Australie : pas d’interdiction nationale des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans à ce jour

À ce stade, d’après les prises de parole publiques en Australie et les annonces du gouvernement d’Australie-Méridionale, l’Australie n’a toujours pas instauré d’interdiction nationale des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Pourtant, depuis quelques jours, certains articles soutiennent que cette mesure serait déjà appliquée et que ses premiers effets seraient visibles. C’est faux.

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Un article très partagé affirme par exemple que, trois mois après l’entrée en vigueur supposée d’une loi le 10 décembre 2025, l’usage des réseaux sociaux chez les adolescents serait passé de 86 % à 81 %. Il ajoute que la part des adolescents disposant d’un compte serait, elle, tombée de 52 % à 42 %.

Ce qui frappe, c’est que ces chiffres sont présentés comme la conséquence mesurée d’une interdiction nationale. Or, toujours selon cet article, ils reposeraient sur une enquête menée auprès de plus de 4 000 enfants et familles, alors même qu’aucun dispositif fédéral de ce type n’est aujourd’hui appliqué dans l’ensemble du pays.

Mieux vaut donc garder la tête froide. Ces données peuvent, à la rigueur, montrer des évolutions de comportement. En revanche, elles ne peuvent pas servir à mesurer l’effet d’une loi fédérale qui n’est pas en vigueur.

À l’heure actuelle, d’après les déclarations publiques des responsables australiens, aucune loi fédérale déjà entrée en application n’interdit aux moins de 16 ans l’accès aux réseaux sociaux en Australie. Le sujet reste pourtant au centre du débat politique, entre propositions, promesses électorales et préparation réglementaire.

Peter Dutton, chef de l’opposition, s’est engagé dans ses déclarations publiques à instaurer une interdiction s’il arrive au pouvoir. De son côté, le Premier ministre australien Anthony Albanese s’est dit prêt à travailler sur le sujet. Le dossier avance donc sur le terrain politique, mais on parle encore de discussions, pas d’une application nationale déjà effective. Nous vous tiendrons informés.

Pour l’instant, la démarche la plus concrète vient de l’État d’Australie-Méridionale. D’après les annonces de son gouvernement, l’État a présenté une expérimentation dans laquelle les moins de 14 ans seraient exclus des réseaux sociaux, tandis que les jeunes de 14 et 15 ans devraient obtenir l’accord de leurs parents.

Le projet, toujours selon le gouvernement d’Australie-Méridionale, prévoit aussi le recours à des technologies d’estimation ou de vérification de l’âge, un investissement de 1 million de dollars australiens et la mise en place d’un jury citoyen. Là aussi, on parle d’un pilote local, pas d’une règle déjà déployée dans tout le pays.

Sur le fond, les défenseurs d’une restriction mettent en avant les risques liés à un usage intensif des réseaux sociaux chez les adolescents, en particulier l’anxiété, la dépression et d’autres effets négatifs sur la santé mentale.

Mais le nœud du problème reste la vérification de l’âge. Plusieurs critiques estiment que ces systèmes sont fragiles, faciles à contourner ou trop intrusifs, avec des conséquences très concrètes pour la vie privée.

La commissaire australienne à la sécurité en ligne, Julie Inman Grant, a d’ailleurs mis en garde dans ses déclarations publiques contre une approche trop brutale. Selon elle, une interdiction pourrait déplacer les usages vers des espaces moins visibles, sans améliorer réellement la sécurité.

L’Australie n’est pas seule dans ce cas. Aux États-Unis, l’État de Floride a déjà adopté une loi qui restreint l’accès des plus jeunes à certaines plateformes, pendant que d’autres pays explorent eux aussi des règles d’âge dans des domaines voisins de la sécurité en ligne.

Il manque encore des pièces importantes au débat public : quelles technologies seraient réellement utilisées, avec quelles garanties de confidentialité, et surtout ce qu’en pensent les adolescents eux-mêmes, souvent absents de discussions qui les concernent pourtant au premier chef.

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Star Wars arrive officiellement dans Donjons & Dragons en 2027 : Magic: The Gathering est déjà évoqué

Wizards of the Coast a profité de la Gen Con 2026 pour confirmer une rumeur qui paraissait encore assez folle il n’y a pas si longtemps : Star Wars rejoindra officiellement Donjons & Dragons en 2027. L’adaptation de la licence de Lucasfilm acte donc l’un des croisements les plus attendus, et aussi les plus surprenants, du jeu de rôle sur table.

