, l’hybridation sert de compromis : garder les performances et l’identité mécanique, tout en améliorant l’efficacité.

Le V8 n’est donc plus la référence. Mais il n’a pas disparu.

Il devient un produit de niche, recentré sur les segments où l’émotion, la capacité de remorquage ou le prestige comptent encore davantage que la sobriété.

Et le plus frappant, c’est que même dans le premium, il existe encore un vrai public. BMW a indiqué, selon BMW, des ventes record de modèles V8 en 2024 sur certains modèles haut de gamme. Chez Ford comme chez General Motors, des dirigeants ont déjà fait savoir qu’ils voulaient continuer à produire des V8 aussi longtemps que la réglementation le permettra. Le message du secteur tient désormais en une phrase simple : le V8 n’est plus partout, mais là où il reste présent, il continue d’être un argument commercial de poids.

Windows 11 : « Download More RAM » contourne VBS à distance, malgré un correctif partiel

En avril 2026, Microsoft a mis en place, d’après l’entreprise et les chercheurs qui ont réalisé la démonstration, des mesures d’atténuation contre « Download More RAM ». Cette nouvelle attaque visant Windows 11 montre qu’on peut contourner certaines des protections les plus avancées du système sans passer par une intervention sur le matériel. Le point de départ, expliquent les chercheurs, est une faille dans le firmware de certaines barrettes de mémoire vive, exploitable à distance par logiciel une fois que l’attaquant a déjà obtenu des droits administrateur sur la machine ciblée.

La démonstration compte, expliquent-ils, parce qu’elle fait glisser vers le logiciel une famille d’attaques longtemps associée à la manipulation physique du PC. Et dans un scénario post-compromission, c’est bien plus simple à reproduire à grande échelle. En clair, plus besoin d’ouvrir le boîtier avec un tournevis, un script peut suffire.

Les chercheurs disent que l’attaque vise les paramètres SPD (Serial Presence Detect) de certaines mémoires DDR4 et DDR5. Ce sont ces informations qui indiquent au système les caractéristiques de la barrette installée.

En réécrivant ces données, ajoutent-ils, il devient possible de faire croire à Windows 11 qu’il y a plus de mémoire présente qu’en réalité.

Cette falsification crée alors des régions mémoire aliasées, c’est-à-dire plusieurs adresses distinctes qui renvoient vers une seule et même zone physique. C’est ce comportement précis qui fragilise les bases de la Virtualization-Based Security (VBS) de Windows 11, une brique centrale du système utilisée pour isoler des composants sensibles.

En brouillant cette séparation de la mémoire, l’attaque peut, toujours d’après les chercheurs, contourner ou affaiblir des mécanismes censés protéger le noyau et certains outils de sécurité. L’équipe affirme notamment avoir montré des scénarios d’évasion ou de désactivation touchant Microsoft Defender, Sophos Intercept X, ainsi que des protections anti-triche opérant au niveau du noyau.

Il faut tout de même garder une limite en tête. D’après les chercheurs, l’exploitation ne part pas d’un simple compte utilisateur : l’attaquant doit déjà disposer de privilèges administrateur. Cela réduit la portée dans les attaques opportunistes, mais ça ne rend pas la technique moins intéressante pour des cybercriminels ou pour des opérateurs de rançongiciels qui cherchent à solidifier leur présence après une première intrusion.

C’est aussi là que la découverte prend du poids. Une fois l’escalade de privilèges obtenue, disent les chercheurs, une attaque autrefois cantonnée à des manipulations matérielles devient exécutable à distance, par voie logicielle, et potentiellement sur un grand nombre de machines.

Les chercheurs ont repéré la vulnérabilité sur des modules grand public vendus par des fabricants comme Corsair, G.Skill et ADATA. Au fond, expliquent-ils, le problème vient de l’absence de protection en écriture sur le SPD, alors même que les recommandations du JEDEC allaient vers un verrouillage plus strict.

