Google déploie sa mise à jour système de juillet 2026 : le Play Store s’améliore sur grand écran

Google lance en juillet 2026 une nouvelle vague de Google System Updates. D’après les informations publiées par l’entreprise, le déploiement s’appuie sur Google Play services v26.26 et sur le Google Play Store v52.3, avec une diffusion progressive sur les smartphones, les tablettes, les montres Wear OS et les autres appareils compatibles au cours des prochaines semaines.

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Comme pour ces mises à jour mensuelles, tout le monde n’y aura pas accès le même jour. Le point intéressant est surtout ailleurs : Google continue d’ajouter des briques à Android par modules, sans forcer au passage une mise à niveau complète du système.

Pour le grand public, le changement le plus visible concerne le Google Play Store sur les grands écrans. Google indique que l’affichage du contenu y a été retravaillé sur les tablettes et les appareils pliants, avec une présentation plus dense et plus informative.

Concrètement, plus d’éléments tiennent à l’écran sans que l’ensemble devienne illisible. Sur ce type d’appareil, la navigation devrait donc être plus agréable, et surtout plus efficace. Ce sont souvent ces retouches d’interface assez discrètes qui finissent par se voir le plus à l’usage.

Autre ajout, cette fois du côté de l’Union européenne : le Google Play Store commencera, toujours d’après Google, à afficher une mention spécifique sur certaines images générées automatiquement. L’entreprise précise quand même que ce marquage ne couvrira pas forcément tous les formats, ni certains contenus plus anciens déjà publiés.

Les abonnements Google One deviennent aussi plus simples à souscrire. Google explique que les achats intégrés passent maintenant par un parcours d’abonnement mieux intégré, en remplacement d’une expérience plus lourde qui renvoyait vers une page web. Sur le papier, on doit donc avoir une inscription plus fluide et une gestion du paiement qui s’intègre plus naturellement à l’application.

C’est sans doute l’un des atouts les moins commentés de l’Android actuel. Grâce aux Google System Updates, Google peut envoyer des correctifs de sécurité, des améliorations de stabilité et de petites nouveautés sans attendre Android 17 ou une grosse mise à jour fournie par le constructeur.

Pour les utilisateurs, ça peut se traduire par des correctifs plus rapides, y compris sur des appareils qui ne reçoivent pas tout de suite une nouvelle version d’Android. C’est particulièrement vrai sur certains modèles Samsung et chez d’autres marques, où le calendrier reste encore très lié à l’opérateur ou au fabricant.

Sur Wear OS, Google ajoute enfin la possibilité de transférer un compte professionnel depuis un téléphone Android vers une montre connectée. Ce n’est pas la nouveauté la plus parlante pour le grand public, mais elle peut simplifier la vie des entreprises qui gèrent des flottes d’appareils et qui cherchent à mieux intégrer la montre dans leur environnement de travail.

Cette mise à jour de juillet 2026 ressemble, au fond, à ce que Google réussit le mieux dans ce format : des changements modestes, mais utiles. Entre un Google Play Store plus pratique sur grand écran, des abonnements moins pénibles à activer, une gestion plus propre pour les usages en entreprise et les habituels correctifs de sécurité, l’ensemble ne fera sans doute pas les gros titres très longtemps. Au quotidien, en revanche, l’effet sera bien réel.

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Split tunneling VPN: la fonction la plus utile, mais aussi la plus risquée

En 2026, le split tunneling d’un VPN permet de décider quelles applications, quels sites ou quels types de trafic passent dans le tunnel chiffré du réseau privé virtuel. Tout le reste continue à utiliser la connexion internet classique. Le résultat peut être intéressant pour trouver un meilleur compromis entre confidentialité et performances, mais le trafic laissé de côté n’a alors plus la protection du VPN.

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C’est d’ailleurs tout l’intérêt de la fonction, et sa limite en même temps. Bien réglé, le split tunneling aide à mieux répartir confidentialité et vitesse. Réglé à la va-vite, il laisse une partie du trafic circuler sans protection.

Pour le grand public, l’usage est assez concret. On peut faire passer son navigateur ou son application bancaire par le VPN, et garder hors tunnel d’autres usages, par exemple les jeux en ligne, le streaming vidéo ou certains appareils du réseau local.

C’est aussi pratique quand il faut accéder à une imprimante Wi‑Fi, à un NAS ou à d’autres équipements de la maison qui supportent mal le fait de voir tout le trafic partir vers un serveur distant. Dit plus simplement, le split tunneling évite d’imposer le VPN là où il n’apporte pas grand-chose, ou là où il dégrade franchement l’expérience.

Les éditeurs de VPN proposent en général deux façons de faire. La première consiste à exclure certaines applications ou certains sites du VPN : tout passe dans le tunnel, sauf les exceptions choisies par l’utilisateur. La seconde fonctionne à l’inverse : rien ne passe par le VPN, sauf une liste précise d’applications ou de destinations.

NordVPN et CyberGhost, par exemple, proposent ces deux modèles. Quelques services vont plus loin avec des réglages au niveau du routeur. Sur le papier, c’est flexible. Dans les faits, la prise en charge reste très variable selon les plateformes.

Et c’est là que ça se complique.

La disponibilité du split tunneling reste très inégale d’un fournisseur à l’autre, et plus encore d’un système d’exploitation à l’autre. Proton, par exemple, affiche une prise en charge plus cohérente sur plusieurs plateformes.

Curieusement, macOS et l’iPhone sont restés, pendant longtemps, plus compliqués pour les développeurs de VPN à cause de restrictions système plus strictes. La situation bouge tout de même : Norton a ajouté la prise en charge de macOS en juin 2026, selon Norton. Pour les utilisateurs Apple, la fonction reste malgré tout moins répandue que sur Windows ou Android.

Le vrai point faible, c’est la sécurité. Tout trafic exclu du VPN perd le bénéfice du chiffrement et de l’adresse IP masquée.

Des spécialistes rappellent que cela crée des angles morts, augmente l’exposition aux sites malveillants et aux malwares, et devient particulièrement risqué sur un Wi‑Fi public ou lorsqu’il est question de données sensibles. Ce n’est pas un débat abstrait : début 2024, le split tunneling a aussi attiré l’attention après des fuites DNS signalées chez certains services, même si des correctifs ont ensuite été déployés. Mieux vaut donc rester prudent.

En entreprise, le split tunneling sert d’abord à alléger la charge sur les infrastructures VPN et à améliorer les performances des services cloud. Microsoft a notamment recommandé cette approche pour certains flux Microsoft 365, anciennement Office 365, ainsi que pour Microsoft Teams, d’après Microsoft.

Le risque, en revanche, monte d’un cran : un appareil connecté à la fois au VPN de l’entreprise et à l’internet ouvert peut devenir une porte d’entrée vers le réseau interne s’il est compromis. Les spécialistes donnent une consigne assez nette : appliquer le principe du moindre privilège et n’autoriser hors VPN que des flux jugés peu risqués.

Le contexte aide aussi à comprendre pourquoi cette fonction pèse davantage aujourd’hui. En 2026, environ 30 % des internautes dans le monde, soit près de 1,6 milliard de personnes, utiliseraient un VPN, d’après des données sectorielles sur le marché des VPN. Aux États-Unis, 32 % des adultes en utilisent actuellement un, selon ces mêmes données sectorielles.

On manque encore de chiffres précis sur l’adoption du split tunneling. Mais pour tous ceux qui veulent un VPN plus souple, c’est déjà l’option qu’il faut comprendre avant d’activer quoi que ce soit.