Jupiter sera présenté à la Mostra de Venise: un thriller nucléaire sous l’Élysée

Jupiter, premier film d’Alexandre Smia, sera dévoilé en avant-première mondiale, hors compétition, à la Mostra de Venise, comme l’indique la sélection officielle du festival. Le point de départ a de quoi tendre immédiatement l’atmosphère: un président français tout juste élu se retrouve face à une crise qui peut, très vite, tourner à la guerre nucléaire avec la Russie.

Sur le papier, on pourrait croire à un thriller catastrophe assez classique. Smia, lui, vise autre chose: une plongée plus nerveuse, plus réaliste, plus mentale aussi, autour de la solitude du pouvoir et de ces décisions prises dans l’urgence qui peuvent faire basculer le cours des choses. Le timing, au passage, sert plutôt bien le film. Jupiter a commencé à s’écrire alors que Joe Biden était encore à la Maison-Blanche. Un an et demi plus tard, il arrive dans un climat international encore plus instable.

Le titre n’a d’ailleurs rien de symbolique ou de vague. Jupiter renvoie très concrètement au Poste de commandement Jupiter, le bunker nucléaire souterrain installé sous le palais de l’Élysée, à Paris. C’est là que se joue l’essentiel de l’intrigue.

Ce qui frappe, c’est que ce thriller politique semble compter moins sur de grandes scènes de destruction que sur la froideur des chaînes de commandement et sur l’enfermement psychique qu’elles produisent. L’enjeu ne se limite donc pas au militaire. Il touche aussi aux institutions, à la technologie, et à quelque chose de très humain.

Et aujourd’hui, cette résonance paraît plus forte encore. Entre la guerre en Ukraine, le retour plus régulier de la rhétorique nucléaire dans le débat public, et la crainte d’un événement imprévu capable de déclencher une escalade brutale, l’idée d’un « cygne noir » diplomatique ou militaire ressemble beaucoup moins à un simple ressort de fiction pour le public de 2026.

S’ajoute à cela un contexte stratégique particulièrement tendu: avec l’expiration du traité New START en février 2026, les États-Unis et la Russie se sont retrouvés sans leur dernier grand cadre bilatéral de limitation des arsenaux nucléaires. Dans le même temps, les estimations publiées en début d’année par la Federation of American Scientists recensaient plus de 12 500 ogives nucléaires réparties entre neuf puissances dotées.

D’après l’équipe du film, Jupiter s’est appuyé sur un gros travail de recherche, mené autour des protocoles de décision nucléaire, de la chaîne de commandement et de la pression propre aux cellules de crise. Pour un film qui cherche à convaincre autrement que par le seul spectaculaire, ce point-là compte énormément.

Cette recherche d’authenticité pourrait bien faire de Jupiter l’un des films européens dont on parlera le plus à la rentrée des festivals. Reste une question: le public y verra-t-il d’abord un grand thriller politique, ou le reflet glaçant d’un monde devenu plus fragile encore qu’au moment où le film a été écrit ?

Tesla revendique 1 million de miles pour son Robotaxi : sans conducteur de sécurité

À Austin, au moment de dévoiler le Cybercab, son véhicule autonome pensé dès le départ pour cet usage, Tesla a assuré avoir dépassé le cap du million de miles parcourus en mode « non supervisé » dans le cadre de son service Robotaxi.

La progression est rapide. Le 22 juillet 2026, pendant la présentation des résultats du deuxième trimestre, Tesla parlait encore de 380 000 miles non supervisés. D’après Ashok Elluswamy, le vice-président chargé d’Autopilot, cela veut dire qu’environ 620 000 miles se sont ajoutés en à peine six semaines.

Pour Tesla, ce seuil dit surtout une chose: le service est en train de quitter, petit à petit, sa phase de test assistée. Au lancement d’Austin, en juin, il y avait d’abord des conducteurs de sécurité à l’avant. Ensuite, un véhicule suiveur. Désormais, on est passé surtout à une supervision à bord, avec des interventions ponctuelles à distance quand la situation l’exige.