Microsoft a attribué à cette faille l’identifiant CVE-2026-23670 et a déployé des mesures d’atténuation en avril 2026. D’après les chercheurs, ces protections fonctionnent sur les systèmes où Secure Boot est activé. En revanche, ils estiment que la correction reste partielle, et que des machines dépourvues de Secure Boot peuvent encore rester exposées.

Chez les fournisseurs, Corsair a publié, selon Corsair, un utilitaire permettant d’activer après coup la protection en écriture sur les modules concernés. Gigabyte a de son côté diffusé, selon Gigabyte, des mises à jour de firmware pour cartes mères afin d’imposer cette protection au niveau de la plateforme.

Pour les utilisateurs, le message est simple : activer Secure Boot, installer les mises à jour Windows et firmware, puis vérifier si la mémoire en place fait partie des références concernées, d’après Microsoft, Corsair, Gigabyte et les chercheurs.

Aptoide arrive sur Google Play aux États-Unis : une première pour une boutique tierce

Aptoide, boutique d’applications indépendante lancée en 2009, peut maintenant être téléchargée directement depuis Google Play aux États-Unis grâce au programme « Play Catalog Access » de Google, mis en place le 22 juillet 2026. D’après Google et Aptoide, c’est la première fois qu’une boutique d’applications tierce obtient cette place dans Google Play. Cette ouverture arrive juste après la décision rendue aux États-Unis dans l’affaire antitrust Epic Games v. Google.

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Ce n’est pas un simple signal d’ouverture envoyé par Google. Ce qui change ici vient tout droit du dossier antitrust qui l’opposait à Epic Games, où la justice américaine a jugé que la manière dont Google contrôlait la distribution des applications sur Android relevait d’un comportement monopolistique.

Aux États-Unis, les utilisateurs peuvent donc installer Aptoide sans passer par le sideloading, autrement dit sans devoir récupérer un fichier externe puis lancer une installation manuelle. Pour Aptoide, présent depuis 2009, l’enjeu est énorme. Un des plus gros freins à l’adoption par le grand public saute enfin.

Le plus ironique, c’est qu’Android permettait déjà, en théorie, l’existence de boutiques alternatives. En pratique, leur accès restait plus compliqué, beaucoup moins visible, et souvent réservé aux personnes assez à l’aise pour aller fouiller dans les réglages de sécurité du système. En arrivant sur Google Play, Aptoide gagne donc un canal de distribution massif, et surtout bien plus simple d’accès.

Cette évolution prolonge très directement le procès Epic Games contre Google.

Depuis cette défaite, Google a déployé son programme « Play Catalog Access », entré en vigueur le 22 juillet 2026. Ce dispositif autorise des boutiques d’applications tierces à être listées sur Google Play aux États-Unis, à condition de respecter les exigences fixées par Google sur la sécurité, la confidentialité et la protection des utilisateurs, et aussi de s’acquitter des frais prévus, selon l’entreprise.

Google ne lâche donc pas les rênes de sa plateforme. En revanche, il ne peut plus en verrouiller complètement l’accès comme il le faisait jusque-là.

Aptoide n’arrive pas de nulle part. L’entreprise dit compter environ 25 millions d’utilisateurs actifs chaque mois et plus de 400.000 applications dans son catalogue.

On n’est donc pas face à un essai anecdotique ou à une expérience de niche, mais à un acteur indépendant déjà solidement installé dans l’univers Android. L’arrivée d’Aptoide sur Google Play peut aussi servir de test grandeur nature pour voir si le public a vraiment envie d’aller chercher autre chose que la boutique installée par défaut.

Pour la concurrence, le mouvement compte. Les développeurs y gagnent un canal de distribution supplémentaire et, potentiellement, un peu plus de marge de manœuvre face à Google. Côté utilisateurs, cela peut se traduire par davantage de choix, voire par des offres ou des catalogues qui varient selon la boutique.