Le projet sortira sous la bannière « Universes Beyond », le label que Wizards of the Coast réserve aux grandes licences extérieures adaptées à ses jeux. Pour l’instant, l’éditeur n’a toujours pas précisé à quoi ressembleront exactement les produits. Tout ce qu’on sait, c’est qu’un lancement viserait la fin de l’année 2027, dans le cadre d’une « Season of Rebellion », d’après l’annonce faite par Wizards of the Coast à la Gen Con 2026.

On a donc la confirmation de l’arrivée de Star Wars dans D&D, mais pas encore la forme précise que cela prendra : livre de campagne, supplément de règles, bestiaire, écran de MJ ou coffret complet, tout reste ouvert. Le titre même, « Season of Rebellion », fait assez naturellement penser à une approche centrée sur la guerre civile galactique, avec l’Alliance rebelle, l’Empire et des figures majeures de la trilogie originale. Pour l’instant, Wizards of the Coast n’a rien validé officiellement sur ce point.

Pour Wizards of the Coast, ce n’est d’ailleurs pas un tout premier passage par cette galaxie lointaine, très lointaine. La société avait déjà publié un jeu de rôle Star Wars fondé sur le système d20 entre 2000 et 2010.

Cette annonce ressemble donc à un retour vers la licence côté jeu de rôle, même si le contexte n’a plus grand-chose à voir avec celui de l’époque : cette fois, Star Wars viendra s’inscrire dans l’environnement D&D moderne et dans ses règles 5E. Pour beaucoup, c’est une excellente nouvelle, surtout pour ceux qui y lisent le signe d’un plan plus large. Star Wars devient en effet la deuxième grosse licence « Universes Beyond » annoncée pour D&D après une extension World of Warcraft attendue pour novembre 2026, elle aussi révélée par Wizards of the Coast. Le signal envoyé est limpide : Wizards of the Coast cherche à faire de Donjons & Dragons une plateforme capable d’accueillir des univers immensément populaires, bien au-delà de la fantasy classique.

Et forcément, l’annonce a aussitôt relancé les spéculations autour de Magic: The Gathering. Aucune collaboration Star Wars x Magic n’a été annoncée à ce jour, mais plusieurs éléments suffisent déjà à alimenter l’idée : Magic: The Gathering a largement adopté la marque Universes Beyond, avec des sets et des produits dérivés issus de franchises majeures, et l’arrivée de Star Wars dans D&D montre au moins une chose, ces accords de licence existent bel et bien.

Les plus sceptiques rappellent quand même qu’un autre jeu de cartes occupe déjà le terrain, Star Wars: Unlimited, publié par Fantasy Flight Games. Ça ne ferme pas complètement la porte à un crossover avec Magic: The Gathering, mais les enjeux commerciaux, ainsi que la question des droits autour des jeux de cartes, semblent sans doute plus compliqués que dans le cas d’un supplément de jeu de rôle. Mieux vaut donc rester prudent. Nous vous tiendrons au courant.

Comme souvent avec ce genre de crossover, la communauté se divise. Certains se réjouissent déjà à l’idée d’incarner des Jedi, des contrebandiers ou des officiers impériaux avec un système de règles qu’ils connaissent déjà.

D’autres se demandent si Dungeons & Dragons 5E, conçu avant tout pour l’heroic fantasy, est vraiment l’outil idéal pour faire vivre Star Wars sans en dénaturer le ton. Certains rappellent aussi qu’il existe déjà un jeu de rôle Star Wars publié actuellement par Edge Studios, et s’interrogent sur le risque d’ajouter encore un peu de confusion à un secteur déjà bien chargé. Une chose paraît certaine : avec cette annonce, Wizards of the Coast vient de poser l’une des pièces maîtresses de sa stratégie de crossovers pour les années qui viennent.

