Nvidia veut doubler ses ventes de puces en 2027 : l’offre reste limitée

Jensen Huang, le patron de Nvidia, dit s’attendre à vendre environ deux fois plus de puces en 2027 qu’en 2026. Ce qui saute aux yeux, c’est l’écart avec les prévisions financières officielles du groupe, beaucoup moins offensives.

En filigrane, Nvidia raconte deux histoires en même temps. La demande reste énorme. Mais l’entreprise ne sait pas encore si elle pourra faire sortir assez de puces de ses usines et de celles de ses partenaires pour servir tous ses clients au rythme voulu. Si ce doublement des volumes se confirme d’une année sur l’autre, les livraisons vers les centres de données accéléreront de façon spectaculaire.

Officiellement, pourtant, la trajectoire publiée par Nvidia est plus prudente. Le groupe vise environ 70 % de croissance de son chiffre d’affaires sur l’exercice fiscal qui se terminera en janvier 2028.

Autre conséquence possible : les volumes pourraient grimper bien plus vite que les revenus. Ça peut venir de contraintes d’approvisionnement, mais aussi d’un mix produit différent selon les générations de puces effectivement livrées.

Sur le plan commercial, en revanche, la machine tourne très fort. Nvidia indique que son activité dans les centres de données a généré 89 milliards de dollars de chiffre d’affaires au deuxième trimestre de l’exercice 2027, soit une hausse de 117 % sur un an.

Les goulets d’étranglement, eux, sont déjà bien identifiés par le groupe : la mémoire, les capacités de fabrication chez les fondeurs, et le packaging avancé, devenu indispensable pour assembler les puces les plus complexes.

Le nœud du problème est là. Les acheteurs ne manquent pas. Ce qui bloque, c’est la capacité de production à produire assez de composants, puis à les finaliser assez vite pour tenir les délais. C’est aussi ce qui explique pourquoi un doublement des unités vendues ne mène pas automatiquement à un doublement du chiffre d’affaires.

Aujourd’hui, la demande est tirée par la plateforme Blackwell, désormais en production, mais aussi par la future plateforme Vera Rubin. Nvidia estime que Vera Rubin pourrait générer autour de 40 milliards de dollars de revenus par gigawatt, contre 25 milliards pour Blackwell. L’écart donne une bonne idée de la montée en gamme visée par le groupe.

Les tensions sur l’offre ne concernent pas seulement les nouveautés. les derniers produits de Nvidia restent difficiles à obtenir, si bien qu’une partie de la demande se reporte sur des GPU plus anciens.

Sur le marché du cloud, les tarifs de location des GPU H100 de Nvidia auraient ainsi grimpé de plus de 20 % en un seul mois. Dans le même temps, Amazon Web Services (AWS) a annoncé vouloir déployer 2 millions de GPU Nvidia supplémentaires d’ici 2028. À lui seul, ce chiffre montre l’ampleur de la demande potentielle.

Reste un point de vigilance. La hausse rapide des prix de la mémoire peut rogner les marges brutes de Nvidia, même si les volumes continuent de progresser à un rythme très soutenu.

Pour l’instant, Nvidia ne semble pas avoir de mal à trouver des débouchés. La vraie inconnue se situe plus bas dans la chaîne : savoir si tout l’appareil industriel pourra suivre.

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Googlebooks: Google lance ses portables premium dès 899 dollars

Google vient de lancer les Googlebooks, une nouvelle ligne de portables premium signée Google. La marque les pense d’abord pour les utilisateurs d’Android et les présente comme une alternative sérieuse aux MacBook d’Apple.

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Les premiers modèles commencent autour de 899 ou 900 dollars aux États-Unis, grimpent souvent entre 1 200 et 1 300 dollars, et sont annoncés par Google à partir de 999 livres au Royaume-Uni et 1 099 euros en France.

Le plus frappant, c’est à quel point Google s’éloigne ici de l’image du Chromebook abordable qu’on associe depuis des années aux salles de classe.

Avec les Googlebooks, Google essaie clairement de faire monter le Chromebook d’un cran, ou plutôt de plusieurs. L’idée est de l’installer sur un segment bien plus haut de gamme, là où les acheteurs regardent déjà du côté d’Apple, de Microsoft et des fabricants de PC Windows.