Les limites, elles, restent nettes : pour l’instant, la mesure ne vaut qu’aux États-Unis ; Google Play reste le point d’entrée naturel sur l’immense majorité des appareils Android ; et rien ne dit que les boutiques alternatives seront adoptées à grande échelle. D’autres candidats devraient toutefois suivre, notamment l’Epic Games Store d’Epic Games et le projet de boutique mobile Xbox porté par Microsoft.

Reste enfin la question des effets secondaires possibles : fragmentation du marché, exclusivités entre plateformes, niveaux de responsabilité différents pour la modération et la vérification des applications. C’est donc une très bonne nouvelle pour la concurrence. Mais le monopole de fait exercé par Google Play sur Android, lui, n’a pas encore disparu.

Galaxy Z Fold 8 : Samsung dévoile une pliure presque invisible

Lors du Galaxy Unpacked organisé à Londres le 22 juillet 2026, Samsung a surtout insisté sur un point à propos du Galaxy Z Fold 8: la pliure au centre de l’écran serait moins visible grâce à une nouvelle architecture baptisée Flex Titanium. La promesse est double, et assez simple à comprendre: réduire la marque au milieu de la dalle et rendre l’écran interne plus fin, sans lâcher sur la solidité, avec une structure pensée pour mieux encaisser les contraintes mécaniques au niveau de la charnière.

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D’après Samsung, le Galaxy Z Fold 8 repose sur une nouvelle structure d’affichage composée d’un film en alliage de titane et d’une plaque en titane, l’ensemble étant regroupé sous l’appellation « Flex Titanium ».

La marque explique que ce nouveau film affiche une rigidité mécanique environ 20 fois supérieure à celle des films polymères utilisés sur les précédents Galaxy Fold. L’idée, ici, est de mieux absorber les tensions répétées provoquées par les ouvertures et fermetures du smartphone. Samsung met aussi en avant un autre gain: le module d’écran serait 12 % plus fin que sur la génération précédente, ce qui compte forcément sur un marché où chaque millimètre finit par peser.

Samsung ajoute que l’écran interne progresse aussi sur la densité d’affichage, avec un gain de 15 % pour atteindre 422 ppp. À la clé, le constructeur annonce une amélioration de 10 % de l’efficacité énergétique. La gamme Samsung Galaxy Z Fold 8, qui comprend le Galaxy Z Fold 8 et le Galaxy Z Fold 8 Ultra, a été présentée lors du Galaxy Unpacked de Londres le 22 juillet 2026, avant une commercialisation prévue le 7 août 2026.

Dans les premiers retours de journalistes et de testeurs, le même constat revient souvent: la pliure se voit nettement moins que sur plusieurs générations précédentes. Les essais de flexion, ainsi que certains tests de résistance, semblent aussi aller dans le sens d’une meilleure robustesse générale.

Mais il ne faut pas parler de miracle.

La pliure reste visible selon l’angle sous lequel on regarde l’écran et selon la lumière. Certains tests estiment même qu’elle peut redevenir un peu plus marquée après une à deux semaines d’usage. Mieux vaut donc garder un peu de recul. Comme sur les autres modèles pliables, l’écran interne flexible reste plus exposé aux micro-rayures et attrape très facilement les traces de doigts.

Cette évolution arrive à un moment bien choisi. D’après les estimations du secteur, les expéditions de smartphones pliables devraient progresser de plus de 20 % en 2026. Samsung reste en tête dans cette catégorie, mais la pression monte face à Huawei, Google et Motorola, pendant que les rumeurs autour d’un premier iPhone pliable, attendu plus tard dans l’année, continuent de circuler. Avec le Z Fold 8, Samsung cherche donc moins à réinventer le format qu’à corriger l’un de ses défauts les plus visibles. Et sur ce point précis, la marque semble bien avoir passé un cap.