Le calendrier de cette annonce n’a rien d’un hasard. Tesla a choisi de mettre en avant ce million de miles exactement au moment où l’entreprise lançait officiellement le Cybercab à Austin, un modèle deux places conçu pour le transport autonome, sans volant ni pédales. En parallèle, Tesla a immatriculé 45 Cybercab au Texas. La montée en flotte a donc commencé, même si on reste encore sur des volumes limités.

Sur le papier, la hausse a de quoi frapper. Passer de 380 000 à 1 million de miles en un peu plus d’un mois montre que Tesla pousse clairement plus fort sur ses opérations.

Reste à remettre ce chiffre à sa place dans le marché. Waymo, le rival le plus avancé sur ce créneau, disait en août 2026 avoir dépassé les 200 millions de miles entièrement autonomes. Plus tôt dans l’année, d’autres rapports présentaient aussi Waymo comme réalisant autour de 4 millions de miles par semaine, avec des passagers à bord et sans conducteur humain.

Prudence, donc. Tesla affirmait déjà que ses 380 000 premiers miles non supervisés s’étaient déroulés avec « zéro incident notable ». Une lecture contestée par ses détracteurs, qui renvoient à plusieurs événements recensés par les autorités, mais aussi au manque de transparence sur la manière dont Tesla définit ses indicateurs de sécurité et publie ses données.

D’anciens salariés et plusieurs analystes ont également fait part de leurs doutes sur le comportement du système dans les situations les plus complexes. le service Robotaxi de Tesla tourne désormais dans plusieurs villes du Texas et de Floride, l’entreprise a obtenu un permis à Las Vegas et cherche encore un feu vert réglementaire en Europe, mais un déploiement international de grande ampleur reste, à ce stade, très loin d’être gagné.

Enfin, la hausse rapide du nombre de miles parcourus ne veut pas forcément dire que la demande commerciale suit au même rythme. De précédents rapports faisaient encore état d’une progression assez modeste du nombre de trajets payants lors des derniers résultats trimestriels.

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Foundation aura droit à son jeu de société officiel : un projet stratégique sur Gamefound

Foundation, la grande saga de science-fiction d’Isaac Asimov, va avoir droit à son jeu de société officiel, avec un angle clairement stratégique. L’annonce est tombée aujourd’hui sur BoardGameGeek. Le projet est développé par Creardo et devrait passer par la plateforme de financement participatif Gamefound, un signe de plus que Foundation continue d’étendre son territoire bien au-delà des romans.

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Cette fois, on ne parle ni d’une nouvelle série ni d’un jeu vidéo. Foundation passe par le jeu de plateau. Creardo est aux commandes, Gamefound servira de point de départ, et la saga ajoute ainsi une nouvelle adaptation à tout ce qui existe déjà hors des livres.

Le choix de la stratégie a d’ailleurs quelque chose d’assez naturel pour une œuvre construite sur les jeux de pouvoir, les empires qui s’effritent et les projections à très long terme imaginées par Isaac Asimov. Pour l’instant, les détails concrets sur les mécaniques restent maigres, mais l’idée avancée est claire : proposer une manière plus directe, plus prenante d’entrer dans cet univers dense.

Pour le moment, la communication s’est surtout focalisée sur l’annonce publiée sur BoardGameGeek et sur la future campagne de financement participatif, bien plus que sur une vraie présentation du gameplay.

Détail assez surprenant, le premier visuel partagé dans un message officiel sur BoardGameGeek met en avant une direction artistique qui pioche du côté des années 1970. Franchement, ça colle plutôt bien à l’ADN rétrofuturiste de Foundation.

Au moment où nous écrivons ces lignes, on ne connaît ni la date de lancement, ni le format exact de la campagne, ni même la place précise que le jeu cherchera à prendre sur le marché du jeu de société. Le choix de Gamefound, lui, n’a rien d’anecdotique : la plateforme est devenue un passage presque obligé pour les jeux sous licence qui misent sur une forte notoriété, en particulier ceux qui visent les collectionneurs et les amateurs déjà très investis.

