Selon General Motors (GM), les Chevrolet Silverado et GMC Sierra prévus pour 2027 retrouveront Apple CarPlay et Android Auto. C’est un vrai recul par rapport à la décision annoncée en 2023, quand le constructeur avait choisi d’écarter ces fonctions de ses futurs véhicules électriques. Le retour, cela dit, ne reprend pas exactement l’ancienne formule : sur ces nouveaux pick-up, CarPlay et Android Auto apparaîtront dans un espace dédié de l’écran, sans reprendre toute l’interface d’infodivertissement.
GM remet CarPlay et Android Auto sur ses pick-up Chevrolet et GMC
Avec ce choix, General Motors semble chercher un point d’équilibre entre ce que demandent les conducteurs et son envie de garder le contrôle sur l’expérience logicielle à bord.
En 2023, le groupe expliquait sa décision par sa volonté de pousser sa propre plateforme, développée avec Google, mieux connectée aux données du véhicule, à la navigation et à la recharge sur ses modèles électriques.
Sauf que, dans les faits, CarPlay et Android Auto restent des critères qui pèsent lourd au moment de l’achat.
Plusieurs études citées sur le sujet vont toutes dans le même sens : 55 % des utilisateurs de CarPlay disent que son absence serait éliminatoire, 83 % des conducteurs ayant un véhicule compatible se servent réellement de CarPlay ou d’Android Auto, et 42 % des propriétaires d’un véhicule GM affirment qu’ils pourraient aller voir ailleurs si la fonction venait à disparaître.
Une interface en écran partagé plutôt qu’un retour complet en arrière
Le point le plus intéressant n’est donc pas seulement le retour de CarPlay, mais la façon dont GM a choisi de le remettre en place.
Au lieu de prendre la place de toute l’interface du véhicule, le système tournera dans une fenêtre dédiée, pendant que les applications natives de GM et les commandes importantes resteront affichées à côté.
Chez General Motors, on explique que cette formule doit alléger l’usage au volant.
L’idée, c’est d’éviter au conducteur de jongler entre trop d’écrans, tout en gardant sous les yeux des informations utiles comme la climatisation, certains réglages du véhicule ou, sur les pick-up, les données liées au remorquage et au tractage. C’est aussi une réponse assez directe à une critique qui revient souvent : quand CarPlay occupe tout l’écran, certaines fonctions maison deviennent tout de suite moins pratiques à atteindre.
Un changement ciblé sur les pick-up, pas encore sur toute la gamme
Que cette stratégie commence avec le Chevrolet Silverado et le GMC Sierra n’a rien d’un hasard.
Ces modèles comptent parmi les véhicules les plus importants pour GM en Amérique du Nord, autant en volume qu’en rentabilité. En clair, s’il fallait lâcher du lest quelque part sur CarPlay, les gros pick-up étaient sans doute l’endroit le plus évident pour le faire.
Au moment où nous écrivons ces lignes, General Motors n’a toujours pas précisé si cette formule en écran partagé restera cantonnée à quelques modèles clés ou si elle annonce un virage plus large pour le reste de la gamme, en particulier pour les véhicules électriques qui, justement, devaient se passer de la projection smartphone.
Mieux vaut donc attendre avant d’y voir un revirement général. On suivra ça de près.
Cette évolution s’inscrit aussi dans quelque chose de plus large.
L’automobile encaisse de plus en plus de critiques sur la place prise par les écrans tactiles et les menus à rallonge. En Europe comme en Chine, les régulateurs imposent déjà que certaines commandes essentielles, feux de détresse, essuie-glaces, klaxon, restent accessibles physiquement pour limiter la distraction. Le compromis trouvé par GM montre une chose assez simple : entre les logiciels maison et les habitudes bien ancrées des conducteurs, la bataille pour le contrôle de l’habitacle est encore loin d’être réglée.
