WhatsApp prépare « Restricted Chat » : certaines conversations resteraient sur le téléphone principal

WhatsApp, la messagerie de Meta, travaille en ce moment sur « Restricted Chat », une nouvelle option de confidentialité repérée dans ses versions de test. Le principe serait simple : garder certaines conversations uniquement sur le téléphone principal de l’utilisateur. Si elle est activée, ces échanges ne seraient plus synchronisés vers WhatsApp Web, un deuxième téléphone ou les autres appareils liés au compte. De quoi éviter qu’un message sensible s’affiche sur un ordinateur partagé, sur une session Web oubliée ouverte ou sur un appareil secondaire moins bien protégé.

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D’après ce qu’a repéré WABetaInfo dans la bêta Android de WhatsApp, « Restricted Chat » serait une fonction facultative, à activer au cas par cas. Donc pas un mode général appliqué à toute l’application, mais un réglage plus précis, pensé pour certains contacts ou certains groupes, et pas pour tout le reste.

WhatsApp semble chercher quelque chose de très concret ici : offrir un niveau de confidentialité plus fin, adapté à de vrais usages, sans alourdir l’expérience au quotidien.

Cette nouveauté ne remplacerait pas « Advanced Chat Privacy ». Elle viendrait s’ajouter à ce qui existe déjà. WhatsApp a d’ailleurs commencé, d’après ses propres annonces, à déployer des protections qui empêchent notamment l’exportation des discussions et l’enregistrement automatique des médias dans la galerie.

Avec « Restricted Chat », l’idée irait un peu plus loin, avec un but assez clair : isoler certaines conversations, pas seulement limiter ce qu’il est possible d’en faire une fois les messages reçus. Pour les utilisateurs, la différence compte. Les réglages actuels protègent déjà le contenu après réception. Ce futur mode, lui, viserait aussi la circulation même de la conversation entre les appareils.

Pour l’instant, la fonction n’est pas encore accessible au public et Meta n’a donné aucune date de lancement. Sa présence dans une bêta Android confirme qu’elle est bien en développement, pas qu’elle arrivera tout de suite. Et ce genre de fonction peut encore évoluer avant un déploiement plus large, souvent progressif, d’abord sur une plateforme puis sur les autres.

Mieux vaut donc rester prudent. Nous vous tiendrons informés.

Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus large chez WhatsApp autour de la confidentialité. Ces derniers mois, l’application a multiplié les outils censés mieux protéger ses utilisateurs, y compris les profils les plus exposés, comme les journalistes, les militants ou les personnes à risque.

Selon Meta, WhatsApp compte plus de 2,9 milliards d’utilisateurs et reste l’un des services de messagerie chiffrés de bout en bout les plus utilisés au monde. Fait un peu paradoxal, ce chiffrement ne règle pas tout sur le terrain de la confidentialité : des métadonnées, comme les contacts ou les horaires d’échange, continuent d’alimenter les inquiétudes.

Au fond, « Restricted Chat » ne transformerait pas WhatsApp en coffre-fort absolu. En revanche, la fonction répondrait à une demande de plus en plus nette : pouvoir choisir avec précision quelles conversations méritent un niveau de protection supplémentaire.

TikTok poursuivi en Pennsylvanie : ses fonctions addictives visées chez les mineurs

Le 11 août 2026, la Pennsylvanie a engagé une action civile contre TikTok et sa maison mère, ByteDance. Ce jour-là, d’après la plainte déposée dans l’État, le procureur général Dave Sunday a saisi la Court of Common Pleas du comté d’Allegheny. Il y accuse les deux entreprises d’avoir violé le droit local de la protection des consommateurs, au détriment des jeunes utilisateurs.

