Pixel 11 Pro: HiLight affiche enfin les messages

Disponible dès maintenant pour les Google Pixel 11 Pro compatibles inscrits au programme bêta, Android 17 QPR2 Beta 6.1 apporte enfin une nouveauté attendue: les notifications de messages via la LED HiLight, ce petit voyant lumineux installé au dos des Pixel 11 Pro.

Concrètement, ce témoin au dos du téléphone peut maintenant s’allumer ou clignoter deux fois quand un message entrant vient d’un contact ajouté aux favoris. Google présente cette fonction comme déjà active sur les modèles compatibles.

Ce petit ajout compte plus qu’il n’y paraît. Jusqu’ici, HiLight donnait surtout l’impression d’un composant matériel pas vraiment poussé jusqu’au bout. Au lancement, la LED servait surtout pour les appels entrants de contacts favoris et, dans certains cas, lorsque Google Gemini tournait en arrière-plan.

L’arrivée des alertes pour les messages répond à une critique qui revenait souvent: l’idée était bonne, mais les usages restaient trop limités. Pouvoir signaler l’arrivée d’un SMS ou d’un message envoyé par un proche change tout de suite la donne. D’un coup, l’option devient beaucoup plus logique au quotidien.

Cette amélioration reste réservée aux appareils qui intègrent le matériel HiLight, donc aux Pixel 11 Pro , Pixel 11 Pro XL et Pixel 11 Pro Fold. Les autres Pixel passent à côté, même avec la même mise à jour logicielle installée.

Pour l’instant, tout porte à croire que cela fonctionne surtout avec Google Messages. En revanche, on ne sait pas encore vraiment jusqu’où va la compatibilité avec les autres services de messagerie. Mieux vaut donc attendre un peu avant d’en tirer des conclusions trop larges.

Reste aussi une question: est-ce que des apps comme WhatsApp pourront, à terme, déclencher les mêmes alertes pour les messages ? Les appels WhatsApp seraient déjà capables d’activer HiLight, ce qui laisse penser que ce n’est pas impossible. Nous vous tiendrons au courant.

Google a rangé ces nouveaux réglages dans Paramètres > Système > HiLight, dans la section « Gérer les expériences ». On peut y activer ou couper les alertes liées aux appels et aux messages.

Il y a aussi un réglage plus précis contact par contact. Depuis la fiche d’un correspondant dans Google Contacts, on peut activer ou désactiver séparément les alertes d’appel et de message. Dans les faits, cela permet de garder HiLight pour quelques personnes qui comptent vraiment, au lieu de transformer la LED en voyant de notification permanent.

Plus étrange, Android 17 QPR2 Beta 6.1 n’ajoute aucun nouveau coloris HiLight, alors que d’anciennes versions de test laissaient entrevoir cette possibilité. Et certains utilisateurs continuent de trouver le concept un peu bancal: une LED placée à l’arrière du téléphone se remarque surtout quand l’appareil est posé face contre table.

Android 17 QPR2 Beta 6.1 peut déjà être installé sur les Pixel 11 Pro compatibles inscrits au programme bêta. Pour le grand public, la version stable de QPR2 reste attendue pour décembre, sans doute avec le prochain Pixel Feature Drop. Si Google continue d’élargir les usages de HiLight d’ici là, cette LED pourrait enfin cesser d’être une simple curiosité matérielle pour devenir une fonction vraiment utile au jour le jour.

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US Air Force : deux ex-militaires condamnés pour une fraude BEC à 2 millions de dollars

D’après le Department of Justice (DoJ) américain, deux anciens membres de l’United States Air Force (US Air Force) viennent d’être condamnés aux États-Unis dans une vaste affaire de Business Email Compromise (BEC), autrement dit de compromission d’e-mails professionnels, couplée à des campagnes de phishing qui ont permis de détourner plus de 2 millions de dollars.

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Chijioke Timothy Odimegwu, 25 ans, et Harafat Mogaji, 26 ans, tous deux du Delaware et affectés à la base aérienne de Dover au moment des faits, ont écopé à eux deux de 189 mois de prison fédérale. Le Department of Justice affirme qu’ils ont détourné plus de 2 millions de dollars au préjudice d’au moins 15 organisations américaines.

