Google My Maps, c’est nouveau! Comment créer et partager une carte Google personnalisée

Du sur mesure! Avec Google My Maps, on peut créer de nouvelles cartes sur Google Maps en y épinglant différents indicateurs de sites. Pratique pour personnaliser un plan, marquer les étapes d’une route, préparer un itinéraire de vacances, afficher des lieux d’intérêt culturel ou autres, en vue de l’archiver dans son album de voyage, de partager cette carte avec ses amis ou de la publier dans la galerie de Google Maps. My Maps vous permettra même de travailler en mode coopératif avec d’autres utilisateurs qui pourront eux aussi apporter leur contribution au projet.

Lancer My Maps de Google Maps

Accédez à votre page personnelle de My Maps. Là, il vous sera possible d’ouvrir une carte ou d’en créer une nouvelle d’un simple clic de souris.

Bienvenue dans My Maps

L’éditeur de My Maps

En cliquant sur Créer une carte, vous accédez à l’éditeur de cartes de My Maps. L’écran est identique à celui d’une recherche classique sur Google Maps, sauf que, sous la barre d’adresse, on a maintenant une série d’outils. Ces outils vont nous servir à épingler les lieux qui nous intéressent. A chaque fois que l’on épinglera un nouveau lieu sur la carte, il apparaîtra aussi dans le cadre de gauche. Ainsi, Google nous présente la liste de tous les lieux qui sont signalés sur la carte.

Premier itinéraire-premier calque sur My MapsLe fonctionnement de My Maps se fonde sur les calques. Chaque calque regroupe un certain nombre d’épingles sur la carte. Ainsi, il nous est possible, à l’aide d’un simple clic de souris, d’afficher ou de cacher des groupes entiers d’épingles. Les calques permettent de gérer des parcours alternatifs, des descriptions des lieux et des zones au sein d’une seule et même carte. Par exemple, sur ce plan de Barcelone, nous avons créé deux calques, correspondant à deux itinéraires possibles de découverte.

Deuxième itinéraire-deuxième calque sur My MapsEn cliquant sur le cadre, on peut donner un nom à la carte et configurer les différents calques.

Donner un nom à la carteNeuf types de cartes de base

En bas du cadre de gauche, en déroulant le menu de la petite flèche, vous pouvez sélectionner l’un des neuf types de carte à disposition comme carte de base. En plus des affichages classiques de Google Maps, Carte et Satellite, vous trouverez: Relief, Eléments géographiques atténués et frontières politiques, Ville en monochrome, Atlas simple, Masse terrestre claire, Masse terrestre sombre et Eaux blanches.

On passe assez facilement de l’une à l’autre. Pour mieux visualiser vos repères, il suffit d’utiliser la carte de base la plus adaptée à vos besoins.

Google My Maps: Choisir un style de carte

Epingler des repères

Avec les outils situés sous la barre de recherche, vous pouvez ajouter toutes sortes d’informations à la carte de base. En cliquant sur l’icône correspondante, vous pouvez épingler un repère sur la carte, lui donner un nom et ajouter une description.

ajouter un repèreMy Maps positionne un repère rouge sur la carte et affiche un cadre permettant de renseigner toutes les informations souhaitées.

renseigner le repèreTracer librement des lignes, des périmètres, des parcours

Grâce à l’instrument Tracer une ligne, vous pourrez dessiner librement votre itinéraire sur la carte pour tracer un parcours à faire en voiture, à bicyclette ou à pied.

Une fois le type de parcours choisi, le pointeur de la souris trace la ligne automatiquement sur la carte. La seule chose à faire sera de le guider à l’aide de la souris.

tracer un parcoursAvec un clic de souris, on peut marquer un certain nombre d’étapes tout au long du parcours. Ces étapes apparaissent par ordre chronologique sous la forme d’une liste dans le cadre du calque correspondant. Il sera ensuite possible de donner un nom à chacune des étapes.

Google My Maps: ajouter des étapes au parcours

Ajouter un itinéraire automatique

Toujours en partant des outils de My Maps, on peut ajouter automatiquement d’autres itinéraires sur la carte. Il suffira pour cela de cliquer sur le bouton Ajouter un itinéraire.

ajouter un itinéraireDans le cadre de gauche, on sélectionne le point de départ et d’arrivée et, lorsque cela est nécessaire, les étapes intermédiaires. On indique aussi s’il s’agit d’un parcours en voiture, piétonnier ou si le périple prévoit l’utilisation des transports en commun. Google affichera ensuite automatiquement le meilleur parcours réalisable.

Google My Maps: ajouter un itinéraire

Mesurer les surfaces et les distances

En cliquant sur l’icône de la règle, il est possible de mesurer les zones et les distances sur la carte.

mesurer les distances et les zonesGoogle affiche automatiquement le périmètre et la superficie totale dans un cadre informatif.

Google My Maps: mesurer une surface

En sélectionnant une superficie déterminée, vous pouvez aussi transférer des objets ou des zones dans une carte de base différente.

Google My Maps: changer le style de la carte de base

Partager les cartes

Google sauvegarde automatiquement les cartes créées dans votre galerie personnelle. En cliquant sur le bouton Partager, vous pourrez mettre votre carte en commun de manière publique ou en privé.

Google My Maps: partager sa carte

Vous disposez de deux possibilités: partager la carte par le biais d’un lien ou l’envoyer par mail à d’autres utilisateurs de Google. L’outil de partage permet également à plusieurs utilisateurs de modifier les cartes en mode coopératif.

Google My Maps share custom map 03

Avec My Maps, Google a élevé les standards de personnalisation des cartes. Grâce à une bonne panoplie d’outils et un mode de travail très intuitif, l’application est certainement le meilleur moyen que l’on possède actuellement de se fabriquer une carte sur mesure.