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Au centre de l’affaire, l’État soutient, dans sa plainte, que TikTok n’aurait pas simplement laissé passer des contenus potentiellement nocifs. La plateforme aurait aussi été pensée pour pousser les mineurs à y rester plus longtemps, et plus souvent. Le texte affirme que l’application a induit en erreur à la fois les utilisateurs et leurs parents sur deux points. D’un côté, elle aurait minimisé la présence de contenus matures, sexualisés ou nuisibles d’une autre façon dans les flux. De l’autre, elle aurait surestimé l’efficacité de ses dispositifs de sécurité.

La plainte ajoute que TikTok aurait qualifié ces contenus de “peu fréquents” ou “modérés” afin d’obtenir plus facilement une classification 12+ ou 13+ sur les boutiques d’applications. Un classement de ce type rassure les familles. Il donne aussi, si l’accusation est fondée, une image partielle des risques réels.

Le recours vise également plusieurs fonctions très connues de TikTok : le défilement infini, la lecture automatique, le flux algorithmique “For You” et les notifications push. Pour la Pennsylvanie, toujours d’après la plainte, ces mécanismes n’ont rien d’accessoire. Ils auraient été conçus pour allonger le temps passé à l’écran et activer des circuits de récompense proches de mécanismes dopaminergiques.

Ce qui frappe ici, c’est que l’attaque ne concerne pas seulement ce qu’on voit sur TikTok. Elle vise aussi la façon dont le service attrape l’attention, puis la garde. L’argument s’inscrit dans un mouvement plus large, où le regard se déplace du seul travail de modération vers le design même des plateformes. Les chiffres repris dans la plainte nourrissent d’ailleurs cette inquiétude : le temps quotidien moyen passé sur TikTok serait monté de 27,4 minutes en 2019 à 55,8 minutes en 2023.

Le dossier fait ensuite le lien entre cet usage intensif et des risques comme l’anxiété, la dépression ou les troubles de l’image corporelle. Il s’appuie notamment, toujours selon la plainte, sur des travaux publiés en 2025. Parmi eux figure une revue systématique qui conclut qu’un usage problématique de TikTok est associé à une hausse de l’anxiété et de la dépression, en particulier chez les moins de 24 ans.

Une autre étude citée dans la plainte va encore plus loin : 20 minutes d’utilisation suffiraient, à court terme, à faire augmenter certains symptômes anxieux et dépressifs. Il faut quand même garder un peu de recul. Ramener tout le débat à une opposition simple, application addictive ou non, dangereuse pour les jeunes mais sans effet pour les adultes, efface une réalité bien moins nette.

TikTok, de son côté, rejette des accusations qu’il juge “trompeuses et inexactes”, selon une déclaration de l’entreprise. Le groupe affirme que la plainte passe sous silence plusieurs mesures mises en place volontairement, parmi lesquelles des limites de temps d’écran activées par défaut et des paramètres de confidentialité réservés aux utilisateurs de moins de 16 ans.

L’affaire prend place dans un tour de vis réglementaire plus large aux États-Unis. Plus d’une douzaine d’États, ainsi que Washington, ont déjà lancé des procédures comparables. En Californie et dans l’État de New York, des projets de loi avancent aussi, avec dans le viseur les fonctionnalités jugées addictives, les flux algorithmiques ou certaines notifications adressées aux mineurs. Pour TikTok, et plus largement pour tout le secteur, le signal est limpide : la surveillance ne porte plus seulement sur les contenus, mais sur l’architecture même des applications.

iPhone 16 et iPhone 16 Plus : Apple mise cette année sur iOS 18

Cette année, Apple compte surtout sur iOS 18 avec les iPhone 16 et iPhone 16 Plus pour redonner un peu d’élan à l’expérience au quotidien. Le message est assez clair: les changements les plus visibles ne passent pas par un grand virage côté design, mais par le logiciel.

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Au premier regard, les deux modèles ne bouleversent pas la formule. Ils restent très proches de la génération précédente, avec des lignes familières, des écrans OLED et un format qui change peu dans l’ensemble.

Du coup, la nouveauté se joue peut-être ailleurs. Davantage dans iOS que dans la fiche technique brute.

