La saison 2 de The Gentlemen, la série de Guy Ritchie, est arrivée sur Netflix le 3 septembre 2026, d’après Netflix. Cette fois, Ritchie emmène sa création vers quelque chose de plus noir, plus large dans son ambition, et franchement plus tragique. L’idée est assez claire : ne plus en rester à ce cocktail d’action, de comédie noire et de chaos stylisé.
Ça se sent très vite, dès les premiers épisodes. Eddie Horniman, cet aristocrate embarqué malgré lui puis devenu caïd par nécessité, n’est plus seulement un type coincé dans un engrenage qui le dépasse. Il commence lui-même à faire tourner la machine.
Toute la saison 2 tient là-dessus, dans une idée toute simple mais qui marche bien : celle d’un personnage qui arrête de lutter contre le monde criminel et choisit d’y entrer pour de bon. Theo James l’a résumé sans détour, dans des propos relayés par Netflix, en disant qu’Eddie devait cette fois « entrer dans la gueule du diable » et se laisser « totalement corrompre ».
C’est d’ailleurs ce qui nourrit les comparaisons de plus en plus nombreuses avec Le Parrain. Plusieurs critiques, mais aussi l’équipe créative, rapprochent maintenant Eddie Horniman de Michael Corleone : un héritier d’abord réticent, puis attiré peu à peu vers une forme de pouvoir criminel plus froide, plus calculatrice, et plus destructrice.
Et c’est justement ce choix plus ambitieux qui crée le plus de débat. Ceux qui défendent la série y voient une vraie montée en puissance, des enjeux plus lourds, et une réflexion plus nette sur la corruption morale. En face, les détracteurs pensent au contraire que The Gentlemen laisse échapper une part de son identité en cherchant une gravité qu’elle ne tient pas toujours jusqu’au bout. Avec, au passage, le risque de perdre ce qui faisait son sel : son énergie imprévisible, sa légèreté vénéneuse, et ce plaisir coupable qu’elle assumait très bien.
Côté histoire, cette saison agrandit aussi franchement le terrain. Eddie Horniman et Susie Glass ne se limitent plus à gérer un empire du cannabis au Royaume-Uni : ils essaient maintenant de l’étendre à l’international, ce qui les met face à la mafia italienne.
Ce changement d’échelle donne à l’ensemble des airs de guerre de territoires. Et il laisse aussi plus de place à Susie Glass, toujours jouée par Kaya Scodelario, dans l’équilibre du duo central.
Ce tournant ne sort pas de nulle part. La première saison avait attiré 12,2 millions de vues dès sa première semaine, en mars 2024, selon Netflix. Elle s’était aussi offerte une place de choix dans les classements de streaming aux États-Unis.
De quoi porter cette saison 2, mais aussi une saison 3 déjà confirmée, toujours selon Netflix. Guy Ritchie reste très présent, comme co-scénariste et réalisateur de plusieurs épisodes. Autour de Theo James et Kaya Scodelario, on retrouve Daniel Ings et Ray Winstone. Hugh Bonneville et Michele Morrone viennent s’ajouter à la distribution, là encore d’après Netflix.
Netflix ne considère donc plus The Gentlemen comme une simple extension d’un film culte. Mieux vaut quand même attendre un peu avant de crier victoire : il faut encore voir si le public suivra ce virage avec le même enthousiasme que lors du premier round.
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