À la BlizzCon 2026, Blizzard a officialisé World of Warcraft: Forever. Le studio le vend comme une formule « Classic+ » faite pour durer, au point d’en faire le troisième grand pilier de la licence, aux côtés de World of Warcraft Retail et de World of Warcraft Classic. La bêta doit ouvrir le 17 septembre 2026, puis le lancement mondial suivra le 4 novembre 2026.
L’idée, côté Blizzard, est assez limpide: Forever n’est pas pensé comme un mode annexe ou une saison de plus, mais comme une branche à part entière de World of Warcraft. Une version permanente, avec sa propre place dans l’écosystème du jeu.
Le calendrier, lui, est déjà fixé. Blizzard annonce une sortie mondiale le 4 novembre 2026, avec une bêta à partir du 17 septembre 2026, incluse dans l’abonnement standard à World of Warcraft.
Sur le papier, la promesse tient en une ligne: garder l’Azeroth de 2004, son niveau maximum bloqué à 60 et ce rythme plus rude, plus lent aussi, tout en ajoutant assez de matière pour que l’ensemble tienne sur la durée.
Au fond, World of Warcraft: Forever ressemble beaucoup à ce que Season of Discovery laissait entrevoir depuis le début.
Blizzard reprend ce qui a le plus accroché les joueurs, à savoir les nouvelles compétences, les builds inattendus, les secrets disséminés un peu partout et la refonte des classes, mais cette fois avec une ambition de long terme. Le studio parle de 3 nouvelles zones, de plus de 1 000 quêtes inédites, de 9 nouveaux donjons et de 2 nouveaux raids. La progression, elle, se veut plus horizontale, davantage centrée sur l’équipement, les spécialisations et l’exploration, sans toucher au niveau maximum.
Pendant une prise en main d’environ deux heures sur le salon, World of Warcraft: Forever donnait tout de suite cette drôle d’impression de terrain connu, avec juste assez de nouveauté pour décaler l’ensemble.
Les paysages emblématiques de l’Azeroth d’origine sont bien là, et on les reconnaît en une seconde. Ils profitent pourtant de retouches visuelles assez discrètes, surtout sur l’éclairage et les effets de l’eau. Blizzard cherche visiblement une ligne de crête entre fidélité et modernisation: le jeu proposera, d’après le studio, un basculement entre graphismes classiques et modernes, ainsi que la transmogrification. En revanche, pas de recherche de donjons automatique, pas de montures volantes non plus. L’idée est de conserver ce qui faisait le WoW originel, à savoir le poids du voyage, les interactions sociales et cette sensation de découverte qui disparaît dès qu’on commence à tout automatiser.
Parmi les nouveautés qui sautent le plus aux yeux, il y a une nouvelle race jouable: les Skyborne Elves. Blizzard les présente comme une option visuellement plus lumineuse pour la Horde, avec une zone de départ marquée par des ruines anciennes.
Le studio élargit aussi les combinaisons race/classe. Parmi les exemples déjà cités, on trouve les Paladins Réprouvés et les Chamanes Nains.
Dans la communauté, une partie des joueurs voit enfin arriver le Classic+ officiel qu’elle réclame depuis des années. D’autres sont beaucoup plus méfiants. L’ajout des Skyborne Elves, la présence d’achats cosmétiques optionnels et l’ouverture d’une nouvelle branche séparée de World of Warcraft font craindre, chez eux, une dilution de l’identité « classic » ou une fragmentation supplémentaire de la base de joueurs.
Mieux vaut garder un peu de recul.
Pour l’instant, World of Warcraft: Forever ressemble surtout à un pari très calculé: proposer une vraie alternative à World of Warcraft, plus audacieuse que World of Warcraft Classic, sans casser complètement ce sur quoi tout repose. Si Blizzard tient le cap qu’il annonce, Azeroth tiendra peut-être enfin son univers parallèle le plus crédible.