Ce n’est pas qu’une affaire de nom.

Les Googlebooks tournent sous Googlebook OS, que Google décrit comme un croisement entre ChromeOS et Android. L’objectif est assez clair: garder la simplicité du Chromebook, mais avec une expérience qui ressemble davantage à celle d’un vrai PC moderne, et une connexion beaucoup plus étroite avec le smartphone. Google vise sans détour les gens déjà bien ancrés dans son univers mobile.

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Le vrai argument de vente, c’est justement cette continuité entre les appareils.

Google met en avant une fonction appelée « Continue On ». Selon la marque, elle permet de commencer une tâche sur un téléphone Android puis de la reprendre sur le portable, en retrouvant l’avancement tel quel. Difficile de ne pas penser à ce que les utilisateurs d’Apple connaissent déjà entre iPhone, iPad et Mac. Pour Google, l’enjeu saute aux yeux: rendre le duo téléphone Android + ordinateur portable beaucoup plus naturel qu’avant, puis faire de cette proximité un motif d’achat.

Mais le test décisif se jouera ailleurs, sur les applications.

Google Workspace fonctionne nativement, ce qui assure déjà une base solide pour le travail et la productivité. En revanche, tout l’écosystème Android n’est pas encore parfaitement à l’aise sur grand écran.

Pour certains services conçus avant tout pour le mobile, Google mise sur « App Cast », un système que l’entreprise présente comme capable d’afficher l’application du téléphone sur l’écran du portable. Ça peut dépanner. Mais ça met aussi en lumière la limite actuelle du projet: tout dépendra de la vitesse à laquelle les développeurs proposeront de vraies expériences pensées pour l’ordinateur, pas simplement transposées depuis le mobile.

Côté matériel, Google n’a pas fait les choses à moitié.

Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo lancent des modèles en aluminium ou en magnésium, avec écrans tactiles haute définition, 16 Go de mémoire vive au minimum, et des puces Intel Core Ultra ou Qualcomm Snapdragon X Elite. Sur le papier, c’est nettement plus ambitieux que le Chromebook moyen.

Le souci, c’est que Google arrive maintenant dans une tranche de prix où les consommateurs comparent tout de suite avec des MacBook Air, des PC Copilot+ ou des ultrabooks Windows déjà bien installés.

Les premières réactions montrent bien ce tiraillement.

L’intégration avec Android et la montée en gamme du matériel sont plutôt bien accueillies, mais beaucoup se demandent où en est vraiment la partie logicielle, et s’il est judicieux d’afficher des prix aussi élevés alors que le marché des Chromebooks traverse un ralentissement. Mieux vaut donc garder un peu de recul. En lançant les Googlebooks, Google ne cherche plus seulement à vendre un ordinateur simple: la marque vend une nouvelle promesse, et celle-là coûtera bien plus cher à démontrer.

Apple préparerait un Home Hub: un écran intelligent centré sur Siri

Apple travaillerait, d’après plusieurs sources qui vont dans le même sens, sur un Home Hub, un écran intelligent pensé pour devenir le point central de la maison connectée. La marque n’a encore rien annoncé officiellement, mais l’appareil mettrait Siri au cœur de l’expérience et servirait à rassembler plusieurs usages domestiques au même endroit.

Toujours d’après ces informations, Siri ne serait pas un simple ajout parmi d’autres. L’assistant occuperait une place centrale, au point que le calendrier de lancement dépendrait en grande partie de ses progrès. Ce serait aussi la raison pour laquelle le projet aurait mis autant de temps à avancer.

L’idée, sur le papier, est assez claire: proposer un appareil partagé par toute la famille, capable de gérer les accessoires HomeKit, la lecture vidéo et audio, les appels, les recettes, les Notes, les calendriers, ainsi que d’autres petites tâches du quotidien.

Le Home Hub serait présenté comme un produit à part entière, différent d’un iPad comme d’un HomePod. Apple l’aurait conçu pour rester installé à un endroit clé de la maison, là où l’on peut jeter un œil rapidement à des infos utiles, piloter plusieurs appareils connectés à la fois et accéder sans détour aux services Apple.

