Pour son deuxième trimestre 2026, arrêté fin juin, Imax a publié des comptes bien orientés : le chiffre d’affaires grimpe de 12 %, à 102,8 millions de dollars, et le bénéfice net progresse de 30 %, à 15,9 millions. En toile de fond, The Odyssey, le film de Christopher Nolan, s’impose déjà comme le prochain grand relais de croissance du groupe.
Le bénéfice ajusté par action ressort à 0,43 dollar, en hausse de 65 % sur un an. Imax précise aussi que ce niveau dépasse les attentes des analystes, un point loin d’être anodin pour une entreprise dont l’activité reste très dépendante du box-office.
Cette bonne séquence a été portée, explique le groupe, par plusieurs grosses sorties, parmi lesquelles The Super Mario Galaxy Movie et Michael. Ces films ont nourri la fréquentation des salles Imax, et donc les revenus qui vont avec. Fait assez frappant, le long-métrage qui concentre aujourd’hui tous les regards n’a même pas encore pesé dans les comptes du trimestre clos fin juin.
Rich Gelfond, le PDG d’Imax, parle de The Odyssey comme d’un « événement majeur ». À ses yeux, le film peut apporter bien plus que des ventes de billets : un box-office plus élevé, de nouveaux accords avec des exploitants, une marque Imax encore plus visible, et un public qui revient plus souvent vers le format premium.
Les premiers chiffres vont dans ce sens. Sur son week-end de lancement, The Odyssey a généré 52 millions de dollars de box-office mondial pour Imax, soit 20 % des recettes totales du film, selon le groupe.
Imax affirme qu’il s’agit de la plus grosse part de marché jamais enregistrée par l’entreprise lors d’une sortie mondiale de cette taille. La demande pour les écrans premium grand format a été particulièrement forte. Les 41 salles Imax 70 mm ont rapporté, à elles seules, 6,3 millions de dollars sur le week-end d’ouverture, avec une moyenne d’environ 153 000 dollars par écran, toujours d’après la société. Dans beaucoup de cas, les séances étaient complètes plusieurs semaines avant la sortie.
The Odyssey marque aussi une étape technique pour Imax. Le groupe dit avoir co-développé des caméras moins bruyantes, ainsi qu’un système d’insonorisation, souvent désigné sous le nom de « blimp », pour permettre l’enregistrement de scènes dialoguées. Au bout du compte, Imax présente le film comme le premier long-métrage narratif tourné entièrement avec des caméras Imax. C’est une excellente nouvelle : si cette évolution se confirme, elle pourrait élargir l’usage du format chez les cinéastes en levant l’un des freins historiques au tournage intégral en Imax.
Imax vise désormais 1,4 milliard de dollars de box-office mondial en 2026. Et la société insiste sur un point : les résultats du deuxième trimestre n’intègrent toujours pas les revenus liés à The Odyssey, alors même que son déploiement international doit encore se poursuivre en Chine, au Japon et en Corée du Sud, trois marchés clés pour les blockbusters premium.