A lire aussi:

Article original de Markus Kasanmascheff – Softonic.de. Traduit et adapté de l’allemand.

Kim Dotcom lance Baboom : les dessous d’une fausse révolution musicale

Kim Dotcom, le fantasque fondateur de MegaUpload, vient de dévoiler un aperçu de Baboom, un tout nouveau projet qu’il présente comme une boutique de musique en ligne hybride entre Spotify et iTunes.

À mi chemin entre l’idée géniale et la blague potache, Baboom est surtout un nouveau pied de nez du mauvais garçon du net aux majors du disque. Énième caprice du hacker trublion ou véritable alternative aux canaux de diffusion traditionnels? J’ai mené ma petite enquête.

Baboom

Baboom sert d’écrin à l’œuvre de Kim Dotcom

Tout pour la musique… de Kim Dotcom

Baboom est beau, très beau même. Dommage que le catalogue du service ne compte pour l’instant qu’un seul artiste, Kim Dotcom lui même! C’est bien simple, Baboom se résume aujourd’hui à un superbe écrin pour l’œuvre musicale (tout à fait négligeable) de son fondateur.

Mais, malgré son statut de démonstration et son catalogue plus que limité, Baboom affiche déjà un degré de raffinement qui n’est pas sans rappeler Rdio, une plateforme de streaming musical concurrente.

Un perfectionnisme que l’on retrouve au niveau de la qualité des fichiers que proposera le service. À en croire la version du site présentée au grand public, Baboom permettra à terme le streaming et le téléchargement de chansons en FLAC, un format qui offre une qualité sonore largement supérieure à celle de la majorité des services concurrents.

Mais, au delà de sa superbe carrosserie, c’est au niveau de son modèle économique (soi-disant novateur) que résiderait la véritable innovation de Baboom.

Rdio

Baboom affiche un degré de raffinement comparable à celui de Rdio

Un concept pas si révolutionnaire que ça

Les artistes devraient rendre leur musique accessible gratuitement et les fans ne devraient payer que s’ils l’aiment vraiment

C’est en ces termes que Kim Dotcom résume l’idéologie qui, selon lui, serait à l’origine de la création de Baboom.

Après son lancement, la plateforme permettra aux artistes de publier et de vendre leurs chansons selon leur propres conditions et sans intermédiaires, au nez et à la barbe des majors de l’industrie musicale.

Avec Baboom, les artistes repartiraient avec 90% des recettes engendrées par leur ventes, très loin des 7.7% reversés en moyenne par l’industrie du disque sur les ventes de MP3. Une petite révolution à en croire Kim Dotcom.

Cependant, à y regarder de plus près, la révolution Baboom tiendrait plus du pétard mouillé que du bâton de dynamite.

Le concept de Baboom fait en effet furieusement penser à celui de Bandcamp, une plateforme de distribution de musique en ligne née en 2007 qui permet, elle aussi, de découvrir gratuitement de la musique et de supporter directement ses artistes préférés. Pire, Bandcamp reverse déjà aux artistes une part des recettes sensiblement similaire à l’offre de Baboom (entre 85 et 90%).

Mais si les systèmes de financement et de diffusion alternatifs comme Bandcamp, My Major Company ou Kickstarter connaissent un succès grandissant (les artistes de Bandcamp ont gagné 58 millions de dollars depuis la création du service), Baboom pourrait faire la différence en offrant une visibilité accrue à un modèle économique alternatif pour l’heure peu connu du grand public.

Bandcamp

Le concept de Baboom rappelle beaucoup celui de Bandcamp

Un nouveau modèle pour la publicité sur internet

Si son concept de base est loin d’être aussi révolutionnaire que le clame son créateur, Baboom innove en revanche en mettant en place une solution basée sur la publicité qui devrait permettre aux artistes de gagner de l’argent même s’ils offrent leur musique gratuitement.

À terme, les utilisateurs de Baboom pourront ajouter une extension à leur navigateur qui remplacera les publicités affichées sur internet par des réclames en provenance de la régie de Kim Dotcom.

Les utilisateurs volontaires seront récompensés avec des crédits qu’ils pourront ensuite dépenser sur la plateforme de musique (environ 10 albums gratuits par an).

Mieux, Kim Dotcom entend convaincre les annonceurs de s’émanciper de l’hégémonie des régies publicitaires traditionnelles en vendant ces espaces publicitaires parasites 50% moins cher que la concurrence.

Un projet qui, s’il vient à voir le jour, devrait avoir de graves répercussions sur l’activité des régies publicitaires en ligne et qui ne manquera pas de provoquer l’ire de Google, une entreprise qui, rappelons-le, doit l’essentiel de ses recettes à la publicité (95% en 2012).

Kim Dotcom

Le message ambivalent de Kim Dotcom risque de faire fuir les artistes indépendants

Baboom, un cheval de Troie grimé en boite à musique?

Au delà de toute considération musicale, c’est en fait le nouveau modèle publicitaire imaginé par Kim Dotcom qui représente la véritable révolution de Baboom.

Plus qu’une attaque directe des canaux traditionnels de vente de musique ou des majors de l’industrie du divertissement, la plateforme musicale sera en fait la base de lancement d’un nouveau business juteux, en totale contradiction avec les idéaux libertaires et désintéressés claironnés par son créateur.

Un message ambivalent qui risque fort de faire fuir les artistes indépendants que la plateforme cherche justement à séduire.

En attendant le lancement de Baboom, que diriez-vous de découvrir le service de musique en ligne parfait, plus fort que Spotify, Deezer et Beats Music réunis?

Lire Oubliez Spotify, Deezer et Beats Music! J’ai imaginé l’appli de streaming audio ultime…

Crédits Photo © Ian McPherson