La promesse principale reposerait sur une version de Siri plus naturelle dans la conversation. L’assistant ne se limiterait plus à exécuter des ordres formulés mot pour mot. Il pourrait comprendre des demandes dites plus simplement, répondre avec plus de contexte et gérer plusieurs accessoires HomeKit à l’intérieur d’une seule commande.

C’est d’ailleurs ce point précis qui relierait le calendrier du produit aux améliorations de Siri intégrées aux versions récentes d’iOS, si l’on en croit les différentes fuites.

Du côté du matériel, les rumeurs parlent d’un écran d’environ 7 pouces, avec un format plutôt carré, des bordures fines et des coins arrondis. L’ensemble se rapprocherait davantage d’un Amazon Echo Show que d’un iPad mini, avec un appareil pensé pour rester affiché dans une pièce, pas pour être transporté partout.

Deux versions seraient en préparation. La première serait un modèle à poser, avec une base dans l’esprit d’une enceinte. La seconde prendrait la forme d’une version murale aimantée. L’interface, elle, mélangerait des éléments venus d’iOS, de tvOS et de watchOS, avec des widgets, des cadrans d’horloge personnalisables et un accès rapide à Notes, Rappels ou Calendrier.

Dans le même temps, certaines rumeurs parlent aussi de mises à jour matérielles pour le HomePod mini et l’Apple TV, avec des puces plus rapides, de quoi mieux accompagner cet ensemble d’appareils domestiques.

Un autre point attire l’attention: la personnalisation. Le Home Hub embarquerait une caméra frontale capable de reconnaître la personne présente dans la pièce afin d’afficher les bonnes informations, qu’il s’agisse de notes, de rendez-vous, d’actualités, de musique ou de podcasts.

Fait assez étonnant, ce système pourrait fonctionner sans reprendre tout l’arsenal matériel de Face ID, d’après plusieurs rumeurs. Apple pourrait ainsi adapter l’expérience à chaque membre du foyer tout en gardant un produit plus simple, et peut-être moins cher à fabriquer. Reste la question de la caméra elle-même, qui soulève déjà des interrogations sur le consentement , la sécurité des données et le respect de règles comme le RGPD.

Pour l’instant, Apple n’a toujours rien officialisé. Le projet, développé depuis plusieurs années sous le nom de code J490, aurait été repéré dans du code de la version candidate de macOS 26.7 et ferait déjà l’objet de tests à domicile chez certains employés, d’après plusieurs sources.

Une sortie dès octobre 2026 revient souvent dans les rumeurs, même si la marque n’a rien confirmé. Si tout cela se vérifie, Apple aurait enfin une réponse crédible face aux Echo Show d’Amazon et aux Nest Hub de Google.

Mieux vaut donc rester prudent. Rien n’est encore acté, mais nous suivrons le dossier de près.

Mazda Skyactiv-G : ces moteurs figurent toujours parmi les plus fiables

En 2025, les moteurs essence Skyactiv-G de Mazda gardent une réputation de fiabilité assez rare sur le marché. Beaucoup de propriétaires disent avoir passé les 320 000 km avec un entretien suivi. De son côté, Mazda s’est hissé à la troisième place du J.D. Power U.S. Vehicle Dependability Study 2025, selon J.D. Power. Et la Mazda3 berline animée par un moteur Skyactiv-G décroche aussi un 4/5 en fiabilité sur RepairPal, soit mieux que la moyenne d’après RepairPal.

Depuis leur lancement en 2011, ces quatre-cylindres essence se sont construit cette image à rebours de la grande vague du downsizing.

Pendant qu’une bonne partie de l’industrie partait sur des petits moteurs turbo, plus complexes par nature, Mazda est longtemps resté fidèle à une recette atmosphérique axée sur le rendement. Au bout du compte, cela veut dire moins de pièces exposées à de fortes contraintes, donc, potentiellement, moins de pannes lourdes et coûteuses avec les années.

Ce qui fait le cœur du concept Skyactiv-G n’est d’ailleurs pas la suralimentation, mais un taux de compression élevé.