Selon les autorités américaines, les deux hommes ont d’abord compromis des comptes de messagerie professionnels, puis se sont fait passer pour des employés ou des partenaires commerciaux afin de faire rediriger des paiements. Pendant près de deux ans, ils auraient envoyé des e-mails de phishing et des spams à des entreprises américaines pour voler des identifiants de messagerie, d’après le DoJ.

Une fois l’accès obtenu, ils utilisaient les comptes compromis, ou des adresses falsifiées, pour se faire passer soit pour les victimes elles-mêmes, soit pour leurs partenaires. Ils demandaient ensuite que les virements soient envoyés vers des comptes placés sous leur contrôle, selon les enquêteurs.

Particularité du dossier, cette campagne reposait moins sur des malwares complexes que sur l’usurpation d’identité et la manipulation des processus financiers. Les enquêteurs citent notamment un virement de plus de 1,68 million de dollars détourné au détriment d’une victime à Iowa City, ainsi que plus de 720 000 dollars volés à une autre victime dans l’Ohio.

Le dossier ne s’arrête pas à la seule compromission d’e-mails. Le Department of Justice indique que les deux condamnés ont aussi mis la main sur des numéros de compte, des codes PIN et des données de cartes de crédit et de débit. Parmi les victimes figure aussi une organisation à but non lucratif située à Pella, dans l’Iowa.

Les autorités ajoutent que les prévenus ont acheté à des complices d’autres données financières volées afin d’effectuer des transactions non autorisées.

Odimegwu a été condamné à 111 mois de prison et devra verser 366 617,59 dollars de restitution, selon le Department of Justice. Mogaji, de son côté, a écopé de 78 mois et devra rembourser 995 680,45 dollars.

Les deux hommes ont été immédiatement placés en détention et devront aussi se soumettre à trois ans de liberté surveillée à l’issue de leur peine, toujours d’après le Department of Justice.

Le BEC reste, dans les faits, l’une des cyberescroqueries les plus coûteuses. Le Federal Bureau of Investigation (FBI) classe ce type d’attaque parmi les crimes en ligne les plus onéreux, avec plus de 3 milliards de dollars de pertes signalées sur la dernière année, selon les chiffres de l’Internet Crime Complaint Center (IC3).

Le fait que les auteurs étaient des militaires en service actif ravive aussi les inquiétudes autour de la menace interne et des mécanismes de contrôle. L’affaire tombe d’ailleurs peu après une autre condamnation très médiatisée impliquant un ancien soldat américain, Cameron John Wagenius, dans un dossier distinct de piratage lié à des comptes Snowflake et à des données télécoms, toujours selon le Department of Justice.

Uhura Bionics lance des « lunettes pour la voix » après le cancer de son fondateur

Redonner une voix plus naturelle après une laryngectomie, c’est le pari d’Uhura Bionics. Cette startup lancée en 2023 conçoit des appareils portables pour y parvenir. D’après l’entreprise, elle cherche à aller au-delà du timbre monotone des solutions actuelles et vend déjà ses produits comme dispositifs de bien-être, sans remboursement pour le moment.

La suite, pour Uhura Bionics, passe par un changement de statut. La startup veut obtenir en Europe une classification comme dispositif médical de classe I, puis suivre le même chemin aux États-Unis, avec l’idée d’ouvrir ensuite l’accès à une prise en charge partielle par les assurances. Ce projet a quelque chose de très personnel pour son fondateur, Konrad Zieliński. Il a perdu sa voix à cause d’un cancer pendant ses études à l’Université de Varsovie, avant de consacrer un doctorat aux systèmes bioniques pensés pour les personnes ayant subi une ablation du larynx.

Uhura Bionics promet des dispositifs vocaux non invasifs capables de rendre la parole plus expressive. Il ne s’agit pas seulement d’être compris. L’enjeu, c’est aussi de retrouver de l’intonation et, à terme, des usages plus spontanés, plus vivants, comme rire, crier ou même chanter.

Aujourd’hui, une personne laryngectomisée se retrouve en général face à deux grandes options. D’un côté, l’électrolarynx, un appareil qu’on tient à la main et qui donne souvent une voix plate, très mécanique. De l’autre, les prothèses vocales implantées par chirurgie, plus proches d’une voix naturelle, mais avec un entretien régulier à prévoir et un risque de complications.