Cette année, l’intérêt des nouveaux iPhone ne repose pas uniquement sur le matériel.

Ce qui peut vraiment faire pencher la balance, c’est la façon dont le logiciel change les usages de tous les jours et rend le téléphone plus agréable à vivre.

iPhone 16 et iPhone 16 Plus : un design familier, mais une expérience revue

Côté matériel, Apple reste fidèle à sa méthode: faire évoluer le produit par petites touches plutôt que repartir de zéro.

D’après Apple, les finitions gagnent encore en soin, l’autonomie avance, les performances deviennent plus fluides et la photo continue d’être peaufinée.

Pour le grand public, ce genre de progrès risque malgré tout de sembler moins spectaculaire qu’à une autre époque.

C’est là que le logiciel prend une place bien plus importante.

Avec iOS 18, Apple met en avant des changements qu’on remarque tout de suite: un écran d’accueil plus personnalisable, un centre de contrôle revu, une application Photos réorganisée, une meilleure gestion des messages, et enfin le RCS pour rendre les échanges avec Android un peu moins datés.

Et c’est sans doute ce que l’utilisateur verra en premier dans la vie de tous les jours, bien avant un simple surplus de puissance brute.

Pourquoi le logiciel pourrait être le vrai argument de vente

Le pari d’Apple tient en quelques mots: rendre l’iPhone plus utile, plus souple et plus cohérent dans les usages de tous les jours.

On parle ici de fonctions qui ne se résument pas à un capteur photo de plus ou à quelques grammes en moins sur la balance.

La personnalisation, longtemps assez verrouillée sur iPhone, prend enfin plus d’ampleur avec iOS 18, si l’on suit la promesse d’Apple.

Les utilisateurs peuvent mieux ranger leurs apps, ajuster l’interface à leurs habitudes et verrouiller plus facilement certaines applications.

Pour beaucoup de gens, ce type de changement compte plus, concrètement, qu’un simple rafraîchissement esthétique du châssis.

Il y a aussi un autre sujet, très concret lui aussi: la durée de vie logicielle.

Même avec un design qui bouge peu, acheter un nouvel iPhone, c’est aussi s’assurer plusieurs années de mises à jour et profiter tout de suite des nouvelles fonctions d’iOS.

Pour ceux qui gardent leur smartphone longtemps, cet argument pèse souvent plus lourd qu’une nouveauté matérielle prise isolément.

Faut-il changer d’iPhone cette année ?

Si vous avez déjà un iPhone 15, l’envie de changer pourrait rester assez limitée, surtout si ce que vous regardez en priorité, c’est le matériel.

Les écarts paraissent assez contenus.

En revanche, pour quelqu’un qui utilise encore un iPhone 12, un iPhone 13 ou un modèle plus ancien, l’ensemble devient tout de suite plus intéressant: meilleure autonomie, gains de performances, photo en progrès et nouveautés logicielles qui s’ajoutent au reste.

Au fond, les iPhone 16 et iPhone 16 Plus ne cherchent pas vraiment à impressionner par leur apparence.

Apple défend plutôt une idée simple: un smartphone n’a pas besoin d’avoir l’air radicalement nouveau pour changer réellement l’expérience d’usage.

Et en 2024, ça pourrait bien suffire.

Retroid Pocket Duo officialisée: la console Android à double écran dès 270 dollars, moins chère que l’AYN Thor

Retroid a levé le voile aujourd’hui sur la Retroid Pocket Duo, une nouvelle console portable Android à double écran taillée pour l’émulation DS et 3DS. D’après la marque, la version standard sera vendue 270 dollars, avec un prix de précommande fixé à 250 dollars, pour une configuration équipée de 8 Go de RAM et 128 Go de stockage. Une Retroid Pocket Duo Lite est aussi au programme à 150 dollars, avec un positionnement très clairement tourné vers le rapport qualité-prix.