Alan Ritchson veut sa franchise MotoGP : un Fast & Furious sur deux roues

Alan Ritchson a assuré, fin juillet 2026 dans le podcast Armchair Expert, qu’il avait acquis les droits de la MotoGP pour lancer une nouvelle franchise de films centrée sur la catégorie reine de la vitesse moto. Pour l’instant, pourtant, rien de très concret n’a filtré : ni titre, ni scénariste, ni réalisateur, ni studio, ni date de sortie, et toujours aucune confirmation officielle du détenteur des droits commerciaux de la MotoGP.

Dans Armchair Expert, l’acteur de Reacher a parlé d’un projet “globe-trotter” et “à haute intensité”, avec une ambition qui vise clairement le registre du blockbuster.

Le point le plus parlant, à ce stade, c’est surtout tout ce qu’on ne sait pas encore.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun titre, aucun scénariste, aucun réalisateur, aucun studio, aucune date de sortie, et aucune annonce formelle venant d’une société de production n’ont été rendus publics. Il n’existe pas non plus de confirmation officielle du détenteur des droits commerciaux de la MotoGP. Bref, mieux vaut garder la tête froide. Dès qu’il y aura du neuf, nous mettrons cet article à jour.

L’annonce n’est d’ailleurs pas sortie d’un communiqué de studio. Elle vient directement d’Alan Ritchson, au détour d’une conversation dans le podcast Armchair Expert.

Ça n’empêche pas le projet de faire parler. L’idée d’une saga consacrée au plus grand championnat de vitesse moto a tout pour accrocher le grand public. Sur le papier, le parallèle avec Fast & Furious saute aux yeux : des superbikes, des paddocks aux quatre coins du monde, de la vitesse pure, des rivalités, des trajets d’un pays à l’autre, des machines ultra-pointues. Mais ici, le cœur du projet semble bien plus ancré dans le sport de haut niveau que dans la culture du tuning urbain.

Le marché, lui aussi, peut clairement jouer en faveur du film.

La MotoGP a revendiqué une audience mondiale de 632 millions de personnes en 2025, soit une hausse de 12 % sur un an, d’après la MotoGP. Plus de la moitié de ses fans avaient moins de 35 ans. Les week-ends de course ont aussi attiré un record de 3,6 millions de spectateurs, là encore selon la MotoGP. À cela s’ajoute un marché mondial de la moto estimé à plus de 75 milliards en 2025, d’après des estimations sectorielles. Autrement dit, il existe déjà, autour des deux roues, tout un univers commercial et culturel de très grande taille.

Plus curieux encore, Alan Ritchson rattache déjà ce projet à sa préparation physique.

En revenant, dans Armchair Expert, sur une altercation avec un voisin survenue en mars 2026, Alan Ritchson a expliqué que sa pratique intensive de la moto faisait partie de son entraînement pour le film. L’idée, selon lui, est d’apprendre à piloter différents modèles et, si possible, d’assurer lui-même une partie des cascades. Ça colle évidemment à son image de star de l’action. Mais ça rappelle aussi quelque chose de très simple : le projet en est encore du côté de l’intention et de la préparation, bien plus que de celui d’un tournage imminent.

Le moment reste intéressant, alors que les productions centrées sur les sports mécaniques et la moto se multiplient.

Fin juillet 2026, les réactions publiques restaient malgré tout limitées, que ce soit à Hollywood, chez les journalistes spécialisés ou dans l’écosystème MotoGP. En clair, le potentiel est réel, le nom d’Alan Ritchson suffit à attirer les regards, mais il faudra des annonces solides avant d’y voir le prochain grand mastodonte du box-office sur deux roues.

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Harry Potter : HBO prépare déjà le tournage de la saison 2 pour l’automne 2026

HBO a déjà validé la saison 2 de sa future série Harry Potter, alors que la saison 1 n’a même pas encore été diffusée. D’après plusieurs sources qui se recoupent, le tournage de cette deuxième salve d’épisodes devrait commencer à l’automne 2026. Certaines parlent même d’un démarrage dès août 2026. HBO ne cache donc pas ses intentions: lancer très vite une franchise pensée pour s’installer sur dix ans.

