Bosch vient d’actualiser l’Active Line Plus, l’un de ses moteurs les plus répandus sur les vélos électriques de ville et de loisir. Cette nouvelle version vise très clairement les trajets du quotidien, les sorties du week-end et les vélos de randonnée. L’idée tient en peu de mots : un moteur plus vif, plus léger, et moins visible une fois intégré au cadre.
Sur le plan technique, l’évolution saute aux yeux sans renier l’esprit de la gamme. Bosch annonce pour ce nouvel Active Line Plus jusqu’à 600 W en puissance de crête, 60 Nm de couple et 340 % d’assistance au pédalage. On reste pourtant sur un moteur pensé pour les vélos électriques de classe 1 aux États-Unis, donc avec assistance au pédalage uniquement, sans accélérateur, jusqu’à 32 km/h.
Face à la génération précédente, le couple passe, d’après les chiffres communiqués par Bosch, de 50 à 60 Nm. C’est le genre de différence qu’on devrait surtout sentir au démarrage, dans les faux plats ou sur des montées pas trop raides.
Bosch n’essaie pas de transformer l’Active Line Plus en moteur de VTTAE ultra nerveux. Ce que la marque vise semble plus terre à terre : une assistance plus sereine, plus passe-partout, mieux adaptée à un usage de tous les jours. Et le plus intéressant, c’est que ce surplus de puissance arrive avec un bloc plus compact.
Bosch l’explique par l’adoption d’une nouvelle boîte de vitesses à deux étages. D’après la marque, cela permet de réduire le volume de 17 % et de gagner environ 0,5 kg. Le moteur descend ainsi à environ 2,7 kg. Pour les fabricants, ce n’est pas un détail : cela ouvre la porte à des vélos plus fins, qui ressemblent davantage, au premier regard, à un vélo classique.
Bosch insiste aussi sur les sensations. La marque assure que des engrenages usinés spécialement rendent le moteur presque inaudible. En parallèle, des capteurs retravaillés et des réglages logiciels revus doivent rendre l’assistance plus fluide.
Le but, ici, est assez clair : gommer ce côté parfois un peu mécanique que certains systèmes laissent au pédalage, pour aller vers quelque chose de plus naturel. Et pour l’utilisateur, ce point compte parfois autant que la fiche technique. Sur un vélo de ville ou de randonnée, le silence de fonctionnement et la manière dont l’aide arrive font souvent une plus grande différence au quotidien qu’un simple pic de puissance en plus.
Le format plus compact aide aussi pour l’intégration dans des cadres au dessin plus traditionnel. Bosch ajoute au passage la compatibilité avec eShift, son système de changement de vitesses électronique et automatique. La marque annonce également une meilleure étanchéité et des roulements revus, avec l’idée d’améliorer la tenue dans le temps, y compris sous la pluie ou dans des conditions moins clémentes.
Sur le volet environnemental, Bosch met aussi un argument en avant : le carter du moteur intègre, selon l’entreprise, environ 40 % d’aluminium recyclé. En même temps, le groupe a présenté d’autres nouveautés dans sa gamme e-bike, notamment une commande avec afficheur plus compacte et une batterie dont la densité énergétique progresse.
Le premier constructeur nord-américain à adopter ce nouveau moteur sera, toujours selon Bosch, Trek, avec le Trek Marlin+. Pour Bosch, ce lancement accompagne une évolution déjà bien engagée sur le marché : des systèmes e-bike plus légers, plus puissants, mieux intégrés au vélo, dans un contexte où la concurrence reste forte face à des acteurs comme Shimano STEPS.
Au fond, c’est plutôt une bonne nouvelle pour les cyclistes qui attendaient surtout une mise à jour intelligente qu’un grand bouleversement. Bosch ne repart pas de zéro sur le vélo électrique urbain. La marque peaufine une formule qui a déjà fait ses preuves. Et pour beaucoup de cyclistes, c’est sans doute exactement ce qu’il fallait.