Le vrai point fort de cette Retroid Pocket Duo, ce sont évidemment ses deux écrans. Retroid part ici sur deux dalles AMOLED: un écran principal de 5,5 pouces en 1080p, plus un second écran de 4,5 pouces. Les deux montent à 120 Hz, si l’on se fie à la fiche technique diffusée par le constructeur.

À ce tarif, l’offre a de quoi faire réagir. La Retroid Pocket Duo Lite fera en revanche quelques sacrifices, avec des écrans IPS/LCD limités à 60 Hz: une dalle supérieure de 5,5 pouces au format 16:9, et un écran inférieur de 4,2 pouces en 4:3, toujours d’après Retroid. Sur le papier, c’est moins séduisant. Mais pour quelqu’un qui veut surtout une machine dédiée aux jeux DS sans exploser son budget, ça peut largement suffire.

À l’intérieur, la Retroid Pocket Duo embarque, toujours selon Retroid, une puce Qualcomm Dragonwing Q-7790 avec GPU Adreno 722. La marque présente l’ensemble comme proche d’un Snapdragon 7 Gen 4. Dit plus simplement, on peut s’attendre à un bon niveau de performances sur la DS et la 3DS, mais aussi sur une bonne partie des bibliothèques PS2 et GameCube.

De son côté, la Retroid Pocket Duo Lite reposera sur un Qualcomm QCS6125, une puce davantage comparable à un Snapdragon 665, donc avec des ambitions nettement plus modestes. Retroid mentionne aussi Android 16 et une batterie de 6 000 mAh. Rien de surprenant là-dedans, plutôt un ensemble cohérent pour une console pensée avant tout pour l’émulation en déplacement.

Jusqu’à présent, l’AYN Thor tenait un peu le rôle de référence premium sur ce créneau. D’après AYN, la machine embarque un Snapdragon 8 Gen 2, un écran supérieur AMOLED 1080p de 6 pouces en 120 Hz, un écran inférieur AMOLED de 3,92 pouces en 60 Hz, une batterie de 6.000 mAh, et jusqu’à 16 Go de RAM.

Sauf que l’AYN Thor n’évolue pas vraiment dans la même zone de prix. Son modèle d’entrée de gamme gravite désormais autour de 260 dollars, alors qu’une version de base, lancée au départ à 300 dollars, est ensuite passée à 330 dollars. Et dès qu’on monte en gamme, la facture grimpe vite, très vite même: jusqu’à 480 dollars pour une version 512 Go avec 16 Go de RAM, et 550 dollars pour le modèle 1 To.

Face à ça, Retroid tente autre chose: moins de puissance brute, certes, mais une proposition qui paraît plus équilibrée, avec deux écrans OLED 120 Hz et un prix d’accès bien plus digeste. Détail intéressant, ce placement devient encore plus pertinent au moment où le coût de la mémoire a fortement augmenté ces derniers mois.

Certaines estimations, qui ne sont pas détaillées ici, parlent d’une hausse d’environ 90 % au premier trimestre 2026. Cette pression se voit déjà sur les prix des consoles portables. Dans ces conditions, voir débarquer une machine à 270 dollars avec 8 Go de RAM et 128 Go de stockage, ce n’est pas anecdotique.

Pour l’instant, la Retroid Pocket Duo n’en est encore qu’au stade de l’annonce. Prudence, donc.

Il faudra attendre les premiers tests pour se faire une idée de la qualité de fabrication, de l’autonomie réelle, et surtout du comportement en émulation face à des concurrentes comme l’AYN Thor, l’Ayaneo Pocket DS ou la gamme RG DS d’Anbernic. Sur le papier, en revanche, Retroid tient déjà quelque chose de sérieux: une console portable à double écran qui semble bien plus accessible au grand public que les modèles les plus chers du marché. Nous vous tiendrons au courant.