Cette saison 2 adaptera, sans surprise, Harry Potter et la Chambre des secrets, dans le prolongement direct d’une première saison consacrée à Harry Potter à l’école des sorciers. Ce calendrier dit beaucoup de choses. Avec un casting aussi jeune au centre du projet, la chaîne a tout intérêt à avancer à un rythme soutenu pour éviter qu’un écart d’âge trop visible ne se creuse entre les personnages et les acteurs. Pour une adaptation qui veut coller aux livres, saison après saison, c’est un vrai sujet.

La saison 1, elle, est déjà bien engagée. Selon HBO, le tournage principal a démarré en juillet 2026 aux studios Leavesden, dans le Hertfordshire, en Angleterre. Le lieu n’a rien d’anodin, puisque les films originaux y avaient déjà été tournés. La diffusion du premier épisode est fixée au 25 décembre 2026 sur HBO, ainsi qu’en streaming sur HBO Max. Programmer ce lancement à Noël en dit long sur l’importance du projet pour le groupe, qui en a déjà fait l’un de ses gros rendez-vous de fin d’année.

Pour l’instant, HBO n’a pas encore confirmé publiquement si la saison 2 entrera bien en production à l’automne 2026 ou si les caméras tourneront dès le mois d’août. On suivra ça de près et on vous tiendra au courant.

Cette nouvelle version de Harry Potter a été pensée comme une adaptation fidèle, menée sur la durée, des sept romans de J.K. Rowling. Sur le papier, le plan est limpide: une saison par livre, avec un déploiement qui pourrait s’étaler sur une dizaine d’années. Francesca Gardiner mène l’ensemble comme showrunneuse et productrice exécutive. Mark Mylod, lui, réalise plusieurs épisodes et occupe également un poste de producteur exécutif.

Pour la saison 2, Jon Brown doit rejoindre Francesca Gardiner comme co-showrunner, si l’on en croit plusieurs informations concordantes. Un détail qui montre, là encore, que HBO prépare déjà la suite de façon très concrète.

Côté casting, la série met en avant Dominic McLaughlin, Arabella Stanton et Alastair Stout pour former le trio principal. À leurs côtés, on retrouvera aussi John Lithgow, Paapa Essiedu, Janet McTeer et Warwick Davis dans des rôles secondaires que les fans observent de très près. En mars 2026, toujours selon HBO, un premier teaser est même devenu la bande-annonce la plus vue de toute l’histoire de HBO et de HBO Max. Difficile d’avoir démonstration plus nette de la puissance intacte de la marque Harry Potter.

Reste que l’accueil n’a rien d’unanime. Une partie du public est curieuse de voir ce que donnera une adaptation plus détaillée que les films. D’autres, à l’inverse, restent franchement sceptiques devant l’idée d’un reboot lancé aussi tôt pour une saga encore partout dans la culture pop. HBO, de son côté, a visiblement tranché: avancer vite, et jouer la carte du temps long.

MobLand revient sur Paramount+ : la saison 2 arrive le 18 septembre 2026

Paramount+ a fixé la date : MobLand reviendra pour une saison 2 le 18 septembre 2026. La plateforme officialise ainsi le retour de l’une de ses séries les plus solides, à moins de deux mois de sa mise en ligne.

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On la compare souvent à Tulsa King, pour son ADN mafieux et parce qu’elle joue dans la même cour sur Paramount+. Très vite, MobLand s’est installée comme un autre gros morceau du genre sur le service, aux côtés de Mayor of Kingstown.

Mise en ligne le 30 mars 2025 sur Paramount+, la série avait démarré très fort. D’après les chiffres communiqués par la plateforme, le premier épisode avait réuni 2,2 millions de spectateurs, ce qui en faisait alors le plus gros lancement mondial d’une série sur Paramount+.

Ce départ a largement suffi à placer MobLand parmi les programmes policiers les plus regardés du service.

À l’origine, on trouve Ronan Bennett. À la production, Guy Ritchie. Et sa marque se voit tout de suite : rythme sec, dialogues sous tension, violence très stylisée.

Tom Hardy, lui, y prend un contre-pied assez intéressant. Pas de caïd explosif ou de brute imprévisible ici. Il joue Harry Da Souza, un intermédiaire calme, méthodique, presque diplomate, chargé de régler les problèmes pour une puissante famille criminelle londonienne.