Pour Foundation, ce passage par Gamefound peut aussi servir de test grandeur nature pour mesurer vite l’intérêt du public avant, peut-être, une sortie plus large. D’après l’annonce relayée sur BoardGameGeek, Creardo travaille encore sur le projet en phase de test. Il faudra donc patienter avant de savoir si l’on aura affaire à un titre pensé pour le grand public ou à quelque chose de plus pointu, taillé pour des joueurs experts. Nous vous tiendrons informés.

Si cette adaptation voit le jour maintenant, ce n’est sans doute pas un hasard. Foundation bénéficie depuis quelques années d’un vrai regain de popularité grâce à la série Foundation d’Apple TV+, lancée en 2021 et déjà renouvelée pour une quatrième saison.

La série, créée par David S. Goyer et Josh Friedman, avec Jared Harris et Lee Pace au casting, a souvent été saluée pour l’ampleur de ses visuels et la tenue de son écriture. Elle a aussi relancé pas mal de discussions chez les lecteurs d’Isaac Asimov, notamment à cause de ses écarts avec les romans. L’exemple le plus commenté reste l’introduction de la « dynastie génétique » des empereurs clonés.

Et ce jeu de société n’arrive pas de nulle part. Il s’inscrit dans une suite d’adaptations déjà bien engagée après Foundation: Galactic Frontier, un MMO stratégique mêlé à du jeu de rôle free-to-play, sorti en octobre 2025 sur iOS, Android et PC, puis arrivé sur Steam en janvier 2026.

Foundation n’est plus seulement une œuvre littéraire culte ou une série de prestige. C’est aussi une licence qui essaie, très concrètement, plusieurs formats interactifs. La vraie question est maintenant de savoir si cette version sur plateau réussira à transformer la richesse intellectuelle d’Isaac Asimov en une expérience de jeu à la hauteur de l’héritage.

Andrew Garfield affirme n’avoir pas vu ‘Spider-man: Brand New Day’ : pas de retour chez Marvel de sitôt

Andrew Garfield assure aujourd’hui qu’il n’a pas vu Spider-man: Brand New Day et jure qu’on ne le recroisera pas de sitôt dans un film Marvel Studios.

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On connaît la musique avec les acteurs de Marvel. Ils doivent répéter partout qu’ils ne seront pas dans le prochain film, avant d’y apparaître quand même, pendant qu’une partie du public s’étrangle de surprise en lançant « Ah bon ? Pourtant, il avait dit qu’il n’y serait pas ! ».

La méthode a déjà servi un bon millier de fois, et c’est cette fois Andrew Garfield qui s’y colle, en essayant de faire passer l’idée qu’il en a vraiment fini avec la branche Marvel de Spider-Man. Oui, bien sûr. Clin d’œil appuyé.

Spider-quoi ? Je ne vois pas de quoi vous parlez

Bon, pour être juste avec lui, Andrew Garfield ne choisit pas non plus son camp dans la petite bataille entre L’Odyssée et Spider-man: Brand New Day, puisque, à l’en croire, il n’a vu ni l’un ni l’autre : « Je ne veux pas avoir l’air faux. Qu’un film fasse de l’argent et que les gens se déplacent pour aller le voir, c’est incroyable, mais j’en parlerai davantage quand j’aurai vu Spider-man, que j’ai très envie de découvrir**. Et je n’ai pas non plus eu l’occasion de voir L’Odyssée. J’enverrai un message à Tom Holland quand j’aurai vu le travail qu’il a fait ».

À vous de voir si vous y croyez, mais d’après Andrew Garfield, non seulement il n’a vu aucun de ces films, mais il ne reviendra pas non plus dans un long-métrage Marvel Studios dans l’immédiat après The Uprising.

« Je ne suis pas dans Vengadores: Doomsday », a de nouveau martelé Andrew Garfield devant un public qui se dit surtout que, si ce n’est pas dans celui-là, ce sera dans Secret Wars.

Après tout, cette scène post-générique de Spider-man: Brand New Day voulait bien dire quelque chose, non ?

Et quand on entend que Marvel Studios tournerait encore plus de scènes pour Doomsday afin d’y glisser, littéralement, encore davantage de caméos… on est vraiment censés croire qu’Andrew Garfield a laissé passer un très gros chèque pour une seule journée de tournage ?