Malone Lam plaide coupable: le cerveau du vol crypto de 245 millions

D’après des documents judiciaires américains, Malone Lam, un Singapourien de 22 ans vivant à Miami, a plaidé coupable dans une vaste affaire de vol de cryptomonnaies et de blanchiment d’argent. Une audience de suivi est prévue le 8 décembre.

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Il est poursuivi pour racket au titre de la loi américaine RICO et risque jusqu’à 20 ans de prison, toujours selon ces documents.

Les procureurs le présentent comme l’un des membres du noyau dur d’un groupe qui aurait dérobé plus de 263 millions de dollars en actifs numériques entre octobre 2023 et mai 2025.

Un détail ressort du dossier. Plusieurs membres clés se seraient rencontrés au départ sur Minecraft, avant de se voir en personne aux États-Unis en 2023.

L’acte d’accusation décrit une organisation d’une douzaine de personnes, tournée vers une cible bien précise: les détenteurs fortunés de cryptomonnaies.

L’un des épisodes les plus frappants remonte à août 2024. Les procureurs accusent le groupe d’avoir volé plus de 4 100 bitcoins à une victime installée à Washington, soit environ 230 millions de dollars au moment des faits.

Certaines synthèses judiciaires, ainsi que plusieurs médias, évaluent pourtant ce casse à près de 245 millions.

Le dossier indique que Malone Lam a été arrêté en septembre 2024.

Depuis, l’enquête a pris de l’ampleur. Un acte d’accusation complémentaire déposé en mai 2025 a visé d’autres suspects, et plusieurs coaccusés ont déjà plaidé coupable, d’après les pièces judiciaires.

Veer Chetal aurait accepté de témoigner. Marlon Ferro, lui, a été condamné en mai à six ans et demi de prison pour avoir servi de relais sur le terrain lorsque les fraudes en ligne ne suffisaient plus, d’après les mêmes documents.

Les documents judiciaires indiquent aussi que Malone Lam aurait fait la connaissance de Jeandiel Serrano, de Veer Chetal et d’autres associés en ligne, notamment sur Minecraft.

Le détail peut paraître anecdotique. Il dit pourtant quelque chose de très concret: certaines communautés de jeu peuvent devenir le point de départ de réseaux parfaitement réels, avec répartition des rôles , objectifs financiers clairs et coordination entre plusieurs pays.

Les enquêteurs décrivent une organisation qui tournait presque comme une petite entreprise clandestine. Certains se chargeaient du premier contact, d’autres de récupérer l’accès aux comptes, d’autres encore du déplacement des fonds et du blanchiment.

Le plus frappant, c’est que la méthode principale n’aurait pas reposé sur un piratage technique particulièrement avancé, mais sur l’ingénierie sociale.

Les victimes étaient approchées par des individus se faisant passer pour des employés de Google, de plateformes d’échange ou de services de sécurité, d’après les documents judiciaires.

Les enquêteurs ajoutent que le groupe déclenchait aussi des alertes de connexion sur les appareils visés, histoire de créer un sentiment d’urgence.

Une fois la panique installée, les escrocs poussaient ensuite les victimes à livrer des informations sensibles ou à valider certaines actions. C’est ce qui permettait, d’après le dossier, de prendre le contrôle de leurs avoirs.

Cette affaire rappelle à quel point les gros détenteurs de cryptomonnaies restent exposés dès que des attaquants savent jouer sur la confiance, la pression et la peur de voir un compte compromis.

Les autorités affirment que l’argent volé a financé un train de vie extravagant: 31 voitures de luxe, des montres très haut de gamme, des vêtements de marque, des vols en jet privé et des locations de villas à Los Angeles, dans les Hamptons et à Miami.

Certaines pièces du dossier avancent même que quelques soirées en boîte de nuit auraient dépassé 500 000 dollars en une seule nuit.

Au-delà du côté spectaculaire, l’affaire raconte quelque chose de plus large. Dans la cybercriminalité liée aux cryptos, les vols les plus massifs passent souvent moins par une faille informatique que par la manipulation humaine.