L’histoire repose sur l’affrontement entre deux clans de Londres, les Harrigan et les Stevenson. Au milieu de cette guerre souterraine, le personnage de Tom Hardy travaille pour les Harrigan, menés par Conrad et Maeve, incarnés par Pierce Brosnan et Helen Mirren.

Le trio Tom Hardy, Pierce Brosnan, Helen Mirren a d’ailleurs beaucoup compté dans l’attrait de la première saison. Entre calculs politiques, règlements de comptes et alliances qui ne tiennent jamais très longtemps, MobLand assume un thriller criminel haut de gamme, plus britannique dans le ton que Tulsa King, mais assez direct pour parler aussi à un large public.

La comparaison avec Tulsa King tient surtout au genre et au fait que les deux séries vivent sur la même plateforme. Dans les deux cas, Paramount+ mise sur des fictions criminelles portées par des têtes d’affiche immédiatement identifiables, dans des univers faits de pouvoir, de loyauté et de violence. Pour autant, MobLand n’a rien d’un simple copier-coller. Son ancrage londonien, sa dimension plus chorale et la tension permanente entre grandes familles lui donnent une couleur bien à elle.

Ces dernières semaines, la saison 2 a aussi fait parler pour une autre raison : des tensions évoquées entre Tom Hardy et le showrunner Jez Butterworth pendant la production. D’après les informations qui ont circulé, ces frictions seraient désormais derrière eux.

C’est d’autant plus rassurant que Tom Hardy devrait également rempiler pour une troisième saison, déjà validée par Paramount+. D’ici là, une date est à noter : le 18 septembre 2026, jour du retour de l’un des thrillers criminels les plus exposés de Paramount+.

Netflix confirme East of Eden pour l’automne 2026 avec Florence Pugh

Netflix a confirmé le 13 mai 2026, pendant sa présentation Upfront, que East of Eden, mini-série de sept épisodes adaptée du roman de John Steinbeck, arrivera à l’automne 2026. Ce qui attire l’attention ici ne vient pas seulement du prestige du livre. Cette nouvelle version de East of Eden entend relire la saga des Trask avec un regard plus actuel, en faisant de Cathy Ames le véritable centre du récit, un parti pris qui pourrait la démarquer assez nettement du roman publié par John Steinbeck en 1952 comme des adaptations précédentes.

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Date de sortie de « East of Eden » sur Netflix : ce qu’il faut retenir

Netflix n’a toujours pas communiqué de date exacte. La plateforme a toutefois bien calé East of Eden pour l’automne 2026. La série est aujourd’hui en post-production, après un tournage principal mené en Nouvelle-Zélande entre octobre 2024 et mars 2025.

Avec seulement sept épisodes, on peut s’attendre à une adaptation resserrée, pensée comme un rendez-vous marquant plutôt que comme une série appelée à durer sur plusieurs saisons.

Tout indique que Netflix traite le projet comme un titre de prestige, à la fois adossé à un grand classique de la littérature et porté par des acteurs très identifiables.

Une adaptation qui change de point de vue

C’est là que cette nouvelle version joue sa différence. Netflix présente East of Eden comme une réinvention moderne du roman de John Steinbeck autour de la dynastie tourmentée des Trask, mais le vrai déplacement se situe dans la place donnée à Cathy Ames.

Dans le livre, Cathy Ames est souvent vue comme l’une des figures les plus sombres de l’histoire. Ici, elle devrait faire l’objet d’un traitement bien plus approfondi.

L’ambition affichée consiste à lui donner plus d’épaisseur, plus de point de vue, là où l’œuvre originale la regarde souvent de l’extérieur. Les premiers éléments dévoilés autour du projet laissent déjà penser que ce choix peut changer en profondeur la façon dont la série abordera les grands thèmes du roman, en particulier le bien, le mal et le libre arbitre.

Florence Pugh au centre du projet

Florence Pugh interprète Cathy Ames.

Et sa place ne s’arrête pas au rôle principal, puisqu’elle est aussi productrice exécutive de la série. Ce n’est pas un détail, surtout quand on voit la place que Netflix lui accorde dans les premiers visuels.

Le teaser initial et l’affiche officielle dévoilés par Netflix mettent très clairement Cathy Ames au premier plan. Difficile de ne pas y voir une confirmation supplémentaire : Cathy sera bien la pièce centrale de cette adaptation.