C’est tout le paradoxe de Marvel Studios : ils gardent tellement bien leurs secrets… qu’à force, plus personne ne croit un mot de ce qu’ils racontent !

Supaidāman revient en figurines : le Spider-Man japonais séduit les collectionneurs Marvel

Ces derniers mois, Supaidāman, le Spider-Man japonais de la série télé Spider-Man, a refait surface sur le marché des objets de collection Marvel. Plusieurs figurines premium tirées de cette version ont relancé l’intérêt des fans, avec une visibilité qu’on voyait rarement pour un héros resté longtemps dans la catégorie des curiosités cultes.

Il faut quand même garder la tête froide. Dire qu’il existerait aujourd’hui une seule et unique « figurine Marvel la plus précieuse » est difficile à soutenir, tant ce marché bouge selon les éditions, l’état des pièces, leur rareté ou encore les ventes privées.

La dynamique, elle, ne fait guère de doute : Supaidāman est devenu l’un des sujets dont on parle le plus dans le collectionnisme Marvel.

Si ce personnage revient autant dans les conversations, c’est en grande partie grâce aux fabricants actuels. Hot Toys, Marvel Legends chez Hasbro et Bandai avec la gamme S.H.Figuarts ont tous sorti des versions soignées du Spider-Man japonais, avec un vrai soin apporté au costume télévisé des années 1970 et à ses accessoires les plus reconnaissables.

Le placement est clairement pensé pour des collectionneurs adultes, plus sensibles à la nostalgie, à la fidélité du design et à la présence en vitrine qu’à l’idée d’un simple jouet. Assez étonnamment, un personnage autrefois vu comme une étrangeté est devenu un produit premium recherché, commenté de partout, et souvent en rupture très vite.

Si cette incarnation attire autant, c’est aussi parce qu’elle part franchement ailleurs que le canon américain classique. Dans la série japonaise, d’après Marvel, le héros n’est pas Peter Parker mais Takuya Yamashiro, un pilote de motocross qui reçoit ses pouvoirs d’un extraterrestre venu de la planète Spider.

Cette origine, bien plus tokusatsu que pur comic book, donne au personnage une identité qu’on reconnaît tout de suite. Pour beaucoup de fans, c’est justement ce mélange improbable entre Marvel et la télévision japonaise de la fin des années 1970 qui fait tout le sel du personnage aujourd’hui.

L’autre grande particularité de Supaidāman, c’est Leopardon, le robot géant invoqué par le héros pour affronter des monstres. Cet ajout a laissé une vraie trace dans la culture pop japonaise : il a aidé à installer l’idée du mecha géant dans les productions télévisées de super-héros, un élément ensuite fortement associé à Super Sentai, puis, indirectement, à Power Rangers.

Bref, l’importance de cette série dépasse de loin son simple statut de curiosité Marvel.

Supaidāman n’est d’ailleurs plus seulement un vieux souvenir un peu étrange réservé aux collectionneurs avertis. Takuya Yamashiro a depuis retrouvé une place dans le canon Marvel via les histoires Spider-Verse de Marvel, ce qui a largement élargi sa notoriété.

La série documentaire Marvel’s 616 sur Disney+ a, elle aussi, remis cette production en lumière en consacrant un épisode à sa création, d’après Disney+. Entre la reconnaissance officielle, la visibilité retrouvée et l’arrivée de nouvelles figurines, le personnage connaît une seconde vie assez inattendue.

Même du côté de la critique, l’accueil a souvent été bienveillant. Stan Lee lui-même avait salué cette version japonaise comme une adaptation amusante et légitime de Spider-Man, selon Marvel.

Et même si certains collectionneurs relèvent encore quelques petits écarts de précision sur certaines figurines, la réception d’ensemble reste très positive. Pour un héros né dans l’étrangeté, la revanche a quelque chose d’assez spectaculaire.