Sur le 2,5 litres Skyactiv-G de Mazda, on tourne en général autour de 13:1, là où certains concurrents comme la Volkswagen Jetta affichent plutôt 11,5:1, selon les fiches techniques constructeur. Dit simplement, Mazda va chercher plus d’énergie à chaque cycle de combustion. Cela améliore à la fois le rendement thermique et les performances, sans s’en remettre à un turbo.

Mazda s’est aussi attaqué aux pertes internes du moteur.

Les blocs Skyactiv-G utilisent notamment des culbuteurs à rouleaux dans la distribution et des jupes de piston plus courtes, toujours selon Mazda. Ces deux choix limitent les frottements, la chaleur parasite, l’énergie perdue et, sur la durée, l’usure des pièces. Le constructeur emploie aussi des composants internes plus solides, par exemple un vilebrequin en acier forgé à la place d’un modèle en fonte moulée, une solution généralement jugée plus résistante aux contraintes selon Mazda.

La bonne image des moteurs Skyactiv-G ne vient pas seulement du moteur lui-même. Elle tient aussi à ce qu’il y a autour.

Mazda a souvent marié les Skyactiv-G à une boîte automatique classique à six rapports plutôt qu’à une transmission CVT. Pour beaucoup d’automobilistes, et aussi pour certains spécialistes, ce choix inspire davantage confiance sur le long terme, que ce soit pour l’agrément, l’entretien ou la durabilité.

Évidemment, aucun Skyactiv-G n’est irréprochable.

Parmi les problèmes remontés par des propriétaires, on retrouve l’encrassement des soupapes d’admission, un classique des moteurs à injection directe. S’ajoutent des culasses fissurées sur certaines premières versions du 2,5 litres, avec des fuites de liquide de refroidissement à la clé. Et il faut rester prudent sur la désactivation des cylindres présente sur certains modèles plus récents : il est encore trop tôt pour juger clairement son effet à très long terme, même si les propriétaires gardent déjà un œil dessus.

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Grand Coulee: au moins 23 millions de panneaux solaires pour l’égaler

Rien qu’en ordre de grandeur, remplacer le barrage hydroélectrique de Grand Coulee, dans l’État de Washington, par du solaire demanderait au bas mot 23 millions de panneaux de 500 watts. Grand Coulee produit autour de 21 milliards de kWh par an, tandis qu’un panneau solaire standard génère en gros entre 500 et 900 kWh par an selon l’ensoleillement, d’après les chiffres de l’U.S. Energy Information Administration. Dit comme ça, le volume donne déjà le tournis. Et ce total ne dit encore rien d’un point décisif: avoir de l’électricité au moment où il en faut.

C’est là que tout se joue. Produire autant d’énergie sur une année n’a rien à voir avec remplacer, dans les faits, une infrastructure entière. Grand Coulee, ce n’est pas seulement une énorme machine à fabriquer des kWh. C’est aussi une source d’électricité pilotable, capable de soutenir le réseau quand la demande grimpe.

Le solaire, lui, produit surtout le jour et reste tributaire de la météo, alors que l’hydroélectricité peut être mobilisée bien plus facilement à la demande. Et un barrage ne sert pas qu’à faire du courant. Beaucoup remplissent aussi d’autres fonctions: réguler les crues, stocker de l’eau potable, alimenter l’irrigation.

Dans ces conditions, un remplacement à l’identique paraît très peu réaliste, même quand les bilans énergétiques annuels, sur le papier, peuvent sembler proches.

Une étude publiée en 2019 dans Nature Sustainability montrait toutefois qu’à l’échelle des États-Unis, le solaire photovoltaïque pourrait, en théorie, produire autant d’électricité que l’ensemble des barrages hydroélectriques du pays. Les chercheurs estimaient qu’il faudrait pour cela environ 529 885 hectares de panneaux, soit à peu près la superficie du Delaware.

Plus surprenant encore, cette surface ne représenterait qu’environ 13 % des terres aujourd’hui occupées par les réservoirs hydroélectriques américains, toujours selon cette même étude publiée dans Nature Sustainability. Si l’on reste dans cette comparaison très théorique, le solaire apparaît donc nettement plus économe en surface que les grandes retenues d’eau liées aux barrages.

L’hydroélectricité fournit encore près de 6 % de l’électricité américaine, répartie sur plus de 1 400 centrales, selon l’U.S. Energy Information Administration.