Autour d’elle, le casting principal comprend Christopher Abbott dans le rôle d’Adam Trask, Mike Faist en Charles Trask et Hoon Lee dans celui de Lee.

Qui est derrière la série ?

Le scénario est signé Zoe Kazan, qui assure aussi le co-showrunning avec Jeb Stuart.

Zoe Kazan a expliqué que l’idée d’adapter l’intégralité du roman remonte à loin, avec un désir très net : explorer pleinement Cathy Ames comme la grande anti-héroïne imaginée par John Steinbeck.

À la réalisation, Garth Davis prend en charge les quatre premiers épisodes, tandis que Laure de Clermont-Tonnerre signe les trois derniers. La production est assurée par FIFTH SEASON et Anonymous Content. Avec un tel casting, un angle narratif aussi assumé et cette volonté de replacer son héroïne au cœur de l’histoire, East of Eden s’impose déjà comme l’un des projets littéraires les plus ambitieux de Netflix pour 2026.

Amazon Kuiper demande 5 105 satellites: objectif, connecter les smartphones

Amazon Kuiper a saisi la Federal Communications Commission (FCC) d’une demande pour faire fonctionner une constellation de 5 105 satellites en orbite basse pensée pour la connexion directe aux appareils, avec un déploiement annoncé à partir de 2028. Dans ce dossier, Amazon décrit un système capable de relier des satellites à des terminaux mobiles compatibles sans passer par les réseaux terrestres habituels. L’idée ne se limite pas à un simple accès à Internet: il est aussi question d’appels vocaux, de données, de messagerie, de services d’urgence et de connectivité pour l’IoT.

En clair, Amazon veut permettre aux smartphones et à d’autres appareils de rester joignables même lorsqu’ils se trouvent hors de portée des antennes mobiles au sol.

Amazon pousse plus loin la connexion satellite directe vers les smartphones

Cette nouvelle demande marque une étape de plus pour Project Kuiper, le programme de haut débit spatial d’Amazon.

Le groupe dispose déjà d’une autorisation portant sur 3 236 satellites, a mis plus de 390 satellites en orbite et table sur un premier lancement commercial d’ici la fin de l’année, d’après les éléments transmis à la FCC.

Avec ce volet direct-to-device, Amazon cherche à prendre place sur l’un des créneaux les plus convoités du moment: la connectivité mobile depuis l’espace, sans accessoire ni équipement externe à ajouter côté utilisateur.

Le dossier évoque des appareils compatibles capables d’établir une liaison directe avec les satellites, sans antenne supplémentaire. Sur le papier, c’est une très bonne nouvelle pour tous les usages loin des zones couvertes par les réseaux classiques.

Un déploiement à partir de 2028 et un pari à plus de 10 milliards

Amazon prévoit de lancer le déploiement de ce nouveau système à partir de 2028, toujours d’après la demande déposée auprès de la FCC.

Le même dossier rappelle que l’ensemble de Project Kuiper représente déjà plus de 10 milliards de dollars d’investissement. Pour envoyer sa constellation en orbite, Amazon a réservé 92 lancements auprès d’Arianespace, Blue Origin et United Launch Alliance.

Côté technique, la constellation direct-to-device serait organisée en cinq couches orbitales: trois pour les latitudes intermédiaires, une pour les hautes latitudes et une autre pour les régions quasi polaires.

Amazon prévoit aussi des liaisons optiques entre satellites, ainsi que des passerelles au sol sécurisées et raccordées à la fibre, afin de maintenir une couverture solide et une faible latence.

Globalstar, pièce centrale de la stratégie d’Amazon

Un autre point clé du plan apparaît dans le dossier remis à la FCC: la proposition de rachat de Globalstar pour environ 11,6 milliards de dollars.

Une telle opération offrirait à Amazon un accès précieux au réseau satellite de Globalstar, à ses infrastructures, à son spectre radio et à ses licences. Pour lancer plus vite un service mobile spatial, ce serait un levier de poids.

Fait intéressant, Globalstar n’est pas un inconnu pour le grand public.