Author: Manuel Bosque
{
"social": {
"email": "",
"facebook": "",
"twitter": "",
"linkedin": ""
},
"ja-JP": "",
"de-DE": "Manuel Bosque schreibt bei Softonic über Software: Desktop-Programme, Produktivitätswerkzeuge und kleine Tools, die ein Problem wirklich lösen. Sein Maßstab ist praktisch — was ein Programm tatsächlich leistet, was es dafür verlangt und für wen es sich lohnt —, deshalb misstraut er Funktionslisten und testet lieber selbst. Er gehört zum Team, das festlegt, wie Software auf der Seite behandelt wird, und arbeitet täglich mit KI-Werkzeugen in der redaktionellen Produktion.",
"en-US": "Manuel Bosque covers software at Softonic: desktop programs, productivity tools and the small utilities that solve one problem well. His approach is practical — what a program actually does, what it asks in return and who it is for — which is why he distrusts feature lists and prefers to test. He is part of the team that decides how software gets covered on the site, and works daily with AI tools applied to editorial production.",
"es-ES": "Manuel Bosque se ocupa de la cobertura de software en Softonic: programas de escritorio, herramientas de productividad y utilidades pequeñas que resuelven bien un solo problema. Su criterio es práctico —qué hace realmente un programa, qué pide a cambio y a quién le sirve—, y por eso desconfía de las listas de funciones y prefiere probar. Forma parte del equipo que decide cómo se cuenta el software en la web y trabaja a diario con herramientas de IA aplicadas a la producción editorial.",
"fr-FR": "Manuel Bosque couvre les logiciels chez Softonic : programmes de bureau, outils de productivité et petits utilitaires qui résolvent bien un seul problème. Son approche est pratique — ce qu'un logiciel fait vraiment, ce qu'il demande en échange et à qui il s'adresse —, d'où sa méfiance envers les listes de fonctionnalités et sa préférence pour l'essai. Il fait partie de l'équipe qui définit la manière de traiter le logiciel sur le site et travaille au quotidien avec des outils d'IA appliqués à la production éditoriale.",
"it-IT": "Manuel Bosque si occupa di software su Softonic: programmi per il desktop, strumenti di produttività e piccole utility che risolvono bene un solo problema. Il suo criterio è pratico — cosa fa davvero un programma, cosa chiede in cambio e a chi serve — e per questo diffida degli elenchi di funzioni e preferisce provare. Fa parte del team che decide come si racconta il software sul sito e lavora ogni giorno con strumenti di IA applicati alla produzione editoriale.",
"nl-NL": "Manuel Bosque schrijft bij Softonic over software: desktopprogramma's, productiviteitstools en kleine hulpprogramma's die één probleem echt oplossen. Zijn maatstaf is praktisch — wat een programma werkelijk doet, wat het daarvoor vraagt en voor wie het nuttig is — en daarom wantrouwt hij functielijstjes en test hij liever zelf. Hij maakt deel uit van het team dat bepaalt hoe software op de site wordt behandeld en werkt dagelijks met AI-tools in de redactionele productie.",
"pl-PL": "Manuel Bosque zajmuje się oprogramowaniem w Softonicu: programami na komputer, narzędziami do pracy i niewielkimi aplikacjami, które dobrze rozwiązują jeden problem. Jego kryterium jest praktyczne — co program naprawdę robi, czego wymaga w zamian i komu się przyda — dlatego nie ufa listom funkcji i woli sprawdzić sam. Należy do zespołu, który decyduje, jak pisać o oprogramowaniu w serwisie, i codziennie korzysta z narzędzi AI w produkcji redakcyjnej.",
"pt-BR": "Manuel Bosque cobre software na Softonic: programas para desktop, ferramentas de produtividade e pequenos utilitários que resolvem bem um problema só. Seu critério é prático — o que um programa realmente faz, o que pede em troca e para quem serve — e por isso desconfia de listas de recursos e prefere testar. Faz parte da equipe que define como o software é abordado no site e trabalha diariamente com ferramentas de IA aplicadas à produção editorial."
}
View all posts by Manuel Bosque