Le solaire, de son côté, comptait pour environ 4 % du mix en 2023, toujours d’après l’U.S. Energy Information Administration. Mais sa progression va vite. L’agence anticipait même qu’en 2024, le solaire produirait 14 % d’électricité de plus que l’hydro. Cette montée en puissance tient en grande partie à la chute des coûts: depuis 2010, le prix des panneaux solaires a baissé d’environ 90 %, selon les données de l’U.S. Energy Information Administration. Des projets à grande échelle paraissent donc bien plus crédibles aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a dix ans.

Si l’idée de chercher des alternatives aux barrages progresse, ce n’est pas seulement pour une question de coûts ou de volume d’électricité. Il y a aussi leurs effets sur la migration des poissons, le piégeage des sédiments, les changements de température de l’eau, le frein mis à la restauration des plaines inondables, sans oublier le déplacement de certaines communautés autochtones. Et puis il y a l’âge de nombreuses infrastructures, avec tout ce que cela implique en matière de sécurité et de maintenance.

Du coup, de plus en plus de spécialistes ne raisonnent plus en termes de remplacement pur et simple des barrages par le solaire. Ils misent plutôt sur des systèmes hybrides: solaire flottant sur des réservoirs, ou installations photovoltaïques directement sur des sites hydroélectriques, comme on en voit notamment en Thaïlande et en Allemagne. L’idée est assez simple: profiter des connexions déjà en place sur le réseau et associer la production solaire en journée à la souplesse de l’hydro.

En bref, le solaire peut rivaliser avec l’hydro sur le volume annuel. Le remplacer entièrement, c’est une autre affaire.

La Chine freinerait les IPO de robots humanoïdes: après le choc Unitree

Au moment où nous écrivons ces lignes, la Chine serait en train de freiner les introductions en Bourse des entreprises positionnées sur les robots humanoïdes. D’après Reuters, le régulateur des marchés cherche à calmer les ardeurs avant toute cotation, tant que ces sociétés ne sont pas capables de montrer des revenus récurrents, une trajectoire crédible de réduction des pertes, ou une vraie différence sur le plan technologique.

Toujours selon Reuters, la China Securities Regulatory Commission (CSRC) s’appuierait pour cela sur une consigne officieuse destinée à refroidir les velléités de cotation des acteurs du secteur, tant qu’ils ne peuvent pas prouver ces mêmes éléments: des revenus réguliers, un chemin crédible vers moins de pertes, ou une différenciation technologique nette.

Aucune règle formelle, aucune prise de parole publique de la CSRC n’est venue officialiser ce durcissement. Mais si l’on en croit Reuters, le message adressé au marché paraît assez limpide depuis les débuts agités de Unitree Robotics à la Bourse de Shanghai. Nous continuerons à suivre le dossier.

Le cas Unitree Robotics a, visiblement, fait l’effet d’un électrochoc. Introduite sur le marché STAR de la Bourse de Shanghai le 19 août, l’entreprise a levé 6,1 milliards de yuans sur la base d’une valorisation initiale proche de 9 milliards de dollars, rapporte Reuters.

La suite a été spectaculaire. Toujours d’après Reuters, l’action Unitree Robotics a grimpé jusqu’à 460 % en séance, portant brièvement la capitalisation autour de 445 milliards de yuans, avec un ratio cours/bénéfice supérieur à 1 300. Puis l’euphorie est retombée. En quelques semaines, le titre a perdu environ 55 % par rapport à son sommet, ce qui a relancé les craintes d’une bulle sur un secteur encore très jeune.

Reuters indique qu’au moins six entreprises chinoises de robotique humanoïde qui préparaient leur entrée en Bourse devraient maintenant patienter.

Parmi les noms qui circulent dans le secteur, on retrouve notamment Deep Robotics, X Square Robot et AGIBOT. Dans le même temps, toujours selon Reuters, les valorisations sur le marché privé auraient été revues en baisse, avec des reculs de l’ordre de 30 % à 50 %.

Le vrai sujet n’est pas uniquement la nervosité des marchés. Il tient aussi à la nature même du chiffre d’affaires.