Son infrastructure sert déjà à certaines fonctions satellite des iPhone et des Apple Watch d’Apple, notamment Emergency SOS, Messages, Find My et l’assistance routière. Cela ne veut pas dire qu’il y aurait automatiquement une continuité entre ces services et une future offre signée Amazon. Mais cet historique donne une idée assez claire de la valeur stratégique des actifs visés.

Une bataille déjà très encombrée

Amazon arrive pourtant sur un terrain où la place est déjà prise.

SpaceX domine avec Starlink. AST SpaceMobile, Lynk Global et Iridium avancent eux aussi. Dans le même temps, Amazon enchaîne les partenariats télécoms avec Vodafone, Vodacom, Vrio, NTT, SKY Perfect JSAT, DirecTV, Herotel et NBN en Australie.

Pour les particuliers comme pour les entreprises, Amazon met en avant des cas d’usage très concrets: couverture des zones rurales et isolées, liaisons pour les flottes, chaînes logistiques, services publics, connexions gouvernementales et objets connectés.

Si le calendrier tient, le smartphone vraiment connecté partout pourrait bien devenir un nouveau front stratégique pour le géant du e-commerce.

Semi-conducteurs : les prix pourraient grimper jusqu’en 2027

D’après les données et estimations du secteur des semi-conducteurs, les prix des puces, de la mémoire et de plusieurs appareils électroniques sont en train de monter. La raison tient à un basculement des capacités de production, qui se concentrent de plus en plus sur les serveurs et les infrastructures de calcul les plus avancées. L’industrie espérait retrouver peu à peu un fonctionnement plus normal après les perturbations des dernières années. Mais la demande tirée par ces systèmes de calcul capte désormais une part grandissante de l’offre.

Pour le grand public, l’effet est assez direct. Toujours d’après ces données et estimations du secteur, la mémoire et plusieurs composants clés coûtent plus cher, et cette hausse commence déjà à se voir sur les prix des ordinateurs, des smartphones et d’autres appareils électroniques. Le nœud du problème se trouve du côté de la mémoire : les fabricants favorisent de plus en plus les produits qui rapportent le plus, en particulier la mémoire à très haute bande passante utilisée dans les grands systèmes de calcul.

Du coup, il reste moins de place pour des puces plus anciennes ou moins rentables, alors qu’elles restent indispensables à une foule d’appareils du quotidien.

Des hausses très marquées sont déjà signalées sur certains composants, d’après les données et estimations du secteur des semi-conducteurs. Des modules de RAM qui valaient autour de 100 dollars sont parfois montés jusqu’à 300 dollars. Sur le marché des PC portables, le prix médian serait passé d’environ 800 à 1 600 dollars dans certains segments, toujours selon ces estimations. Apple et Microsoft ont aussi relevé le prix de certains produits, signe que la hausse se diffuse sur toute la chaîne.

Pour plusieurs analystes du secteur, on n’est plus face à un simple cycle. Le déséquilibre paraît plus profond, plus durable. Et il y a là quelque chose d’assez paradoxal : même quand l’offre augmente, elle ne va pas forcément vers les composants dont les fabricants d’ordinateurs, de téléphones, d’équipements industriels ou d’automobiles ont besoin.

Certaines prévisions du secteur des semi-conducteurs avancent que les tensions pourraient rester fortes jusqu’en 2027, voire plus loin. Mieux vaut rester prudent. Les consommateurs ne doivent pas s’attendre à revoir rapidement les prix d’avant-crise.

L’automobile figure parmi les secteurs les plus exposés, d’après les données et estimations du secteur des semi-conducteurs, parce que les constructeurs dépendent massivement de puces plus anciennes, souvent jugées moins prioritaires par les fondeurs. Des organisations professionnelles ont déjà averti qu’une concurrence plus forte sur l’approvisionnement pourrait entraîner de nouveaux arrêts de production.

Même chose pour l’automatisation industrielle, les appareils médicaux, les consoles de jeu ou certains smartphones d’entrée et de milieu de gamme.

Face à cette fragilité, les gouvernements accélèrent. Aux États-Unis, le CHIPS and Science Act finance la recherche et l’extension des capacités de fabrication. L’Union européenne avance dans la même direction avec son propre Chips Act.