C’est entre ces deux voies qu’Uhura Bionics essaie de s’installer, avec une solution plus simple qu’un implant et plus agréable au quotidien qu’un boîtier classique. Dans ce domaine, la technique compte, bien sûr. Mais la façon dont l’objet se porte, se manipule, et ce qu’il laisse à la personne en termes de dignité, compte tout autant.

Selon la société, la gamme comprend pour l’instant deux produits. Un premier modèle est proposé à 500 dollars. Une version plus haut de gamme est affichée à 1 500 dollars. Détail inattendu, ce second appareil porte le nom de Whitney, un clin d’œil à la chanteuse Whitney Houston.

Pour l’instant, ces appareils sont financés directement par les patients, ce qui reste un vrai obstacle pour une technologie destinée à des personnes déjà passées par un parcours médical lourd. Uhura Bionics explique aussi que sa feuille de route prévoit l’ajout de voix plus aiguës pour les femmes, ainsi que des options de personnalisation pour éviter que tout le monde finisse avec exactement la même voix.

Konrad Zieliński chiffre à environ 2 milliards de dollars le marché des dispositifs destinés aux personnes laryngectomisées. Et le champ pourrait s’élargir si cette technologie trouve ensuite sa place dans d’autres troubles de la parole.

Uhura Bionics avance dans un secteur où l’on croise déjà des acteurs comme Atos Medical et Laronix. En parallèle, la restauration de la parole attire aussi des travaux de recherche de très haut niveau, du côté de Stanford, mais aussi à l’UC Berkeley et à l’UCSF, notamment sur les interfaces cerveau-ordinateur.

Mieux vaut garder une part de réserve. Les évaluations cliniques indépendantes et menées sur le long terme au sujet de l’efficacité d’Uhura Bionics restent encore peu documentées publiquement. Il n’empêche, la proposition vise quelque chose de très concret : rendre une voix, oui, mais aussi rendre un morceau d’identité.

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Type 004: le porte-avions chinois pourrait devenir le plus grand du monde

En 2026, si l’on se fie aux images satellite et aux analyses occidentales, le Type 004, quatrième porte-avions chinois, serait en train de prendre forme sur le chantier naval de Dalian, dans la province du Liaoning. Si les évaluations qui circulent aujourd’hui se confirment, il pourrait devenir le projet naval le plus ambitieux jamais mené par Pékin et, à terme, le plus grand navire de guerre du monde.

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Les premiers indices d’assemblage de la coque sont apparus en 2025. Des images plus récentes, prises en 2026, laisseraient voir une avancée rapide des travaux. Pour l’instant, l’essentiel de ce que l’on sait vient de l’imagerie satellite et du travail d’analystes spécialisés, Pékin n’ayant publié aucune donnée technique officielle.

Les estimations les plus souvent reprises parlent d’une longueur située entre 336 et 339 mètres. Détail assez frappant: dans le haut de cette fourchette, le Type 004 dépasserait légèrement l’USS Gerald R. Ford américain, qui mesure 337 mètres. Même réserve sur le déplacement: plusieurs spécialistes avancent 110.000 à 120.000 tonnes, donc au-dessus des quelque 100.000 tonnes de la classe Ford.

La vraie question stratégique, c’est la propulsion. D’après plusieurs analyses occidentales, le Type 004 pourrait devenir le premier porte-avions nucléaire chinois. Certaines images satellite laisseraient apparaître des compartiments compatibles avec une protection de réacteur, mais on n’en est pas encore à une preuve définitive. Si cette option se confirme, elle changerait beaucoup de choses: davantage d’autonomie, une dépendance moindre au ravitaillement, et une endurance bien supérieure à celle des porte-avions conventionnels. Dit plus simplement, la marine chinoise pourrait mener des opérations plus longues, et beaucoup plus loin.