Fait assez frappant, les documents d’instruction liés à l’introduction en Bourse montrent que, sur les neuf premiers mois de 2025, seulement environ 9 % des revenus de Unitree Robotics venaient de ventes industrielles. À l’inverse, 73,6 % provenaient de clients issus de la recherche et de l’éducation. De quoi nourrir les doutes sur l’existence, à grande échelle, d’une demande commerciale réellement durable.

Certaines voix du secteur vont même plus loin. Shao Tianlan, le patron de Mech-Mind, a estimé qu’une partie des revenus des humanoïdes venait de “centres de collecte de données, d’opérations avec des parties liées et d’autres montages non durables“.

Reuters avance que si l’on retire ce type de revenus, certaines valorisations pourraient tomber de 60 % à 70 %, même si cette estimation n’a pas, pour l’instant, été largement corroborée. Prudence, donc.

Cela dit, cette retenue sur les IPO ne veut pas dire que la Chine se retire du jeu. Reuters rappelle au contraire que le pays reste, de très loin, le principal moteur mondial du secteur: il aurait compté pour plus de 90 % des livraisons mondiales de robots humanoïdes au premier semestre 2026 et attiré environ 4,4 milliards de dollars d’investissements entre 2017 et le premier semestre 2026.

Les financements privés, eux, continuent d’arriver. LimX a levé 200 millions de dollars en juillet lors d’un tour pré-IPO, tandis que la branche robotique de XPENG a obtenu plus de 900 millions de dollars en août, avant même le lancement de sa production, selon Reuters.

Et Pékin cherche aussi à serrer un peu plus le cadre autour de l’industrie. D’après Reuters, le ministère chinois de l’Industrie a lancé un système d’identifiants numériques uniques pour suivre les humanoïdes sur l’ensemble de leur cycle de vie. Il a aussi publié, en août 2026, un projet de cadre national de normalisation visant au moins 100 standards clés d’ici 2028.

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Windows 11 : 7 réglages à faire dès maintenant pour accélérer et nettoyer votre PC

Windows 11 a déjà de quoi redonner un peu de vitesse à un PC qui rame, sans rien installer de plus. Microsoft propose plusieurs réglages directement dans le système, et c’est plutôt une bonne nouvelle : pas besoin de partir à la chasse au logiciel « miracle » pour retrouver un ordinateur plus réactif au quotidien.

Microsoft PowerToys Télécharger

Le premier réflexe, c’est d’aller voir dans Paramètres > Applications > Démarrage. Désactivez les programmes dont vous n’avez pas vraiment besoin au lancement : messageries, launchers de jeux, outils de synchronisation cloud ou logiciels préinstallés par le fabricant démarrent souvent tout seuls et alourdissent l’ouverture de session.

Autre point à regarder tout de suite : l’espace de stockage. Dans Paramètres > Système > Stockage, Windows 11 affiche clairement ce qui prend de la place sur le disque, qu’il s’agisse des fichiers temporaires, de la corbeille ou du dossier Téléchargements. Faites le tri avant de supprimer, mais ne laissez pas le disque se remplir jusqu’au bord : d’après Microsoft, un stockage presque saturé finit par ralentir l’ensemble, surtout sur les machines un peu anciennes.

Pensez aussi à activer Assistant Stockage. Cette option automatise le nettoyage des fichiers temporaires et peut supprimer, après un délai que vous choisissez, certains éléments de la corbeille ou du dossier Téléchargements.

Windows 11 aime les effets visuels, les animations, la transparence. Sur une petite configuration, c’est parfois là que ça coince le plus. Dans Paramètres > Accessibilité > Effets visuels, coupez la transparence et, si besoin, les animations.

Le résultat ne fera pas d’un vieux PC une machine taillée pour le jeu. En revanche, l’interface paraît souvent plus souple, plus légère. Un détour par le Gestionnaire des tâches peut aussi aider à repérer les applications qui avalent trop de mémoire ou monopolisent le processeur. Si l’une d’elles accapare régulièrement les ressources sans raison évidente, il vaut parfois mieux la réinstaller, voire la désinstaller.

CCleaner Télécharger

Il reste enfin les mises à jour. Dans Paramètres > Windows Update, installez les correctifs en attente : Microsoft rappelle qu’ils servent à combler des failles de sécurité, mais aussi à corriger des soucis de stabilité ou de performances. Même chose pour les pilotes, surtout ceux de la carte graphique et du chipset.