Tesla lance ses premiers Cybercab à Austin : les robotaxis entrent en service

Tesla a officiellement mis en service le Tesla Cybercab à Austin, au Texas, le 3 septembre 2026, d’après Tesla. Les premières courses de ce véhicule pensé dès le départ pour transporter des passagers sans conducteur ont commencé ce même jour, toujours selon l’entreprise. Pour le groupe, c’est un cap attendu, après plus d’un an d’exploitation de son service de robotaxi avec des Tesla Model Y modifiés.

Le lancement, pour l’instant, reste mesuré. D’après les éléments communiqués par Tesla, le service ne couvre que certaines zones de la ville et s’appuie encore sur une flotte limitée. Cela suffit déjà à braquer les projecteurs, chez les régulateurs comme chez les investisseurs, parce que le Cybercab se démarque par un trait encore rare sur route ouverte.

Avec cette arrivée, Tesla sort du cadre de l’expérimentation élargie pour passer à un véhicule dédié au transport autonome. Jusqu’à présent, son réseau de robotaxis, en service depuis juin 2025 selon Tesla, reposait avant tout sur des Tesla Model Y adaptées.

Le relais est maintenant pris par le Cybercab, un modèle conçu spécialement pour cet usage. D’après les dossiers du Texas DMV, environ 45 Cybercab avaient été enregistrés pour la flotte robotaxi de Tesla au début de septembre 2026. À l’échelle industrielle, cela reste symbolique. On est encore loin d’un service de masse.

Tesla affirme aussi que sa flotte robotaxi a franchi le seuil de 1 million de miles en autonomie complète, soit un peu plus de 1,6 million de kilomètres, autrement dit sans conducteur de sécurité humain à bord. C’est un chiffre que l’entreprise met clairement en avant pour appuyer le degré de maturité de sa technologie, aussi bien auprès du public que des autorités.

Présenté une première fois sous forme de concept en octobre 2024 par Tesla, le Cybercab repose sur une formule assez radicale. Le véhicule ne compte que deux places et n’a pas été pensé pour être vendu comme une voiture classique destinée à un usage personnel.

Tout, dans sa conception, tourne autour du transport à la demande. Et le détail qui accroche le plus les regards reste assez simple à résumer : pas de volant, pas de pédales, pas de rétroviseurs traditionnels. À ce stade, les données techniques rendues publiques par Tesla parlent d’une autonomie d’environ 293 miles, soit près de 472 kilomètres, ainsi que d’une compatibilité avec la recharge par induction. Ce point pourrait permettre à Tesla d’automatiser encore davantage l’exploitation de sa flotte, en réduisant les interventions humaines entre deux trajets.

Au Texas, ce démarrage ne passe pas sous le radar des autorités. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l’agence fédérale américaine en charge de la sécurité routière, examine actuellement ce déploiement, alors même que les règles fédérales en vigueur ont été conçues autour de véhicules pilotés par un humain. Cette surveillance pourrait ralentir le tempo si Tesla cherche à déployer rapidement le Cybercab dans d’autres villes américaines.

Les premiers retours, eux, ne vont pas tous dans le même sens. Certains passagers parlent d’un comportement fluide et rassurant en circulation réelle.

D’autres observateurs restent plus réservés et rappellent que le nombre d’exemplaires en service demeure très faible. Pour l’instant, Tesla n’a annoncé aucun calendrier précis pour un passage à grande échelle.

Mieux vaut donc garder un peu de recul. Affaire à suivre.

Tesla a bien franchi une étape que beaucoup attendaient. Reste que le Cybercab arrive sur le marché avec un mélange très net de promesses et d’incertitudes, entre vitrine technologique, contraintes réglementaires et vraie question sur le passage à l’échelle.

Alfonso Cuarón révèle enfin pourquoi il n’est pas revenu pour Harry Potter

Alfonso Cuarón a enfin donné, par l’intermédiaire du producteur David Heyman qui en a parlé aujourd’hui, la raison de son absence derrière la caméra de Harry Potter et la Coupe de feu après Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban : d’après Heyman, le réalisateur était simplement à bout.

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Si je devais n’en garder qu’un, mon Harry Potter préféré resterait, sans hésiter, Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban. C’est le troisième film, celui où Alfonso Cuarón a succédé à Chris Columbus, fait passer les personnages à autre chose, et tiré l’ensemble vers quelque chose de plus libre, de plus sombre, avec au passage des scènes que le reste de la saga aurait sûrement rêvé d’avoir.