Autre point très surveillé: plusieurs analyses s’attendent à voir le Type 004 équipé de catapultes électromagnétiques, les EMALS, la même technologie que sur l’USS Gerald R. Ford. Ce serait un vrai saut par rapport au tremplin de décollage des deux premiers porte-avions chinois, dans la continuité du cap technologique déjà marqué par le Fujian, le Type 003. Avec un tel système, le futur bâtiment pourrait faire décoller une palette d’appareils plus large, y compris des avions plus lourds, tout en accélérant le rythme des opérations aériennes. Certaines estimations vont jusqu’à évoquer une capacité de 90 aéronefs. De quoi renforcer très nettement la capacité de projection de puissance de la marine chinoise bien au-delà de ses eaux régionales.

La Chine possède déjà trois porte-avions. Washington estime de son côté qu’elle pourrait en viser jusqu’à neuf d’ici 2035. Vu sous cet angle, le Type 004 ressemble à l’étape suivante, presque attendue, dans cette montée en puissance.

Beaucoup de zones grises demeurent. Les dimensions exactes, l’architecture interne, la doctrine d’emploi, la composition du groupe aérien, le calendrier réel: sur tous ces points, aucune confirmation officielle n’existe pour le moment. Sauf accélération inattendue, le navire ne devrait pas entrer en service avant 2027 au plus tôt, si l’on s’en tient aux estimations actuelles.

Il faut donc garder la tête froide. Pour l’instant, le Type 004 tient surtout du signal stratégique: Pékin veut clairement évoluer dans la même catégorie que les États-Unis et, peut-être, au moins sur le papier, faire mieux. On continuera à suivre le dossier.

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Opera pour Android offre désormais 3 Go d’eSIM gratuits dans 47 pays

Opera ajoute un nouvel argument à son appli Android : d’après l’entreprise, le navigateur intègre désormais une eSIM de voyage gratuite, avec 3 Go de données 5G offerts et aucun frais de départ. Le principe est simple : permettre aux utilisateurs d’avoir une connexion dès leur arrivée à l’étranger, sans devoir acheter une carte SIM locale ni sortir le tiroir SIM du téléphone. Opera précise que cette eSIM fonctionne dans 47 pays, mais les 3 Go ne restent valables que 3 jours après l’activation.

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On voit bien à qui s’adresse la nouveauté : les voyageurs occasionnels. L’activation passe par l’application Opera, ce qui peut surprendre, mais la connexion ne sert pas uniquement au navigateur. Toujours selon Opera, elle profite à tout le smartphone. Concrètement, cela peut dépanner pour lancer Maps, envoyer des messages, relever ses e-mails ou ouvrir une appli de transport dès la sortie de l’avion.

Opera dit pouvoir utiliser cette eSIM dans 47 pays. Le navigateur essaie donc de se poser comme une porte d’entrée pratique vers la connectivité en voyage, et pas seulement comme un petit service greffé à l’application, dans un marché des navigateurs mobiles déjà saturé.

Il y a quand même de vraies limites. Ces 3 Go expirent au bout de 3 jours, d’après Opera, ce qui en fait surtout une roue de secours pour un court séjour, une escale ou les tout premiers jours sur place.

Pour partir plus longtemps, il faudra ensuite passer à la caisse. Opera prévoit des recharges de 3 Go, 5 Go ou 10 Go, avec des prix qui changent selon la destination. On est donc sur une formule très classique : un essai gratuit, puis un achat si l’utilisateur veut continuer.

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Autre point à avoir en tête : l’offre de 3 Go n’est pas disponible partout. Pour l’instant, Opera la réserve aux utilisateurs qui résident dans 10 pays : les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, les Émirats arabes unis, le Brésil, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège et la Pologne.

Et tous les téléphones Android ne pourront pas en profiter. D’après Opera, il faut un smartphone sous Android 10 ou plus récent, compatible eSIM et non bloqué par un opérateur. S’il manque une seule de ces trois conditions, l’option ne sera tout simplement pas utilisable. Côté iPhone, rien pour le moment : Opera dit n’avoir aucune annonce à faire sur une éventuelle prise en charge d’iOS.

L’intérêt n’est d’ailleurs pas seulement pratique. Il y a aussi une logique assez claire derrière tout ça. Opera cherche à enlever un maximum d’étapes au moment d’activer une connexion mobile à l’étranger, tout en essayant de se distinguer face aux navigateurs concurrents, à une époque où les fonctions purement web ne suffisent plus toujours à faire la différence.

