Meta a dévoilé Muse Spark 1.3, un nouveau modèle déjà disponible pour les développeurs via une API payante. D’après le groupe, il doit aussi arriver dans les prochaines semaines dans plusieurs de ses produits, notamment Facebook, Instagram et l’assistant maison de Meta.
Le message envoyé est assez net: Meta veut montrer qu’il peut désormais tenir tête aux plus gros acteurs du secteur. L’entreprise affirme que Muse Spark 1.3 se situe au niveau de Claude Fable 5.1 d’Anthropic, et qu’il fait mieux que GPT-5.6 Sol d’OpenAI sur les tâches de programmation. Dans les tests comparatifs mis en avant au moment du lancement, le modèle figure parmi les meilleurs, derrière Claude Fable 5.1 et Opus 5, mais devant les modèles d’OpenAI cités.
Meta insiste aussi sur des gains plus tangibles. Selon l’entreprise, Muse Spark 1.3 consommerait environ 25 % de tokens de moins que Muse Spark 1.2 pour des tâches comparables, ce qui compte directement pour les coûts comme pour la vitesse d’exécution. Le groupe ajoute que cette version tient mieux sur les contextes longs et complexes, et qu’elle peut faire tourner plusieurs flux de travail au sein d’une même session.
Autre évolution mise en avant: d’après Meta, le système a été conçu pour demander des précisions avant de lancer des actions irréversibles. Le détail pèse plus lourd qu’il n’y paraît, au moment où ces outils sortent de la simple génération de texte pour aller vers des usages plus sensibles, qu’il s’agisse de logiciels, de service client ou d’automatisation.
Meta précise aussi que les développeurs ne paieront pas plus cher Muse Spark 1.3 que Muse Spark 1.2. Cette activité est pilotée chez Meta par Alexandr Wang. Il assure que l’adoption sur la plateforme pour développeurs est déjà soutenue, certains clients consommant des milliers de milliards de tokens par semaine.
Selon Alexandr Wang, Muse Spark 1.3 marque le plus gros saut de performances jamais vu dans cette gamme. Les progrès seraient particulièrement visibles en programmation, mais aussi sur les tâches autonomes, celles que le système peut exécuter au nom de l’utilisateur avec très peu d’interventions.
C’est un point clé pour Meta. Le groupe cherche à aller au-delà du simple assistant conversationnel pour proposer des outils capables de planifier, d’enchaîner puis de vérifier plusieurs actions. Plus surprenant, alors que Muse Spark 1.3 est déjà le quatrième modèle de cette série lancé en cinq mois, toujours selon Meta, l’entreprise n’a pas encore arrêté sa décision sur la publication des poids de cette version. Les développeurs l’attendent de près, surtout ceux qui veulent construire directement à partir du modèle.
Les poids de Muse Spark 1.2, eux, se font toujours attendre. Ce lancement arrive aussi au moment où Meta augmente fortement la voilure sur les investissements, avec des dépenses d’infrastructure attendues entre 125 et 145 milliards en 2026, d’après le groupe. Pour les analystes, l’écart avec les concurrents se réduit. Reste la vraie question: transformer de bons scores dans les tests comparatifs en gains visibles pour les utilisateurs au quotidien.