Et pourtant, Cuarón n’est pas revenu pour Harry Potter et la Coupe de feu. Pendant des années, beaucoup se sont demandé ce qui s’était passé. Aujourd’hui, David Heyman apporte enfin une réponse.

Cuaronus Directorus !

« Cabrón ». C’est le mot qu’Alfonso Cuarón a lâché quand, lessivé par la réalisation du troisième film, on lui a proposé d’enchaîner, si l’on en croit le producteur David Heyman : « Nous avons demandé à Alfonso s’il voulait faire le quatrième, et il a dit “Cabrón”. Je crois qu’il était lessivé. Je revois des images d’Alfonso à cette époque (c’est l’un de mes meilleurs amis et le parrain de mon fils, et je l’adore) et il était épuisé ».

Autrement dit, comme le raconte Heyman, il n’y avait tout simplement aucune chance de le faire revenir : « Chris Columbus était comme un enfant, incroyable. Avec Alfonso, il avait tout donné. Il a dit non ».

Et comme Chris Columbus avait lui-même quitté la production après Harry Potter et la Chambre des secrets pour rentrer aux États-Unis, toujours selon David Heyman, l’équipe a dû bifurquer et chercher ailleurs. C’est comme ça que Mike Newell a fini par rejoindre la saga.

Reste déjà la question que tout le monde se pose pour le jour où HBO devra attaquer la saison 3 de sa série : ce film était tellement unique. Harry Potter, mais la baguette à plat.

Evan Rachel Wood révèle pourquoi elle ne sera pas dans Prácticamente Magia 2

Près de trente ans après le premier Práctatiquement Magia, Evan Rachel Wood a fait savoir qu’elle ne rempilera pas pour Práctiquement Magia 2. Et d’après ce qu’elle raconte, personne lié au film original ne l’a appelée pendant la préparation de la suite. Beaucoup s’étaient dit qu’elle avait simplement décliné. Sa version à elle est beaucoup plus hollywoodienne, dans le mauvais sens du terme.

Evan Rachel Nope

Si l’on en croit Evan Rachel Wood, le téléphone n’a jamais sonné quand la suite s’est mise en route. Personne du premier film ne l’a contactée, et les producteurs sont passés directement à autre chose en la remplaçant par Joey King, qui a dix ans de moins.

En fait, la seule à l’avoir appelée, c’est Joey King. « J’apprécie vraiment qu’elle m’ait contactée, parce que personne ayant travaillé sur le premier film ne l’a fait. C’est un amour ». À ce stade, Nicole Kidman ferait peut-être bien de prendre rendez-vous pour se faire retirer ce coup de couteau dans le dos.

La réalisatrice, Susanne Bier, a déjà donné sa version, en expliquant que ce recasting n’avait rien de mal intentionné. Au contraire, selon elle. « Ce n’était pas personnel. Les enfants de l’histoire viennent tout juste de sortir de l’université, donc ce n’était même pas une question. On devait recaster ».

Ce n’est pas comme si Evan Rachel Wood était en manque de projets, on l’a encore vue dans The Shards. Mais elle n’a cessé de dire à quel point l’idée de retourner sur ce plateau, là où elle avait été heureuse enfant, lui tenait à cœur.

Tu te dis que ce n’est qu’un petit accrochage hollywoodien de plus ? Pas vraiment. Evan Rachel Wood voulait clairement en être. Elle est même allée jusqu’à dire qu’elle s’était proposée pour n’importe quoi, « même si ce n’était qu’une scène ou une réplique ». Quelque chose me dit qu’après ça, son téléphone ne sonnera pas non plus pour Prácticamente Magia 3.

Elliot Page après « La Odisea » : « Je ne reçois pas d’appels »

Elliot Page a confié récemment, dans le podcast de Kevin McCarthy, qu’aucun nouveau rôle ne lui était proposé depuis son passage sur « La Odisea ».