Le groupe arrive aussi sur un marché du voyage connecté devenu très disputé, où des services comme Airalo ou Holafly ont déjà pris leur place. La promesse est connue, mais elle parle au public : une alternative plus simple que l’itinérance classique et les cartes SIM physiques.

Mieux vaut quand même garder un peu de recul. Il reste des zones floues sur la confidentialité et sur les performances réelles selon les pays et les réseaux partenaires, et les premiers retours indépendants sur le service d’Opera sont encore rares. À voir, maintenant, si l’argument de la gratuité et de l’intégration suffira à convaincre au-delà de l’effet nouveauté.

Gemini remplace déjà Google Assistant sur Android : le retour à Assistant disparaît

Fin septembre 2026, Google remplace peu à peu Google Assistant par Gemini sur un nombre grandissant de smartphones Android. Sur les appareils qui ont déjà reçu la mise à jour, l’option pour revenir à Google Assistant a souvent disparu du menu du compte dans l’application Gemini. En pratique, Gemini devient donc l’assistant par défaut et, dans beaucoup de cas, le seul choix encore proposé.

Le mouvement avait commencé les 3 et 4 septembre 2026. À ce moment-là, Google évoquait, via 9to5Google, un déploiement étalé sur plusieurs semaines. Mais en toute fin de mois, beaucoup d’utilisateurs disent déjà avoir vu Google Assistant disparaître de leur téléphone. La transition est donc bien en cours, et plus seulement sur le papier.

Et ça ne touche pas uniquement le smartphone.

D’après plusieurs témoignages d’utilisateurs repérés notamment par 9to5Google, le basculement s’étend aussi aux tablettes Android et aux accessoires liés au téléphone, comme les montres Wear OS, les écouteurs, les casques compatibles et Android Auto. À l’inverse, Google Assistant reste pour l’instant en place sur les enceintes et écrans connectés Google Home et Nest, toujours selon 9to5Google.

L’accueil, lui, reste franchement tiède. Dans les retours relayés par 9to5Google, beaucoup d’utilisateurs jugent que Google Assistant tenait mieux la route pour les tâches du quotidien: maison connectée, routines, automatisations, appels, messages, commandes rapides en voiture via Android Auto. Gemini est souvent décrit comme plus lent, ou moins fiable, dès qu’on parle de ces usages très concrets, là où Google Assistant allait droit au but avec des commandes simples et prévisibles.

Le reproche qui revient le plus, dans ces mêmes retours relayés par 9to5Google, concerne les fonctions perdues, absentes ou déplacées. Plusieurs utilisateurs parlent d’un traitement moins convaincant pour les actions liées aux contacts, de commandes hors ligne moins présentes, et de la disparition de certains outils hérités de Google Assistant. Le mode Interprète en fait partie: il renvoie désormais vers Google Translate au lieu d’être intégré directement dans l’assistant.

Pour autant, Gemini n’est pas moins bon sur tous les terrains. Toujours d’après les retours relayés par 9to5Google, le service est généralement jugé plus à l’aise que Google Assistant pour résumer un texte, préparer un brouillon, trouver des idées ou lancer une recherche plus contextualisée. Le vrai problème est ailleurs: pour beaucoup, ces points forts ne compensent pas les pertes sur les usages les plus simples.

Ce remplacement est loin d’être anodin. Selon 9to5Google, Google pousse Gemini à très grande échelle: l’application autonome aurait atteint environ 950 millions d’utilisateurs actifs mensuels au deuxième trimestre 2026. Et d’après les chiffres cités par 9to5Google, le service représentait près de 27,9 % du trafic mondial des assistants conversationnels sur le web en mai 2026.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, plusieurs zones floues demeurent: le calendrier précis hors États-Unis et Europe, l’équivalence réelle des fonctions dans les langues autres que l’anglais, et les conséquences pour les utilisateurs qui comptaient sur Google Assistant pour ses commandes hors ligne et son comportement plus prévisible. Mieux vaut donc rester prudent. Nous continuerons à suivre l’évolution de la situation.