En parallèle, de nouveaux réseaux industriels apparaissent aussi en Amérique latine et en Afrique, surtout dans la conception, l’assemblage, le packaging et les tests, d’après des estimations du secteur des semi-conducteurs. On en parle moins, mais ces initiatives pourraient peser sur le long terme. À court terme, le constat est simple : la bataille autour des puces les plus avancées est en train de redessiner l’ensemble du marché, et le consommateur pourrait en payer le prix.

Nous n’aurons jamais de deuxième partie de ‘He-Man et les Maîtres de l’Univers’, mais ce film de 1985 nous permet de nous en faire une idée

Avec la sortie de He-Man et les Maîtres de l’Univers, plus de gens ont vu le film (jusqu’à en faire le numéro 1 du streaming) et se sont lamentés parce que sa scène post-générique n’aura probablement pas de suite, à moins que quelqu’un chez MGM ne veuille produire une suite au rabais. Cependant, le personnage qui y est présenté vit depuis des années dans la culture pop, a vécu des centaines d’aventures et, en fait… il y a un film qui pourrait très bien tenir lieu de cette deuxième partie que, selon toute probabilité, nous n’arriverons jamais à voir.

Attention : Spoilers de la scène post-générique de He-Man et les Maîtres de l’Univers. Après, pas la peine de venir se plaindre.

Il y en a qui l’aiment, il y en a qui l’Adorent

Comme la plupart des personnages des Maîtres de l’Univers, She-Ra a d’abord été créée comme figurine pour la gamme de 1984, dans une collection qui laissait traditionnellement de côté les personnages féminins. Cependant, chez Mattel, ils ont pensé qu’ils pouvaient élargir leur public et, au passage, trouver un public féminin supplémentaire à celui de Barbie, mais un peu plus canaille et porté sur l’aventure. C’est ainsi qu’a été publié le mini-comic L’Histoire de She-Ra, qui posait grosso modo toutes les bases du personnage qu’on verra plus tard, réparties sur quelques pages. La poupée a été un succès, alors il ne restait plus que le plus difficile : faire en sorte que le public masculin toxique de l’époque veuille voir les aventures d’une fille.

C’est ainsi qu’en 1985, He-Man et She-Ra, frère et sœur séparés à la naissance, se sont retrouvés dans un film qui pourrait très bien servir de base à une deuxième partie du film actuel : Le Secret de l’épée. Même si, en réalité, ce film n’était que les cinq premiers épisodes de la série très légèrement remontés pour ne pas en avoir l’air, ce fut la manière dont la plupart du public a découvert la Princesse Adora. Et même si l’animation était basique, la fièvre He-Man était à son apogée et c’était le moment parfait pour le sortir au cinéma, où il a sans problème remboursé son budget et, tant qu’à faire, a préparé le public au lancement de sa propre série : She-Ra, princesse du pouvoir.

On y racontait l’histoire d’Adora, la Capitaine de la Horde d’une autre dimension qui capture Adam et Cringler avant qu’on n’apprenne que — surprise — elle est sa sœur. Une histoire simple, qui se répète plusieurs fois, mais qui, à l’époque, a fait sensation. Évidemment, ensuite arrivait le coup de maître suivant : la série télévisée, qui a duré 93 épisodes entre 1985 et 1987, quand la He-man-mania était déjà sur le déclin. Entre-temps, ils ont eu le temps de faire un autre épisode spécial de Noël où elle se retrouvait avec son frère jumeau. Le personnage a totalement disparu, et n’est même pas apparu dans le premier film en prises de vues réelles des Maîtres de l’Univers, la rayant de l’histoire. Pourtant, ô paradoxe, il a fini par être le plus populaire.

Il a bien sûr fallu de nombreuses années pour que la société change complètement, mais 30 ans après sa fin, Netflix a lancé les premiers épisodes de She-Ra et les princesses du pouvoir, l’une des meilleures séries d’animation de la plateforme (actuellement retirée et introuvable légalement), qui approfondissait le personnage, ses amies et sa relation avec Catra jusqu’à un final fabuleux. Si vous écoutez l’opening (je vous l’ai mis plus haut) et que vous ne vous mettez pas à danser, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez vous. Personne ne sait quel est l’avenir de She-Ra, mais, qui sait, peut-être qu’en 2047 elle reviendra avec encore une autre série, prouvant qu’au fond, c’est un personnage immortel.