Donald Trump promet 5 000 dollars aux Américains : une facture de 1 200 milliards

Donald Trump a fait une nouvelle promesse de campagne à quelques mois des élections de novembre : verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si les républicains reprennent à la fois la Chambre des représentants et le Sénat. L’ancien président a avancé cette idée lors d’une convention républicaine de mi-mandat organisée à Dallas, au Texas. Le but est limpide : remobiliser son camp. Mais à Washington, les critiques sont tombées tout de suite, sur le coût de la mesure, l’absence de financement crédible et les obstacles constitutionnels qui se dressent sur la route.

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La réaction, dans la capitale fédérale, n’a pas traîné. Quand on regarde le montant en jeu, le flou sur la manière de le financer et le cadre juridique, l’annonce de Donald Trump ressemble bien plus à une formule de meeting qu’à un dispositif réellement prêt à entrer en vigueur.

Trump promet 5 000 dollars aux Américains : combien coûterait vraiment la mesure ?

Si l’on part sur environ 240 millions d’adultes concernés, la note grimpe à 1 200 milliards de dollars. Et selon des estimations plus larges, on pourrait même dépasser les 1 350 milliards. Pour situer un peu l’ordre de grandeur, on parle d’un montant comparable aux plus grands plans budgétaires fédéraux récents, alors que le projet de budget discrétionnaire pour l’exercice 2027 s’élève, lui, à 1 860 milliards de dollars.

Autrement dit, on n’est pas sur une dépense marginale. C’est un bloc budgétaire gigantesque.

Les recettes douanières sont très loin du compte

Dans le camp Trump, certains ont laissé entendre que les droits de douane pourraient couvrir une partie de l’opération. Sur le papier, l’argument peut sembler simple. Entre janvier 2025 et juin 2026, les recettes douanières brutes ont atteint environ 284 milliards de dollars. Sauf qu’une fois déduits les remboursements imposés par des décisions de justice, les recettes nettes liées à ces droits de douane tomberaient à seulement 118 milliards de dollars.

Même si l’on affectait la totalité de cette somme au projet, il manquerait encore autour de 1 080 milliards de dollars. L’écart est tel qu’il saute aux yeux.

Impossible sans le Congrès

Même si Donald Trump voulait aller vite, il ne pourrait pas déclencher seul un paiement de cette ampleur. La Constitution américaine, via la clause des crédits budgétaires, impose qu’une dépense fédérale pareille soit autorisée par le Congrès.

Quelques alliés de Donald Trump, parmi lesquels le sénateur Bernie Moreno, ont dit être prêts à travailler sur un texte. Pour l’instant, toutefois, aucun mécanisme détaillé n’a été rendu public. Les critères précis d’éligibilité restent flous, le calendrier aussi. Nous vous tiendrons informés.

Risques juridiques, inflation et précédents

Mieux vaut donc garder une certaine réserve. Pour plusieurs spécialistes, promettre une manne financière conditionnée à une victoire électorale peut s’approcher d’une forme d’achat de voix.

D’autres y voient plutôt une promesse de campagne classique, dans la mesure où l’argent serait versé à tous les adultes éligibles, peu importe leur vote, à condition que le Congrès donne son feu vert. Sur le terrain économique, plusieurs experts mettent aussi en garde contre un possible effet inflationniste d’un chèque massif de plus de 1 000 milliards de dollars. Ils évoquent également un creusement supplémentaire des déficits, dans un contexte où la dette fédérale dépasse déjà les 40 000 milliards de dollars.

Ce d’ailleurs pas la première fois que Donald Trump avance ce genre d’idée. Il avait déjà parlé d’un « dividende tarifaire » de 2 000 dollars, puis d’un « dividende DOGE » de 5 000 dollars, sans qu’aucune de ces annonces ne débouche sur une loi. Ses partisans présentent la mesure comme un coup de pouce à la consommation. Les démocrates, eux, y voient surtout une tentative assez désespérée de capter l’attention des électeurs.