Même si beaucoup font aujourd’hui semblant de l’avoir oublié, pendant des mois on a dû entendre en boucle que « La Odisea » allait se planter parce que le film était soi-disant « woke », simplement parce qu’il comptait Lupita Nyong’o et Elliot Page dans sa distribution : une actrice noire et un acteur trans, carrément, comme si ça suffisait à condamner un film !

Bien sûr, le public, lui, s’en est fichu royalement, 1,5 milliard de dollars au box-office et tout le monde en a profité. Enfin, pas tout le monde.

Pas de boulot pour Page

On pourrait se dire qu’après avoir tourné avec Christopher Nolan, Elliot Page devait voir son téléphone exploser sous les appels. Sauf que c’est tout l’inverse, comme il l’a lui-même raconté dans le podcast de Kevin McCarthy : « Je ne reçois pas d’appels. Donc, si quelqu’un veut m’appeler… ».

Kevin McCarthy, l’animateur du podcast où Elliot Page s’est exprimé, n’a pu que marquer sa surprise et lui demander ce qui suivait, s’il avait au moins un projet en préparation pour la suite.

« En vérité, non. J’adorerais faire du bon travail, c’est ce que j’aime faire ».

À vrai dire, Elliot Page semble même envisager de prendre les devants et d’appeler lui-même les réalisateurs : « Avant, on me voyait d’une certaine manière, et maintenant c’est différent. Je pense que c’est pour des raisons évidentes : je suis canadien ». Ah, si seulement, dans un monde où l’on couvre JK Rowling d’éloges, le vrai problème était d’être né au Canada. Aïe.

Il nous reste au moins une petite consolation, à nous qui aimerions le voir réussir et envoyer promener tout ce beau monde : Elliot Page pense être aujourd’hui au meilleur moment de sa carrière d’acteur : « J’ai l’impression que je pourrais faire mon meilleur travail maintenant ».

Pour l’instant, le seul projet annoncé sur sa page IMDb est en fait un rôle de doublage dans un film sur les dauphins. Il n’y aurait pas quelqu’un, enfin, pour décrocher son téléphone ?

Google lance Gmail Live : Gemini arrive en version vocale dans Gmail, Docs et Keep

Google lance aujourd’hui Gmail Live, Docs Live et Keep Live, trois nouvelles fonctions de Gemini qui permettent de parler directement à Gmail, Google Docs et Google Keep pour retrouver des informations, rédiger des textes ou mettre de l’ordre dans ses idées.

Cela fait déjà des mois que l’IA a pris sa place dans Gmail et Google Docs. Avec ces nouveautés, Google pousse l’intégration de Gemini un cran plus loin dans ses services.

Gmail Live fait de la messagerie une conversation, et Docs Live et Keep Live reprennent la même logique

Avec Gmail Live, on peut demander à Gemini ce qu’il y a dans nos e-mails. Il est possible de lui demander les détails d’un voyage, de retrouver une information précise ou simplement d’enchaîner les questions à partir de ce qu’il vient de répondre, tout en suivant une transcription en direct.

TechCrunch le souligne, et c’est là que Google va plus loin : cette interaction vocale arrive aussi dans Google Docs et Google Keep.

Dans Docs Live, on peut expliquer ce qu’on veut écrire, puis Gemini prépare un premier brouillon en s’appuyant, avec notre accord, sur Gmail, Google Drive, Google Chat et le web pour récupérer le contexte dont il a besoin.

Keep Live, lui, transforme Google Keep en bloc-notes vocal. On peut s’en servir pour structurer des idées, organiser des listes ou même poser des recettes.

Selon Google, ces fonctions arrivent en anglais sur iOS et Android, selon les abonnements. Gmail Live est proposé avec Google AI Plus, Google AI Pro, que les étudiants peuvent obtenir gratuitement d’après Google, et Google AI Ultra. Docs Live et Keep Live, eux, demandent un abonnement Google AI Pro ou Google AI Ultra.

Chez Google, l’idée reste la même : glisser l’IA dans des outils qu’on utilise déjà au quotidien. Et cette fois, si on a envie de parler plutôt que de cliquer partout, on peut le faire.