Netflix a officialisé la fin d’Emily in Paris. La saison 6, toujours portée par Lily Collins, sera bien la dernière, et sa mise en ligne est déjà calée au 24 décembre 2026. Le message publié par la plateforme ne prête pas vraiment à interprétation : on parle d’une conclusion nette, pas d’une pause ou d’un au revoir provisoire, pour l’une de ses séries les plus identifiables de ces dernières années.
Pour accompagner cette annonce, Lily Collins a posté sur Instagram un message d’adieu tourné depuis la place de l’Estrapade, à Paris, l’un des décors les plus reconnaissables de la série. Elle y parle d’un moment « surréaliste et doux-amer » et confie, dans cette publication, qu’Emily Cooper aura été pour elle un rôle à la fois inspirant et exigeant pendant toute l’aventure.
L’actrice en profite aussi pour remercier Darren Starr, le créateur de la série, à qui elle attribue l’invention de « cette Américaine à Paris éternellement optimiste ». Puis elle élargit ses remerciements à l’équipe technique, aux scénaristes, aux réalisateurs et au public, en saluant sur Instagram un soutien resté intact pendant sept ans et six saisons.
Sur le fond, Netflix annonce une saison 6 qui placera Emily dans une nouvelle étape de sa vie, aussi bien dans son travail que dans sa vie sentimentale. La plateforme évoque une héroïne prise dans des dilemmes professionnels, des relations qui bougent encore, et surtout un choix qui devrait structurer toute cette fin de parcours : faire passer sa carrière d’abord, suivre son cœur, ou protéger la vie qu’elle s’est construite à Paris.
De quoi laisser penser que la série cherche cette fois une vraie sortie, plus adulte, davantage tournée vers la fermeture de ses grands arcs narratifs que vers une relance supplémentaire de ses triangles amoureux et de ses hésitations de bureau.
Pour ce dernier tour de piste, Netflix précise que la distribution principale sera de retour : Lily Collins, Philippine Leroy-Beaulieu, Ashley Park, Lucas Bravo, Samuel Arnold, Bruno Gouery, William Abadie, Lucien Laviscount, Minnie Driver et Paul Forman. Darren Starr reste lui aussi en place comme créateur, scénariste et producteur exécutif, avec autour de lui une équipe de production largement issue des saisons précédentes.
Rien de surprenant, au fond, pour une série dont l’identité tient autant à ses personnages qu’à son ton immédiatement reconnaissable, quelque part entre la comédie romantique, la vitrine de mode et la carte postale parisienne.
Depuis son lancement en 2020, Emily in Paris s’est installée parmi les poids lourds du catalogue Netflix. D’après les chiffres avancés par la plateforme, la première saison avait touché 58 millions de foyers au cours de ses 28 premiers jours et était devenue, cette année-là, sa comédie la plus populaire. Plus récemment, toujours selon Netflix, la saison 5 a cumulé 13,5 millions de vues dans le monde en à peine quatre jours.
La série a aussi récolté plusieurs nominations aux Golden Globes et aux Emmy Awards, sans pour autant convertir cet élan dans les catégories majeures. Et malgré son succès, les critiques ne se sont jamais vraiment tues, surtout dans la presse française, où on lui reprochait régulièrement ses stéréotypes, ses clichés culturels et sa vision très fantasmée de la capitale.
Son héritage a donc quelque chose de double : d’un côté, une série réconfort devenue précieuse en pleine pandémie, capable d’influencer la mode et de raviver l’attrait touristique pour Paris ; de l’autre, un objet pop commenté dans tous les sens. Qu’on l’aime franchement ou qu’on prenne plaisir à s’en moquer, Emily in Paris aura au moins réussi une chose pour Netflix : devenir instantanément reconnaissable, massivement visible et durablement ancrée dans la culture pop.