Pixel Tablet : Google la retire du Google Store dans plusieurs pays

Au moment où l’on écrit ces lignes, Google retire la Pixel Tablet du Google Store dans plusieurs régions, dont les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. Sur la boutique officielle, la page produit a disparu, et l’onglet « Tablette » ou « Tablettes » n’apparaît plus non plus dans la navigation. Google n’a toujours publié aucun communiqué annonçant noir sur blanc l’arrêt du produit. Mais entre la disparition de la fiche, les redirections vers d’autres pages du Store et l’absence de stock depuis déjà un bon moment, il devient compliqué de faire comme si de rien n’était.

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Il faut quand même garder un peu de réserve. On vous tiendra au courant.

Google retire la Pixel Tablet du Google Store

Jusqu’à présent, la Pixel Tablet de Google apparaissait déjà comme « en rupture de stock » sur le Google Store. Cette fois, on passe à autre chose. Sa page dédiée n’est tout simplement plus accessible comme elle l’était auparavant.

Et ce n’est pas tout. De grands distributeurs comme Amazon et Best Buy ne la vendent plus non plus à l’état neuf.

Sans annonce officielle de fin de vie, Google laisse les faits parler à sa place. Pour le grand public, la différence est mince: la tablette n’est plus vraiment disponible à la vente par les circuits habituels.

Un nouveau recul de Google sur le marché des tablettes

Ce retrait ne tombe pas de nulle part. Depuis plusieurs mois, différentes informations allaient déjà dans le même sens: l’équipe matériel de Google ne travaillerait plus sur de nouvelles tablettes conçues en interne.

Un successeur de la Pixel Tablet aurait été annulé. D’autres projets autour de futures tablettes auraient, eux aussi, été mis sur pause.

En clair, la Pixel Tablet pourrait bien n’avoir été qu’une parenthèse de plus dans la stratégie matérielle de Google. Ce ne serait pas inédit. Google avait déjà arrêté la fabrication de ses propres tablettes en 2019 pour se recentrer sur les ordinateurs portables, avant de revenir plus tard avec ce modèle hybride.

Une tablette pensée comme hub domestique, mais au positionnement flou

Présentée lors de la Google I/O 2023, puis lancée en juin de la même année, la Pixel Tablet reposait sur une idée un peu différente: proposer à la fois une tablette Android et un écran connecté pour la maison. Google la commercialisait avec une station d’accueil faisant aussi office de haut-parleur, pour un prix de lancement affiché à 899 dollars.

Sur le papier, la proposition avait de quoi attirer. Dans la réalité, l’accueil a été plus partagé.

La Pixel Tablet est restée coincée entre deux usages, sans vraiment s’imposer dans l’un ou dans l’autre. Et le terrain, de toute façon, n’a rien de simple. Apple domine toujours très largement la catégorie avec l’iPad. Samsung tient solidement sa place du côté Android. Quant à l’écosystème des applications Android sur tablette, il traîne encore un vieux problème que Google n’a jamais totalement réglé.

Des accessoires encore visibles, mais souvent indisponibles

Fait un peu étrange, Google n’a pas complètement effacé la Pixel Tablet de son univers commercial. Sur le Google Store, certains accessoires sont encore affichés. Beaucoup sont eux aussi en rupture de stock, comme l’étui officiel ou la Charging Speaker Dock.

Parmi les rares références encore achetables, on trouve notamment le support haut-parleur Pixel Tablet signé Wasserstein.

Pour les propriétaires actuels, il reste au moins un point rassurant: l’arrêt des ventes ne signifie pas l’arrêt du support logiciel. La Pixel Tablet devrait continuer à recevoir des mises à jour de sécurité et des mises à jour logicielles jusqu’en juin 2028.

C’est une vraie bonne nouvelle, même si l’avenir des tablettes Google paraît, une fois encore, se brouiller.