Et si les ralentissements sont apparus d’un coup, lancez une analyse rapide ou complète dans Sécurité Windows pour écarter la piste d’un logiciel malveillant ou potentiellement indésirable. Quand la situation est vraiment trop dégradée, la fonction Réinitialiser ce PC de Windows 11 peut remettre le système en état sans changer de machine. Avant d’en arriver là, couper les applis au démarrage, faire du ménage dans le stockage et alléger un peu l’interface suffit souvent à redonner un second souffle à un ordinateur utilisé tous les jours.

iPhone 20 Pro : Apple testerait déjà un écran presque sans bord

À l’heure où ces lignes sont écrites, Apple testerait, d’après des informations publiées par Digital Chat Station, de nouveaux écrans presque sans bordures pour l’iPhone 20 Pro. Si cette piste se confirme, on parlerait de l’un des changements esthétiques les plus marquants de l’iPhone depuis des années.

Ce que rapporte Digital Chat Station va dans le même sens : Apple chercherait clairement à pousser encore plus loin l’idée d’un smartphone « tout écran ».

Dans les prototypes décrits par le leaker, la face avant serait presque entièrement occupée par l’affichage, avec des bordures réduites à l’extrême et un verre incurvé sur les quatre côtés. Sur le papier, le résultat rappelle certains concepts Android futuristes aperçus ces dernières années, même si rien ne dit, à ce stade, que ce design arrivera tel quel sur le produit final.

Toujours d’après ces informations, Apple testerait un écran de 6,41 pouces pour l’iPhone 20 Pro, et une dalle de 6,96 pouces pour l’iPhone 20 Pro Max.

Les résolutions évoquées seraient de 2 686 x 1 236 pixels et de 2 912 x 1 340 pixels. Mais le point le plus frappant ne serait pas la taille. Ce serait la forme de l’écran : le prototype miserait sur une dalle quasi sans bordures, avec une légère courbure sur les quatre côtés pour rendre les bords presque invisibles à l’œil.

L’idée serait d’obtenir une face avant encore plus immersive que sur les iPhone actuels, sans reprendre pour autant les courbures très agressives vues autrefois sur certains smartphones Android.

Pour l’instant, les fuites parlent d’un écran à poinçon pour loger la caméra frontale.

D’autres rumeurs autour des iPhone attendus vers 2027 évoquent toutefois des travaux sur Face ID, et même sur une caméra placée sous l’écran. Apple pourrait donc passer par une étape intermédiaire avant de viser, plus tard, une façade entièrement débarrassée de toute encoche ou découpe visible.

Cette ambition rappelle forcément plusieurs démonstrations du côté d’Android, notamment des téléphones-concepts à écran sans bord comme le Concept Phone de TECNO.

Xiaomi avait aussi marqué les esprits en 2021 avec un concept à écran « waterfall » quadri-incurvé, dont l’affichage semblait se déverser sur les quatre tranches. La nuance, si les informations relayées par Digital Chat Station sont exactes, c’est qu’Apple chercherait quelque chose de plus discret. Le design est parfois décrit comme « visuellement quadri-incurvé », avec un verre qui donnerait cette impression sans forcément s’appuyer sur une dalle elle-même très courbée.

À ce stade, le design final attendu pour 2027 n’est pas encore arrêté.

Les écrans réellement quadri-incurvés restent compliqués à fabriquer correctement, notamment à cause des risques de distorsion sur les bords et d’autres compromis techniques. Mieux vaut donc rester prudent.

Et même si Apple y parvient, ce type d’écran garde une réputation mitigée : appuis accidentels, fragilité plus élevée, réparations plus coûteuses, problèmes de coques, de protections d’écran, et parfois de lisibilité sur les extrémités.

En clair, Apple semble vouloir renouer avec cette vieille quête du smartphone vraiment sans bordures, dans la lignée du Xiaomi Mi Mix et d’autres expérimentations plus récentes. Mais entre l’effet « waouh » d’un prototype et la réalité d’un appareil grand public, il reste encore pas mal d’obstacles à franchir. Nous vous tiendrons informés.