WeatherNext de Google DeepMind franchit un cap: un jour d’alerte en plus pour les ouragans

En 2026, Google DeepMind affirme avoir franchi une étape importante dans la prévision des cyclones tropicaux. Son modèle, WeatherNext Cyclones, est présenté dans une étude publiée dans Nature, à partir d’évaluations menées avec le National Hurricane Center (NHC) et d’autres institutions. D’après l’entreprise, l’outil permettrait de gagner en moyenne près de d’une journée de prévisions réellement exploitables. Pour les régions exposées, ce délai supplémentaire pourrait changer concrètement la préparation, même si les spécialistes rappellent qu’un système de ce type ne remplace pas les modèles physiques traditionnels et qu’il doit encore être validé dans tous les bassins.

WeatherNext Cyclones produirait aujourd’hui des prévisions de trajectoire, d’intensité et de structure des vents parmi les plus justes du moment. Le modèle a d’ailleurs attiré l’attention lors de la Gizmodo Science Fair 2026. Si l’on se fie à l’étude parue dans Nature et aux tests réalisés avec le National Hurricane Center et d’autres institutions, le système offrirait en moyenne presque une journée de plus de prévisions utilisables.

Pour les territoires menacés, 24 heures de marge peuvent suffire à changer la suite des événements.

En matière de prévision cyclonique, ce n’est pas un détail. Dans l’étude publiée dans Nature, les chercheurs vont jusqu’à comparer ce bond à environ dix années de progrès obtenus par les méthodes classiques.

Google DeepMind met en avant trois points sur lesquels WeatherNext Cyclones se serait particulièrement démarqué, d’après l’étude publiée dans Nature : la trajectoire de la tempête, son intensification et l’évolution de ses vents. Et c’est justement l’intensité qui reste l’un des casse-tête les plus tenaces de la discipline.

Les générations précédentes de ce genre d’outil savaient déjà plutôt bien anticiper les déplacements. En revanche, elles étaient moins convaincantes quand il fallait estimer jusqu’où une tempête allait se renforcer. Les météorologues connaissent bien la difficulté : la trajectoire dépend surtout de grands courants atmosphériques, alors que l’intensité se joue dans des mécanismes thermodynamiques beaucoup plus fins, au plus près du cœur du système.

Pendant sa première mise en service opérationnelle, lors de la saison atlantique 2025, WeatherNext Cyclones s’est surtout fait remarquer face à l’ouragan Melissa, toujours selon Google DeepMind.

L’entreprise explique que le modèle a aidé à anticiper l’intensification rapide de Melissa, ainsi que son arrivée en Jamaïque, avec un niveau de confiance d’environ 80 % cinq jours avant, puis proche de 100 % trois jours avant l’impact. Pour les autorités chargées de la gestion de crise, ce genre d’information arrive au bon moment, puisque les décisions les plus sensibles, fermetures, évacuations, prépositionnement des secours, se prennent souvent plusieurs jours avant qu’un cyclone touche terre.

Les modèles météorologiques historiques reposent sur d’immenses équations physiques exécutées sur des supercalculateurs. WeatherNext Cyclones suit une autre logique : d’après Google DeepMind, il a été entraîné à partir de données atmosphériques et d’archives de tempêtes.

Google DeepMind précise que le modèle a appris sur près de 20 téraoctets de données mondiales et presque 5 000 tempêtes historiques. L’entreprise ajoute qu’il pourrait fonctionner sur un seul TPU de Google en moins d’une minute.

Autre choix marquant, la publication de WeatherNext Cyclones en open source. L’idée, selon Google DeepMind, est de faciliter le travail de recherche et d’ouvrir plus largement son usage dans la prévision opérationnelle.

L’intérêt pour ces nouveaux outils monte déjà dans plusieurs grandes institutions, toujours d’après Google DeepMind, notamment à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF).

Reste que personne ne crie victoire trop vite. Les experts soulignent que ces outils ne remplacent ni les modèles physiques traditionnels ni le jugement des prévisionnistes. Leur comportement face à des événements totalement inédits reste encore une vraie question.

Et même si les résultats paraissent solides dans l’Atlantique et le Pacifique Nord, d’après l’étude publiée dans Nature, on manque encore de données publiques détaillées pour évaluer avec le même niveau de précision le comportement du modèle dans d’autres bassins. Prudence, donc. La promesse est sérieuse. Il faut maintenant voir si elle tient partout.